L'oiseau de feu (fantasia 2000)

26/01/2008 15:02 par lunastrelle





(
.)



U
n film que je n'ai pas vu... Je le regrette, c'est tout simplement majestueux, magnifique, du temps les films d'animations n'avaient pas la côte...
Franchement, je préfère le vrai dessin animé, celui que Disney nous servaitnéreusement avec des graphismes et des dessins à couper le souffle: le bossu de notre dame, la belle et la bête, la petite sine...
Aaaah, je regrette tellement ce temps ...
D
onc voici un extrait, de fantasia 2000, si j'en trouve je vous mettrai d'autres extraits...^^.



(.)

Princesse (tango), de Julie Zenatti

26/01/2008 13:03 par lunastrelle

#~~#


Cet
te femme m'épate au plus haut point... Je n'écoutais pas trop ce qu'elle faisait avant, parce que ce n'était pas mon type de chansons... Mais celle là, même si c'est une reprise de Piazzolla, elle m'a conquise... Et le clip a son charme je trouve, c'est beaucoup mieux que de trémousser son corps hum...
J'adore, c'est un coup de coeur!


#~~#


Princesse (Tango)



Je suis une princesse {x3}

Une robe assassine
Des talons trop grands
Sur ma bouche dessine
Tous mes désirs en brillant
Un parfum me vole
Mon autre, troublant
Cette envie qui me colle
A la folie comme un gant

Même après minuit
En terre inconnue
Danse et je te suis
Comme si j'étais perdue
Loin de ces royaumes
Et ces contes de fée
Toutes mes pages déchirées

Moi je suis une princesse
La reine de ma rue
O
ui je suis une princesse
Enne
mie du temps perdu
U
ne femme à la recherche
A
la recherche d'un aimant
Pour ma peau
P
our danser mille et un tangos

Ma robe assassine
Déchirée, se froisse
Sur ma bouche amère
Je voudrais que tu m'embrasses
Nos jambes se croisent
Mon ur est touché
Nos corps s'apprivoisent
La raison est en danger

Je suis une princesse
Royaume inconnu
Oui je le confesse
C'est un malentendu
Même si la vie blesse
Tous les contes de fées
Laisse-moi t'emmener

Moi, je suis une princesse
La
reine de ma rue
M
oi, je suis une princesse
En
nemie du temps perdu
Une femme à la recherche
A la recherche d'un aimant
Po
ur ma peau
P
our danser mille et un tangos

Je mets mon cœur à nu

Moi, je suis une princesse
La reine de ma rue
O
ui je suis une princesse
En
nemie du temps perdu
Une f
emme à la recherche
A la recherche d'un aimant
Pour ma peau
Pour danser mille et un tangos
Pour danser mille et un tangos


©Julie Zenatti (Album 2007: la boîte de Pandore)

Aari... Chapitre 11

25/01/2008 16:47 par lunastrelle

  • Aari... Chapitre 11

    Aari... Chapitre 11

    25/01/2008 16:47 par lunastrelle

XI : phase ultime



Ethan est repoussé avec violence et réintègre son corps contre son gré.

Il se réveille, et tombe à terre, le souffle court, complètement vidé.

Plus personne, à part cette cape noire. Un morceau de pierre lui tombe sur le dos.

Sans réfléchir, malgré la douleur de l’impact, il se dirige lui aussi vers la salle du téléporteur, sachant que là-bas il pourra exercer ses pouvoirs et retrouver son amie, ainsi que celle qu’il aime.

 

 

***

 

 

La terre est douce sous mes doigts.

Je suis même capable de ressentir ce que je touche.

Cette sensation est tellement incongrue, incroyable !

Je me lève pour pouvoir apprécier du regard ce nouveau paysage.

Mais voilà qu’un abîme s’ouvre sous mes pieds, et je tombe, tombe, avant que j’ai pu voir quoique ce soit. Le blanc devient brun, le brun devient gris, le gris devient noir.

Un kaléidoscope d’images familières vole sous mes yeux. Celles de ma vie. Il y en a tellement !

Puis tout s’arrête.

 

 

***

 

 

Il déboule * dans la salle, faisant sursauter Luiden. Celle-ci, soulagée que son ami soit vivant et de ne pas avoir à refaire le chemin inverse, lui demande ce qui s’est passé.

« Plus tard, il faut la tirer de là. ».

Il prend Océane dans ses bras. Il s’assied avec elle, l’installe délicatement sur ses genoux, de façon à ce qu’elle soit couchée sur lui, la tête ramenée vers sa poitrine. Il l’enlace tendrement, ferme les yeux et repart au centre de Aari. Par l’esprit.

 

 

***

 

 

De nouveau, il est confronté à ces grondements, Mais il se sent plus fort que jamais.

Il repousse ses vibrations, et plonge dans un abîme à toute vitesse. Il ne sait pas où il va, mais le mal est là, Océane aussi…

 

 

*débouler : débarquer

 

***

 

Attente…Incessante…Perdue dans la forêt de mes pensées…Je regarde autour de moi…Aucun bruit, ni animaux, ni bruissements de feuilles…Que se passe-t-il ? Comment suis-je arrivée là ? Pourquoi suis-je dans le coma ? Parce qu’une partie de moi le sait, je suis dans le coma…

Maintenant, vous savez.

Maintenant, il me faut affronter cette ultime épreuve.

Une forêt à perte de vue. Une lumière angélique l’illumine.

Aucun vent, aucun oiseau ne vient troubler cette quiétude apparente.

Incertaine, je fais un, deux, trois pas.

Est-elle réelle cette forêt ?

Est ce mon subconscient, comme je l’ai supposé il y a quelques minutes ?

Non.

Ai-je échappé à Aari ?

Aucune idée. Mais je crois que pour l’instant oui.

Une brise légère vient caresser les feuilles d’un chêne, situé juste à côté de moi.

Mais je croyais qu’il n’y avait pas de vent…

Soudain, une lumière surgit des fourrés, fond sur moi. Une ombre blanche.

Je la regarde, effarée, paralysée. Puis mon adrénaline réussit à circuler et je m’enfuis à toutes jambes.

C’est lui, c’est elle, l’esprit, Aari.

Ces pensées s’entrechoquent dans mon cerveau comme des insectes affolés enfermés dans un verre vidé d’air, au fil de ma course effrénée.

Le souffle court, je saute, enjambe des fossés, troncs d’arbres, je tombe, je me relève, me rue au loin.

Un lac me barre le chemin. La nuit tombe, avalant les lueurs angéliques. Seul le lac brille de mille feux.

Elle se rapproche.

Une peur m’envahit.

Celle de l’eau.

Quand j’étais petite, j’avais une peur terrible de l’eau, parce que j’avais failli me noyer dans un étang. Non, pas un étang, mais dans un port maritime…

Elle ressurgit maintenant, même si je l’avais vaincu.

Terrifiée, je recule.

Deux bras m’attrapent, et je me sens tomber dans le lac.

Une bulle protectrice nous recouvre. Elle remonte lentement, perce la surface tranquille du lac, puis elle s’élève dans les airs.

La lumière blanche semble hurler à l’agonie, et elle se disperse.

Au fond de moi, je sais que Aari n’est plus.

Ethan m’enlace dans ses bras. Je me serre contre lui, rassurée.

Nous avons réussi.

 

***

 

 

Du noir, puis du marron, puis du blanc…..

 

 

***

 

 

Luiden commence à paniquer. Les signes vitaux de ses deux amis sont critiques. Elle tâte le pouls d’Océane, quand celle-ci ouvre les yeux.

 


©Lunastrelle (Ecrit au cours de l'été 2006... Correction achevée au printemps 2007)

Quand l'encre devient spiritu-rêve... A l'encre des océans de sang...

25/01/2008 16:42 par lunastrelle

  • Quand l'encre devient spiritu-rêve... A l'encre des océans de sang...

    Quand l'encre devient spiritu-rêve... A l'encre des océans de sang...

    25/01/2008 16:42 par lunastrelle

##)(





Cette encre peut devenir meurtrière... Peut empoisonner lentement le coeur et l'âme... Quand elle devient, quand elle confronte Mélancolie...




)(##





A l'encre des océans de sang





Ce soir là…A la lumière du soleil artificiel au dessus de ma tête, j’ai pris mon cœur pour le vider sur papier…




La plume dans l’encrier


Tout au bord de mes mains sanglantes d’eaux salées
Je tiens mon cœur vivant, palpitant d’hurlements
Je le serre à l’extase entre mes doigts cinglants
D’épines de cris noirs au rythme des marées…




Rouges de pourpres sanguines … De ça
De ce fatras de bois
De chair humaine
Crachant sur le sol inerte
Se renversant dans ses larmes…





Il fredonne en douleur, organe gémissant
De peur soufflée au bleu de mes veines glacées
Par ce blizzard latent où je me suis drapée
Je l’étripe à l’enfer de ton masque d’argent…




…Une légende…
Il était une fois une légende
…De fer…
Enfermée derrière un visage de fer
…Souffrit…
Dont la mort souffrit…




Ecorchés d’ongles d’âme il suppure de vents
Courant allègrement sur mes yeux enchaînés
Aux cascades de la symphonie des sang ans…





S pectrale indignité présente !
I mmortelle au delà des temps
L armoyant de fleurs aux peaux cendrées
E xcisant l’esprit de l’Innocence
N e comprenant plus rien… Sauf
C ouchée sur sa tombe de terre
E nneigée par les pleurs d’un Ange…

A mnésique évanescence
S olitaire cherchant le réveil…
T errible déception
R uisselante de glace
A nimée d’un feu encastré
L e long de sa robe de mortelle…




…Une légende…
Il était une fois une légende
…De fer…
Enfermée derrière un visage de fer
…souffrit…
Dont la mort souffrit…




Un fragment de mon être… Atrophié et tremblant
Que j’ai semé en moi… Que j’ai exorcisé…
Tu sauras… A l’encre des océans de sang…





…Et j’ai reposé la plume… Face aux croix de soufre…Dont l’effet était dissolu…




…Une légende…
Il était une fois une légende
…De fer…
Enfermée derrière un visage de fer
…Souffrit…
Dont la mort souffrit…



La tête penchée
J’ai hurlé pour que mes lettres
Soient d’encre marine…




Et puis j’ai tremblé… Mon cœur aussi… J’ai même pas pleuré, mais mon cœur si…


Et…


Il suffirait de répandre tout le sang humain… Pour faire des océans rouges…



©Lunastrelle ( Eté 2007)



(PS : mélange d’un sonnet (dont les deux quatrains sont des rimes inversées), de poésie en prose, de prose poétique, d’un Haïku et d’acrostiches… Formant comme une chanson avec un refrain récurrent…
A lire plusieurs fois… Les mots colorés dans chaque strophe forment eux aussi un poème… Les vers marrons avec les vers marrons, les bleus avec les bleus… Mais à lire comme un grand ensemble général…)



Quand l'encre devient spiritu-rêve.

25/01/2008 14:29 par lunastrelle

  • Quand l'encre devient spiritu-rêve.

    Quand l'encre devient spiritu-rêve.

    25/01/2008 14:29 par lunastrelle

~~


Côté clair, côté sombre...
Yin et Yang...


~~


Crépuscule des fleurs


C
omme
Le vent
Cheminant
Sur la
route
de
tes
mains
...


Ils torturent son corps à l'agonie
Ces éclairs blancs comme l'Aube lueur
De l'autre Mort, collée au coeur sans vie
Oui, il s'éteint, ce jour pâle et sueur...

A deux mains, le crépuscule des fleurs
Naîtra à l'orée de tes larmes...


Et c'est ainsi que tu pris un sourire
C'est ici que tu le sèmes en terre
Mais sans regards il ne peut que mourir...
Alors ne te contente pas en mer...

De jeter la bouteille amère
Des traces du crépuscule des fleurs...


Il se déchire sous l'assaut violent
De cet orage tremblant de colère
Au goût acide de cendres de vent
Oui, il s'effile, ce jour feu enfer...

Oui, J'arracherai ce rideau de fer
Tu verras, le crépuscule des fleurs...


Je te l'avais dit, qu'il donna malheur
A ce sablier, vois il est brisé
Le monde s'écroule, en vain j'ai tenté
De recoller tous les morceaux en pleurs

Et ce soir, le crépuscule des fleurs
Couvrira d'un voile tes yeux...



Comme
Un grain
de sable
Parcourra
Le monde
Dans
Lequel
Il
S'est
Tu
...


©Lunastrelle (Eté 2007)

Quand l'encre devient spiritu-rêve...

25/01/2008 14:15 par lunastrelle

  • Quand l'encre devient spiritu-rêve...

    Quand l'encre devient spiritu-rêve...

    25/01/2008 14:15 par lunastrelle

(.)


Elle ne le devient pas sans un combat... Contre elle même tout d'abord...


(.)



An blême sur un visage




Il se profile un silence... Le vent ondule d'existence... Et se lève, comme une averse cingle de caresses un visage...



---



Altière, elle fixe l'horizon âcre en suie
Qui de son ombre fusionnelle
A englouti le cœur de la reine Nuit
Corps de l'essence passionnelle.



La colombe blanche
Amorçant son envol-et
Guidant le printemps.



La dague encerclée par ses doigts couleur ébène
Elle frôle la soie du ciel
Nuisette de voie lactée au parfum de scène
Soufflant des gerbes essentielles...



D'étoiles, filles lentes...



---



L'horizon renverse son milieu... Des fragments en fleurs dansent sur ses yeux... Et tourbillonnent comme l'eau en furie bouillonne autour d'un corps...



---



Une larme glisse
Sur le nez rougi de peine
Et tombe à ses pieds



Fière, elle affronte cette force aveuglante
Haine née d'un lieu de rien
Pleine de rancœur sucrée aux lueurs violentes
Gardant en elle son butin...



Une plume d'or
Echoue tout contre ses reins
Eveil d'un espoir...



Seule, elle provoque l'ultime dénouement
Poignet levé vers l'entité
Elle tranche la prison au creux s'accroissant
Vers la ménestrelle liberté...



Une fin si rapide... Une histoire sans vide...



Lueur orangée
Traversant l'immensité
Vient dormir contre elle...



Ensemble, la nuit et le jour vivent en elle
Compréhension astrale en paix
Sereine, elle s'endort dans les cendres cannelles
De son âme buvant le lait...


De Nature reposant entre ses mains...



---



Citation finale : L'Affront te ment... Ce n'est pas les autres que tu dois combattre...
Mais toi-même...



***


©Lunastrelle (Eté 2007)

Une journée vécue comme dans "l'écume des jours"...{B. Vian}

20/01/2008 17:25 par lunastrelle

  • Une journée vécue comme dans

    Une journée vécue comme dans "l'écume des jours"...{B. Vian}

    20/01/2008 17:25 par lunastrelle

{}O




U
ne pincée de rêves farfelus...
Comme rêver de sa professeur d'anglais et d'un commentaire de texte que l'on aurait écrit soi-même en anglais...
Qui parle de typhon et de tempêtes...
Une cuillère de musique assaisonnée d'une ballade au bord des routes...
Un soupçon de surréalisme, comme croiser son professeur de Maths qu'on a eu en Terminale et parler avec lui des sciences et de ce qui advient de la société aujourd'hui... De même que de la triste loi des Universités...
Une couche de chocolat au lait, accompagnée d'une paire de pains au lait chimiquement conçus...
Voilà comment est composé Aujourd'hui, que l'on appelle Dimanche... Mais que j'aimerai appeler autrement...





Abstraitement





Lunastrelle

Aari, chapitre 10

20/01/2008 17:11 par lunastrelle

  • Aari, chapitre 10

    Aari, chapitre 10

    20/01/2008 17:11 par lunastrelle

X : phase IV

 

 

 

Une étincelle jaillit de la première colonne, se fond dans la deuxième.

Mais rien ne se produit.

Une deuxième, troisième…Echec.

« Je ne comprends pas, cette satanée machine réclame de l’eau ! »Gémit Ethan.

-Pense d’abord à la lui fournir. »

Que je suis bête ! Pense-t-il intérieurement.

Il s’exécute donc.

Miracle ! Le clapet s’ouvre comme par enchantement, et le téléporteur produit un gargouillis feutré.

Une pensée mécanique lui demande alors quelle destination il souhaite prendre.

Le jeune homme répond « Toutes celles que tu as ouvertes par le passé… »

 

 

***

 

 

J’ai l’impression d’être tirée vers le bas. Mon tatouage me fait souffrir à l’agonie. Je veux que ça cesse. Je veux qu’il me tue, tout mais pas ça, je ne peux plus supporter ça !

Je résiste contre cette traction, qui s’exerce maintenant aussi bien en bas qu’en haut, mais je m’affaiblis.

Il essaye de rentrer dans mon corps.

Mes membres, un par un, sont dominés par cette âme maléfique…

 

 

***

 

 

« Ethan, tu es sûr de ce que tu dis ?

-Oui, cours à son secours, part sur le chemin des cellules, suis les cailloux qu’elle a semés…Vite ! »

 

 

***

 

 

« Viens avec moi, je suis ton père…

-Je ne suis pas votre fille !

-Maintenant si ! »

 

 

***

 

 

Luiden court à perdre haleine. Effectivement, Océane a semé des galets ronds sur le chemin du milieu à droite. Elle s’engouffre, vole à travers  un couloir de portes à la couleur brun monotone, tourne, puis s’enfonce dans un autre couloir descendant très bas dans les ténèbres…

 

 

***

 

 

Je me rebelle encore, mais il ne me reste plus que ma voix, et je me mets à hurler.

 

 

***

 

 

Elle entend des cris.

« Océane ! ».

 

 

***

 

 

Un énorme tourbillon se crée, mais n’engloutissant aucun objet ou corps à sa portée. Grâce à ces colonnes.

Il se relève, manque de tomber, il a usé presque toute son énergie pour parvenir à ce résultat.

« Maintenant, il restera ouvert jusqu’à ce qu’Aari meurt. »

 

 

***

 

 

Il est entré dans mon corps.

Il me tire vers le haut.

C’est grâce à mon tatouage qu’il a pu me posséder.

Je ne ressens plus rien, je ne peux plus rien faire.

Nous commençons à sortir de mon corps…

 

 

***

 

 

Luiden arrive à bout de souffle dans la pièce. Elle s’approche d’un corps féminin habillé d’une robe pourpre et encre.

Elle se met à hurler.

Des yeux vides la regardent fixement.

Une cape est au pied de l’étrange cercueil.

Elle comprend.

 

 

***

 

 

Ethan surgit au même moment. Luiden se précipite vers lui, et bégaye :

-Elle…Elle est partie. »

Il ne cherche pas à comprendre. Il sait qu’il y laissera peut-être sa vie. Il se met en position, celle du lotus. Pendant 5 minutes, il ferme les yeux, respire lentement et profondément.

Fait le vide autour de lui.

Puis il quitte lentement son corps.

 

 

***

 

 

Je me sens entraînée vers une masse noire. Contre mon gré, le spectre me pousse contre. J’entre en contact avec un liquide.

Mais je ne ressens aucune sensation d’étouffement, en tant qu’ectoplasme je ne respire pas…

 

 

***

 

 

Ethan est ballotté par des courants, provoqués par les grondements. Il a conscience que son corps s’affaiblit considérablement, que sa corde argentée le reliant à son corps de chair allait se rompre. Mais il n’en a cure, il veut la retrouver, tant pis s’il meurt.

 

 

***

 

 

Tout est noir. Tout est brouillard. J’ai l’impression d’être en suspension, de même que le temps autour de moi.

Le temps existe t’il encore ?

 

 

***

 

 

Luiden sent le sol trembler. Aari commence à souffrir du manque d’eau, elle le sent.

Elle attend, ne sachant que faire…

 

 

***

 

 

Je flotte dans du coton. Noir. Ce n’est plus liquide.

Aari, s’est-elle emparée de moi ?

Est ce que Je suis La planète ?

Non, pas encore.

Je continue de couler. Je suis recroquevillée sur moi-même, en position du fœtus. Je me déplie lentement, pour faire face au paysage qui est…Aquatique.

Puis je m’avance. Le noir devient violet, le violet bleu. J’avance vers une lumière au loin.

J’atterris dans un paysage trouble. Une sorte d’aquarium.

Je vois des lumières s’entrechoquer partout. Le paysage est bleu, tout est bleu, en bas, en haut, partout.

L’une de ces lueurs m’invite à la suivre.

C’est un piège.

Je continue d’avancer en ignorant toutes ces voix qui m’obsèdent, qui chuchotent.

Que du bleu, de l’eau, un labyrinthe liquide, un univers aqueux .

Je me sens bloquée par un courant invisible.

Je comprends qu’il faut monter.

Je peux nager, même marcher, si j’étais sur la terre ferme.

Je monte donc vers le haut.

Je me sens normale sauf que je ne respire pas, il s’agit de la seule différence.

Cela devient vert, puis blanc. La température est un peu plus chaude.

Je jaillis de l’eau, nullement mouillée. Je nage jusqu’à une lande de terre…

 

 

***

 

 

Des morceaux de terre, de calcaire, et de ce qu’il semble être du jaspe commencent à tomber sur le sol laissant apparaître le noyau. Luiden sait qu’il n’y a qu’une seule chose à faire : emmener les corps loin d’ici, dans la salle du vortex.

Elle prend d’abord celui d’Océane, étonnamment léger.

Elle ferme les paupières de cette dernière pour ne pas affronter son regard figé dans une expression mortuaire...


 

©Lunastrelle (Ecrit au cours de l'été 2006... Correction achevée au printemps 2007)

Quand l'encre devient spiritu-rêve...

20/01/2008 11:33 par lunastrelle

  • Quand l'encre devient spiritu-rêve...

    Quand l'encre devient spiritu-rêve...

    20/01/2008 11:33 par lunastrelle

(.)

Image par L. Sanchez
Eclosion, enfin... Complète de cette encre...

(.)


Métamorphose



U
n infime fragment de cœur endormi...
.
.. ... ... ... ... Aux lèvres bleuies de grande Mort...
C'était à moi...


Moiteur de veines transpirant par les pores...
..
. ... ... ... ... De senteurs à l'hymne aux sens moisis...
P
arfum d'outre monde...


Putride chair couleur gypse calcinée...
..
. ... ... ... ... Ténèbres alourdies de miasmes...
Pendant longtemps c'était ainsi...


Quand l'océan déferlera sur sa vie aux lances......
... ... ... ... ... A vide de son sang épais de fantasmes...
J'ai failli le devenir...


Alors la gangue cadavérique couleur menthe...
... ... ... ... ... Recouvrira de lésions son espoir...
Par overdose d'incompréhension...


Si
l'anse dans le creux de son ventre se plante...
... ... ... ... ... Porteuse du poison de l'étouffoir...
Un peu plus j'étais Haine...


La fleur presque étiolée de souffre...
Affres hontes une dernière fois ... ... ... ... ...
Prise de conscience...

Secoue ses pétales gonflées de gouffres...
Redresse sa tige couleur bois ... ... ... ... ...
Qu'il ne fallait plus jamais...

Se crée un cocon de rêves bleus...
Aux ciels mordorés de soie violette-myosotis ... ... ... ... ...
Chercher à les comprendre...

Aujourd'hui elle a un peu déchiré ces cieux...
Se sentant assez forte pour ouvrir le calice ... ... ... ... ...
Qu'au final je pouvais voler...

De son âme, seule arme aiguisée...
Face aux artifices ciels d'une Pensée récurrente ... ... ... ... ...
Et semer le bonheur...

Il est temps, qu'elle accepte l'adversité...
Elle aussi veut vivre, même avec une beauté différente... ... ... ... ...
me pour ceux qui ne le méritent pas...



© Lunastrelle (Printemps 2007)

Quand l'encre devient spiritu-rêve...

20/01/2008 11:19 par lunastrelle

  • Quand l'encre devient spiritu-rêve...

    Quand l'encre devient spiritu-rêve...

    20/01/2008 11:19 par lunastrelle

(.

Ultime trace de cette légende, mais certainement pas celle de la plume...
Version audio, à laisser charger pendant au moins 5 minutes avant écoute:
.)


Ultime-et-premiere-Union-Part-III



"Mais qui êtes vous?" Murmura sa voix
"Et si je ne suis tout simplement pas?"
"Je n'ai pas envie de rire de ça
Visage d'argent, que veux tu de moi?"

" Sens et Contemple", le vent se leva
Ordonna l'herbe devenue verte-ivre
La fleur endormie ôta son blanc givre
Rouge-extase entre elle et lui transcenda...

Il emprisonna sa main engelée*
Le ciel changea et devint bleu-violine
La terre sous leurs pieds se fit câline
Elle comprit qu'il l'avait envolée...

Pour lui présenter son monde en osmose
En sa galaxie aux désirs-auras
"Voici", d'une plainte ardente avoua:
Laisse mon être posséder ta rose...

Le masque évanoui, ils se retrouvèrent
A ce cher bal des simulacres d'or
Il captura d'une étreinte son corps
D'amour la sauva en une danse-ère...


Il lui apprit à tourner le dos au passé, certain que l'espèce humaine...
N'était pas le reflet de ces personnes... Il lui apprit à s'aimer, lui donna son coeur...
A elle seule... Malgré leurs origines différentes...
Fille de la Terre... Fils des étoiles...
Et il y croyaient...

*engeler : mélange du verbe "geler"et du mot "engelure".

©Lunastrelle (Printemps 2007)