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Le corps arqué en une possible éclosion... Florale...
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©Tous droits réservés (Achevé le 27/05/2007)
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IX : phase III
« De l’eau ! » S’écrie Luiden
Ils se retrouvent au même endroit qu’Océane quelques heures auparavant.
« Elle est passée par-là, regarde ».
Il ramasse une petite pierre ronde.
Ces pierres se trouvaient au bord de l’oasis où il avait fait sa fameuse découverte sur Océane…
« Il y en a d’autres.
-Suivons les
-Non, il faut rester. »Dit calmement Ethan.
***
Mon cœur bat la chamade, je m’allonge donc sur ce lit mortel.
J’espère que le Petit Poucet va me sauver la vie, pensais-je intensément…
Les cailloux pourront guider mes amis jusqu’au lieu où ils découvriront la solution, et jusqu’à moi, s’il n’est pas trop tard…
***
« Pardon ? S’écrie Luiden .
-Elle a semé 4 cailloux, 4 filets d’eau conduisent jusqu’au centre. Il doit bien y avoir une signification…
Il se penche vers le sol. Comme s’il voulait écouter le silence. Puis il se sent tomber.
« Ethan, Ethan, que se passe-t-il ? »
Il touche le sol en tremblant :
« Le sol me parle, j’essaye de capter le message, la trace des pensées d’Océane… »
Il se concentre, et il a sa réponse :
« L’eau alimente une technologie permettant d’ouvrir un vortex, elle est tirée de la terre d’Aari… »
Il découvre ce qu’a découvert Océane à propos des besoins de la planète, et de son rôle. Il articule :
« Il faut descendre en dessous, le chemin à prendre sera celui de gauche, tout à gauche, celui que nous avons pris était tout à droite.
-Les deux autres chemins du milieu doivent mener aux cellules et aux appartements principaux du Maître alors.
-Oui. Allons-y ne perdons pas de temps, il nous est précieux ! »
***
Le métal contre mon dos est brûlant et glacé en même temps.
Mon tatouage est contre 2 sortes d’aiguilles sans pointes, je me sens comme ankylosée…
Mais je vois cette reproduction du soleil d’Aari se mouvoir juste au-dessus de ma tête, ça me donne la nausée.
Je ferme mes yeux mais c’est pire, parce que je ne vois plus rien.
Donc je les ouvre.
Cruel dilemme…
Un rêve me revient en mémoire, surgi de nulle part. Ma terreur tente de le chasser, mais moi je m’y accroche.
Ce rêve, il était bizarre, mais si beau…
J’étais sur un chemin de brume, et je marchais. Des nuages-tourbillons étaient à ma gauche et à ma droite, et je devais plonger dans l’un d’eux à chaque fois que j’en voyais un. Dans chaque tornade cotonneuse je voyais un souvenir de ma vie.
Puis il fut le moment où il n’en restait plus qu’une seule, mais très petite.
Si je n’arrivais pas à rentrer dedans, alors je mourrais.
J’ai inspiré, fermé les yeux, et j’ai plongé.
Et j’ai réussi !
Et dans cette tornade, je me suis retrouvée dans un autre endroit.
Un champ de fleurs multicolores, où quelqu’un me serrait contre lui.
C’était Ethan.
Nous nous sommes embrassés, et je me suis réveillée.
Si je me fie à tous ces rêves que j’ai fait ces derniers temps, alors je devrai m’en sortir vivante, et avec Ethan…
Oh non, réalité, non, ne revient pas, j’étais si bien dans mes songeries…
Mais elle revient au galop, je sens de nouveau le métal froid contre mon tatouage, ma peau…
***
Encore des dédales de couloirs, ils ne font que descendre, monter, puis encore descendre, et encore remonter…
Luiden se dit qu’ils cheminaient dans une pyramide.
Ils finissent par aboutir dans une pièce où, au centre, se trouve un sablier. De l’eau coule à intervalles réguliers quand la machine se met en route, mais là un clapet empêche l’eau de tomber dans la partie inférieure du sablier, ici remplie au 2/3.
Les murs sont d’un marron terne, sans aucune écriture.
En dessous se trouve une plaque, et quand ils s’approchent d’elle, elle semble émettre une petite vibration.
« C’est le téléporteur » Dit Ethan.
« Et le vortex ? Où est ce qu’il se forme ?
-Ici. »
Il montre deux sortes de poteaux derrière l’assemblage futuriste et un peu antique. D’immenses colonnes incurvées se rejoignent au plafond.
« Bon, comment faut-il procéder ?
-Il faut agir par la pensée.
-Ethan, tu en es incapable…
-Détrompe toi. ».
Soudain, un flot de pensées traverse le cerveau de Luiden.
Elle s’affole, une pensée lui parle alors :
« Calme toi, c’est moi, qui te parle par télépathie. »
Elle s’exécute , le regarde, les yeux agrandis par la stupéfaction.
« Cette pièce est la seule à être « normale », à l’abri des grondements, tu ne trouve pas qu’elle est silencieuse ? »
Elle écoute, et, oui, il a raison, la pièce est parfaitement insonorisée!
« L’eau semble y être pour quelque chose, mais je ne sais pas pourquoi, déjà là où nous étions tout à l’heure mes pouvoirs étaient moins paralysés par ces grondements.
-De toute façon, ici, beaucoup de choses dépassent l’entendement, défient les lois de la physique. Ca ne sert à rien de savoir le comment, ni le pourquoi. Ce qu’il faut chercher, c’est le « comment sortir d’ici ».
-Exactement. Je vais essayer par la pensée d’activer un vortex, puis tous les autres au fur et à mesure.
-C’est aussi simple que ça ?
-Oui, enfin je crois.
-Et moi je surveille la porte et ta santé. »Ajoute t’elle amusée malgré la situation
« Dépêchons nous.
-Tu ne fais que de le dire depuis tout à l’heure, on fait ce qu’on peut !
-C’est vrai… Excuse moi…
-Ce n’est pas grave, moi aussi je suis angoissé… »
***
Le soleil rouge semble changer au-dessus de moi. A mes côtés, le Maître pousse un cri rauque, guttural.
Il va me montrer son vrai visage.
Un cri d’horreur s’échappe de mes lèvres, je vais devenir folle, c’est trop insupportable à affronter, comme vision dantesque.
Déjà dans mes rêves c’était à la limite de l’entendement.
Ce regard…Monstrueux, venu des confins des ténèbres…
L’Enfer existe t’il donc ?
Serait-ce un empire situé dans une galaxie lointaine ?
Oui.
A travers ce regard machiavélique, je vois un groupement d’étoiles, puis un système solaire de 6 planètes et 3 soleils.
Toutes en activité.
Toutes en flammes.
Mais toutes habitées.
Je ne cherche pas à en savoir plus, mes yeux se ferment… Pour de bon cette fois.
©Lunastrelle (Ecrit au cours de l'été 2006... Correction achevée au printemps 2007)
Coucou ninite,
Oui, je te l'ai dit, j'ai répondu à la lettre que tu m'as écrite et que je viens de découvrir...
Que dire?
Je sais que ta lettre n'est pas toute jeune, on était encore au lycée en Première quand tu l'as écrite....
Oui tes dernières lettres étaient vides, comme tu le dis, mais surtout désespérées, et j'ai eu l'impression que le lien qui nous unit était en train de lentement s'effilocher...Je te l'ai dit, j'ai souffert, et si j'avais lu cette lettre ces temps là, peut être que je me serai fait moins mal....
Oui je t'ai tendu ma main, oui j'ai eu mal quand tu la refusais, je pensais que tu n'en avais plus rien à faire, de tout...
Ce qui était un peu le cas, sauf de notre amitié.
Tu dis que cela ne sert à rien de se relever ninite, que de toute façon on te retapera dessus, et ma mère nous a dit qu'on allait se prendre des gifles toute notre vie...
Mais, cela veut-il dire que tu ne dois pas te relever?
Moi je me force tous les jours, en me disant que moi aussi j'ai le droit de donner des gifles aux gens, pour les réveiller, pour les faire réfléchir...
Je me donne le but d'être marginale, et bien j'en paye le prix fort, je pleure souvent, je ne suis pas aussi heureuse que tu voudrais que je le sois, tu aimes tant me voir rire, sourire, être joyeuse...
Mais cela je ne pourrai le retrouver qu'une fois que j'aurais consolidé ma carapace, et que je me sois entièrement construite, sur mon modèle à moi, pas celui des autres....
Au fil des années, vois-tu, j'ai appris à développer beaucoup de choses, que je n'osais pas faire avant, de peur d'être ridiculisée ou alors parce que je me disais que de toute façon j'en étais incapable...
Mais j'ai évolué, moi aussi j'ai le droit d'avoir des dons, et toi aussi, ninite, tes poèmes sont magnifiques, ils reflètent une plume tout à fait exceptionnelle, c'est rare que je me plonge tout de suite dans la psychologie d'un poème....
Avec les tiens j'y arrive, et je te le dis franchement, tu es une de mes plumes préférées et tu m'inspires quelques fois....
Tu dis que tu ne fais que broder du vide, alors c'est du vide qui n'en est pas, qui a en réalité beaucoup de sens, ou qui en fait est le reflet de ce que tu es...Tu ne t'es pas encore retrouvée.
Tu es la meilleure amie que j'ai pu avoir dans ma courte existence, encore plus que celle que j'avais en primaire , M-A. Je te le dis en toute confiance, mais sache que si tu brises cette amitié, je ne m'en remettrai pas, tu es la seule personne à qui ma confiance est presque entière.
Tu voudrais me protéger ninite, mais déjà apprends à avoir confiance en toi, et à te protéger toi même, ton aide je sais qu'elle est là et je sais que tu ne m'enverras pas paître si en pleine nuit je t'appelle ou t'envoie des sms si je vais pas bien.
L'étoile que tu veux m'offrir, elle est déjà dans mon coeur, ninite, tu me l'as offerte il y a longtemps, et elle brille quand tu es heureuse et que tu me protèges, elle se ternit quand tu ne vas pas bien et que tu te fais du mal....
Elle brille quand je pleure, parce que je sais que tu es là près de moi pour sécher mes larmes.
Je te fais une promesse, celle de ne jamais faire ce que tu te fais, moi si il me prend l'envie de partir, je le ferai d'un coup sec, sans souffrances...
Si ma vie sera exceptionnelle, ce sera en partie grâce à toi, tu m'as appris à m'épanouir dans certains domaines, comme les poèmes, les histoires, les dessins...Et cela m'a fait du bien.
Oui ninite, tu lis bien ces mots, tu m'as aidée à m'épanouir dans tous cela...
Et j'ai trouvé quelqu'un comme ma cousine, qui voit ce que je vois, qui y croit, et qui a vécu des phénomènes semblables chez elle...Toi.
Je me méfie de tout le monde, ça maintenant tu le sais, je t'ai même dit ce que j'en pensais de certaines, et tu as eu l'impression de me manipuler...Non, pas du tout, ce que je t'ai dit est dû à de nombreuses réflexions, et je te signale que ma mère m'a dit de m'en méfier, qu'elle les trouvait faux-cul.
S'il te plaît ne fais pas attention aux fautes d'orthographe, de syntaxe ou de frappe, je tape tellement vite parce que j'ai tellement de choses à te dire...
Mais elles ne sortent pas toutes seules, je relis la lettre que tu m'as adressée, je sais que j'oublie énormément de choses , mais ....
L'hypocrisie est un luxe, est une mode qui ne change pas dans le cours du temps, tu as raison....C'est la couleur et la forme de l'hypocrisie qui change, ....
Tu me demandes pardon pour quoi?
Pour ne pas m'avoir tout dit?
Pour m'avoir caché ce que tu pensais de moi au début de notre rencontre?
Pour le mal que tu dis me causer?
Pour le mal que tu t'infliges?
Mais je t'ai déjà pardonnée il y a longtemps, et je ne t'en ai jamais voulue....
J'ai pleurée, tu m'as consolée.
Tu m'as empêchée de sombrer dans la folie qui commençait à me guetter.
Tu ne m'as jamais fait de mal, sauf cette fameuse nuit blanche que nous avons passé ensemble et que tu m'as avouée ce que tu pensais de moi quand tu ne me connaissais pas.... Mais je t'ai vite pardonnée car le passé est le passé, On a essayé de casser notre amitié, et heureusement que j'ai pleuré et que tu as répondu à ma question "qu'est ce que tu penses de moi maintenant?".
Parce qu'à l'heure qu'il est, même si j'aurai réfléchi, j'aurai toujours une boule dans la gorge, de ne pas avoir pleurée....
Enfin, ne remuons plus tout ça, je ne veux pas te faire pleurer, ce n'est pas le but.
Tu as un talent fou toi aussi, mais tu es toujours en train de te dénigrer, et je pense que c'est à cause de certaines personnes....
A propos, je me suis permise de mettre en photo sur cette article le dessin que tu as fait, qui te fait penser à moi...
Je le trouve superbe, très beau, et beaucoup de sentiments divers me viennent en contemplant ce dessin de peinture....
Cette lettre se fait longue, et je commence à radoter. J'espère que tu vas enfin sortir de ce cercle vicieux dans lequel tu t'es fourrée, j'espère que tu parviendras à oublier J, parce que tu te fais du mal à cause de cette personne, beaucoup, beaucoup de mal...Je n'en dis pas plus, cela ne regarde personne, ce blog est sensé parler de moi, pas de toi, je n'ai pas le droit de parler de ta vie privée...Je pense que tu es assez grande pour le faire.
Je te fais de gros bisous ninite, et je souhaite que tu arrives enfin à te retrouver, que tu retrouves la lumière du chemin sur lequel tu t'es perdue à cause de tes tourments, je souhaite que tu sois...Heureuse.
C'est tout ce que je veux.
Si je parviens à influencer le destin à te conduire à cette étape là, alors j'aurai accompli la moitié de ce que je me suis donnée de faire.
Si je veux m'en vouloir un jour tu ne pourras pas l'en empêcher, mais jamais je ne t'en voudrai ninite, sauf si tu me fais du mal volontairement.
Moi aussi je veille sur toi, je t'aime ma ninite, les délires qu'on a passés ensemble je ne les oublierai pas non plus...
Bisous à toi, ma petite étoile.
Papillonsoleil, ou Ju....
Dessin: par Poussinette en Sucre
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