Lunes de lueurs… Bleues…

23/03/2008 17:08 par lunastrelle

  • Lunes de lueurs… Bleues…

    Lunes de lueurs… Bleues…

    23/03/2008 17:08 par lunastrelle

(.)


... Et Pour eux autres...


(.)


Hymne de l’éclipse vitale.

 

Ce poème est assez spécial... Avant de le lire, J'aimerai que vous vous rendiez au lien suivant:


Vidéo




Je vous demande, même si c'est long, de regarder la vidéo en entier... Ensuite, sur la musique insérée après cette explication (que vous connaîtrez après avoir visionné la vidéo), vous pourrez lire le poème...
La musique de la vidéo a été raccourcie, mais ici vous pourrez l'écouter en entier...







…Elle…





… Lui…




 




…Belle essence en fleur…




Le regard blafard, la dure lame en la plume
Gravait en chacun des parchemins, bouts de peaux
Des vers, aimait un peu plus son âme d’écume
Songeant à entailler sa plainte entre lambeaux.


Le regard blafard des vers gravait, en la plume
Songeant à entailler plus son âme d’écume
La dure lame aimait sa plainte, entre lambeaux
Chacun un peu en bouts, des parchemins de peaux.






…Avait si froid, avait si mal… Elle s’enroulait alors dans les draps de la nuit, ne prenait jamais de poudre d’astres, ni même de sève de terre, ne pensant pas les mériter… Pourtant, ils n’attendait que sa main, que son regard…
Il assombrissait ses prunelles de trous noirs, et s’enfermait dans les bras de la pierre cruelle…
Il ne touchait même pas la soie des lacs embrumés… Se disant qu’il serait mal de le faire…
Pourtant ils n’attendaient que son être, que son corps…




« Le blanc n’est qu’absence latente de coule-heure
Alors disons Adieu à cette belle étoile
Qui siège sur le ciel où maintenant affleure
L’aveuglement noirci de sang sur cette toile ».


« Le blanc n’est qu’absence de sang sur cette toile
Alors siège sur le ciel cette belle étoile
Disons, où maintenant latente de coule-heure
Adieu, à l’aveuglement noirci qui affleure ».






Elle ne voulait plus.. Non, elle ne voulait plus…
Il n’en pouvait plus… Non il n’en pouvait plus…



La
……. Main
….……..En se
………….Pliant
Un………………….. Pensait………………..
Ultime………..Innocemment……………….
Son……..Qu’on entendrait……….……… ..
…….Un cri, celui d’une ……………………
Illusion enfantée………………………
D’autres lieux…………………………..
Fantômes……………………………….
Eperdus à…………………………………..
L’amer…………………………………..



(Main ou crochet)
(Le « Un ultime son… » est à lire en dernier)






Et le corps tordu de symptômes emphatiques
Comprit un peu trop tard, enflammé de clarté
Que les hauts d’hurlements, murmures angéliques
Tairont les tremblements, en vie d’éternité…


Et le corps tordu que les hauts d’éternité
Tairont d’hurlements, en symptômes de clarté
Tard enflammé, vie de murmures angéliques
Comprit les tremblements, un peu trop emphatiques…






… Elle se coupa alors, aux rayons de Lune…Elle ne comprit pas … Pendant qu’elle s’envolait dans la Terre… pourquoi la rosée envahit ses sœurs et le ciel…
… Il s’égorgea ainsi, aux cerceaux du minéral…
Il n’entendit pas… Pendant qu’il s’enfonçait dans l’air… La complainte des gémissements du vent et de l’eau…




Le silence vécut, seul témoin pèlerin
En filaments de pleurs, s’effondreront les dunes
Souffrant appel jadis, d’un meurtrier chagrin
Maintenant il se tait, en veillant sur les runes…


Le silence vécut, en veillant sur les runes
D’un meurtrier appel, s’effondreront les dunes
Souffrant témoin de pleurs jadis, seul pèlerin
En filaments il se tait, maintenant chagrin…




Vers-dicte final :
…Se mutiler est la seule faute commise…
…De même que se suicider est le seul crime mis à l’oeuvre…


…Alors que vous étiez innocents…
…Le sang versé se retrouve sur les joues de ceux qui vous aiment…
…Vous n’étiez que des enfants, garçons ou filles…
… Hommes ou femmes…






(A ceux dont les échos se perdent… Poème sur l’automutilation, et le suicide…)


 

©Lunastrelle (Automne 2007)

 

Lunes de lueurs… Bleues…

23/03/2008 16:42 par lunastrelle

  • Lunes de lueurs… Bleues…

    Lunes de lueurs… Bleues…

    23/03/2008 16:42 par lunastrelle

¤)       Une petite pensée pour eux...        (¤


Pourquoi les étoiles dansent autour de la Lune...



Les étoiles connaissent la véritable mort de la Lune...

... Et ont décidé de parler, jugeant que c'était nécessaire et ne voulant plus d'autres soupirs atroces...



Autrefois quand Luna, cendres évaporées
Confia à Estrella, mûrie de rédemption
Son seul voeu affaibli, une pâle vision
Le glas a retenti sur ses larmes brûlées




"Je me sens si seule entre ces draps froids... Leur couleur bleu succombant au noir m'angoisse, moi, gracile fantôme de ciel!"



"La brume s'écroula sur mes bosses noyées
Par mon sang d'un alpha de souffrance en fusion
Mon corps sera raidi en fatale illusion
Viens sur mon coeur meurtri, couvert de plaies pleurées..."




Cette petite lueur, entendant la douleur de sa soeur d'esprit, tourna sur elle même, pour amplifier son espace... Elle migra entre les vagues folles de cette robe hostile, se précipita vers l'âme mourante qui implorait...Chantait sa dernière hymne...



Mais Céleste sonna le dernier hurlement
Et la pauvre Luna à nu au Firmament
En elle a ressenti son étreinte mortelle...




... Quand elle arriva, son autre était éteinte... Souillée, et couvertes de bleus entaillés... Elle se sentit défaillir... "Comment as tu pu? Comment... Toi qui reflète mes rayons sur le berceau de la vie autour duquel elle tourne,comment as-tu pu me les voler, et t'approcher d'elle... Tu as osé la profaner de tes caresses démoniaques, tu as voulu la faire Tienne... Tu es un monstre, tu ne m'approcheras pas... Je te brûlerai de ma colère et mes vents calcineront tes mains immondes..."



En douceur Estrella diffusa tendrement
Sa lumineuse aura d'où vint le battement
De son foetus béni pour consoler sa belle...



Et d'elle naquirent d'autres lueurs, qui punirent ce Vide impitoyable, et chacune d'elle envoyait son essence Vie, à celle qui n'en avait plus et qui restait nue...
Luna est morte en elle, Estrella et ses enfants veillaient sur elle en pleurant leur lumière impuissante...



A toutes les victimes de viol...


©Lunastrelle (Automne 2007)

Aari, chapitre 19 + épilogue

03/03/2008 12:44 par lunastrelle

  • Aari, chapitre 19 + épilogue

    Aari, chapitre 19 + épilogue

    03/03/2008 12:44 par lunastrelle

XIX : destins scellés

 

 

 

Quelle heure est-il ?

00h30 passées.

Mes parents savent que la nuit j’adore aller en forêt…

Donc je fais comme d’habitude, comme si j’allais camper à la belle étoile :

Je prends une couverture légère, de l’eau, et ma lampe.

Le tout dans mon sac Adidas !

Je sors silencieusement de ma chambre, pour ne réveiller personne.

Je pose un mot sur la table de la cuisine.

Je ferme doucement la porte d’entrée, me dirige vers l’appentis, pousse la barrière, et prends mon vélo.

Je me dirige à toute vitesse vers la forêt…

 

 

***

 

 

J’en profite pour faire un détour du côté de mon refuge, où le vaisseau d’Ethan a sommeillé pendant 3 ans.

La nuit est aussi étoilée que la dernière fois que nous nous sommes vus.

Il n’est pas là.

A moins qu’il l’ait désintégré.

Mais non Océane, son vaisseau n’a pas mis 7 heures pour venir jusqu’ici, c’est impossible !

Donc, s’il est là, ce dont je doute quand même, il est venu par le passage…

Je regarde une dernière fois, tristement, les vestiges d’un passé, d’un présent, et d’un futur entremêlés.

Je reprends mon vélo, et me dirige cette fois vers la cabane de mes grands-parents.

 

 

***

 

 

Ils l’ont construite alors que j’avais 3 ans. Mon grand-père a toujours aimé vivre dans la nature, et c’est pour ça qu’il a construit cette cabane en plein milieu de la forêt. Mais avant qu’il n’ait pu achever sa construction, il est mort dans son sommeil, ayant fait une attaque cérébrale.

Ma grand-mère a repris les travaux quand j’ai eu 5 ans. Pour un autre but cette fois-ci. Elle semblait un peu perturbée quand je suis venue la voir, une fois que la cabane fut finie, et elle m’a dit que beaucoup de choses avaient changé…

« Mamie, tu es fatiguée, ce n’est rien.

-Non, Océane, cette cabane jamais je ne l’aurais construite si je n’avais pas eu cette … »

Elle s’interrompit.

« Cette quoi ?

-Non, rien, tu es trop jeune pour que je t’explique.

-Allez mamie, dis moi !

-Tu le sauras le moment venu. »

Elle m’a regardée en souriant, mais avec beaucoup d’inquiétude. J’ai eu peur, j’ai un peu pleuré et je me suis précipitée dans ses bras.

Elle m’a serrée très fort contre elle, je sentais son parfum de violettes.

Nous étions assises sur un banc quand nous avons eu cette conversation.

 

 

***

 

 

Je pose mon vélo au pied de la porte.

Tant de souvenirs ont ressurgi pendant ma balade.

J’en ai le tournis.

Ne vaut-il pas mieux de revenir en arrière ? Ne vaut-il pas mieux enterrer le passé ?

Non, le passé a le droit d’être connu, c’est le présent et la réalité qui sont mortels, à mon sens !

C’est nous qui écrivons notre histoire, le passé n’est là que pour nous aider dans notre lourde quête : faire notre vie.

C’est un témoin de nos erreurs et de nos accomplissements, collectifs et personnels.

J’ouvre la porte, ayant un peu peur de ce qui m’attend.

Je suis venue en pyjama japonais, c’est à dire un haut tout simple et un pantalon léger.

Il n’y a rien à part un meuble et un lit de camps pour deux personnes.

Et je vois une personne allongée dedans.

J’éteins ma lampe, et m’approche.

Ethan…

C’est bien lui.

Je ne sais plus quoi penser, je m’assois au bord du lit, prête à m’évanouir.

Je le regarde.

Il est en tunique bleue, comme la dernière fois que je l’ai vu.

Il semble dormir profondément, sa respiration est régulière, je passe ma main au-dessus de ses paupières, il ne bronche pas.

Les rayons de la lune éclairent son corps souple et musclé et son visage elfique.

Il semble un peu tourmenté, mais je dois me faire des illusions.

Ses cheveux blancs sont éparpillés sur ses épaules, encadrant les contours de son visage et de son cou.

Les commissures de ses lèvres sont fermées, laissant juste passer l’air qu’il respire.

Je me remets à penser.

Cette histoire, dire qu’elle est restée secrète, alors qu’elle est importante, qu’elle annonce une nouvelle Ere, une nouvelle perception pour l’Humain !

Mais comme je l’ai dit à Ethan, ou plutôt, comme il l’a lu dans mes pensées, l’Homme n’est pas prêt à savoir cette vérité, il est trop jeune, trop inexpérimenté…

Ce changement se fait déjà, doucement, pour ne pas nous perturber.

Mais nous finirons par s’en apercevoir, de ce changement, parce que nous évoluons.

Je reviens à la réalité, je regarde de nouveau celui que j’aime.

Est-ce que lui m’aime encore ?

Qu’est ce que je fais ?

Je lui prends la main, la laisse sur mes genoux.

Cette situation est drôlement comique, me dit-je avec une certaine ironie amusée.

Et avant que j’aie eu le temps de réagir, cette main se referme sur mon poignet, l’autre main me prend par la taille et me fait basculer sur le lit.

« Hééé ! »

Il est au-dessus de moi, ses mains me maintenant fermement les bras.

Ses yeux plongent dans les miens, ils ont l’air si froids…

J’ai peur, qu’est ce qui se passe ?

Je pense tout bas : « Allô, maman. bobo… »

Mais ça va pas Océane, n’importe quoi !

Je ferme les yeux, je ne sais pas s’ils ont changé d’expression.

Je ne veux plus jamais revoir ce regard glacial…

Je fais semblant de m’être évanouie, d’ailleurs, là j’en suis pas loin…

Une main relâche mon poignet, et se perd dans mes cheveux, me caressant la joue.

« Océane… »

Et là, je sais qu'il sait, lui aussi, et nous n'avons pas besoin de mots pour tout nous dire...

 

***

 

 

Au début je ne vois rien. Tout est flou, cela faisait longtemps que je ne voyais plus rien dans mes rêves…

Puis le brouillard me mène dans une pièce aux lumières oranges.

Brouillard.

Je la reconnais avec un frisson désagréable.

Mais je continue d’avancer.

Qu’est ce que je fais ici ? Je ne suis plus prisonnière d’Aari, c’est fini ça !

Je me retourne, anxieuse.

Je tente de contrôler la terreur qui doucement monte en moi.

Non, ce n’est pas possible…

Un courant d’air glacial frôle mon visage. Je ferme les yeux, me retourne encore une fois.

J’ouvre les paupières.

Et je le vois.

Glacée d’horreur, ce visage me nargue, éclate d’un rire sinistre, et siffle :

« croyais tu que j’avais péri avec Aari ? Croyais tu que je m’étais perdu en son essence ? »

Je ne bouge pas, tétanisée.

Il s’approche de moi, son regard brûlant de folie violant mes pensées.

« Non, Océane, je suis toujours là, vivant, je reconstruirai un nouvel empire, vous, les Elus de l’espoir, je vous torturerai et me ferai un plaisir de vous aspirer votre énergie pour mon bébé, et toi, je te retrouverai… »

Son souffle est proche de mon visage, il chuchote alors, sa voix lourde de menaces et de promesses :

« …Ma fille. »

Je me réveille en hurlant. Mon tatouage me fait horriblement souffrir, jamais je n’ai eu autant mal depuis qu’il a tenté de me donner à Aari…

Je suffoque.

Ethan se réveille, me secoue doucement, me prend dans ses bras, me calme, et demande :

« Ca va ?

-Oui… »

Je lui raconte mon rêve…Qui n’en est pas un.

 

 

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

 

Epilogue

 

 

 

L’aube se lève, pleine de promesses d’un jour lumineux. Elle éclaire de ses chaudes lueurs les feuilles des arbres, joue à cache-cache avec les oiseaux nocturnes qui retournent se coucher. Pendant que d’autres se réveillent et commencent déjà à jouer dans les fourrés et les airs…

Elle nimbe deux silhouettes marchant côte à côte., se dirigeant vers un village…

Je vais leur présenter Ethan.

Ils vont l’aimer.

Ma mère va enfin pouvoir voir de quoi il a l’air, mon amant, celui que j’ai cru avoir perdu à jamais.

Elle a eu confiance en moi, et elle ne s’est pas trompée.

Ce dernier me sert la main très fort, cette nuit encore, il m’a réitéré une ancienne promesse, qui est annonciatrice d’un danger pour nous deux, un danger qui se produira dans notre futur commun…

« je te protègerai… »

 

FIN


 

©Lunastrelle (Ecrit au cours de l'été 2006... Correction achevée en automne 2008 pour ce chapitre)

Aari, chapitre 18

03/03/2008 12:42 par lunastrelle

  • Aari, chapitre 18

    Aari, chapitre 18

    03/03/2008 12:42 par lunastrelle

XVIII : découragement et fin de la chasse au trésor.

 

 

 

Je suis dans une chambre, aucun doute.

Meublée avec goût.

La pièce est de dimensions modestes, et le plafond, d’une couleur grise comme celle des nuages, est arrondi. Les murs sont d’un orange crème, des objets étranges et d’une fascinante beauté sont posés sur des meubles aux contours courbés, sur l’étagère en verre au-dessus de moi est posé un bibelot gravé de runes.

Il est blanc.

A l‘intérieur il a une sorte d’écrin pour accueillir un objet rond…

Je sais comment rentrer chez moi, c’est déjà ça.

Je le sais, je le sens que c’est mon moyen de rentrer, à mon avis la pierre blanche m’a parlé…

Oula Océane !

Comment se fait-il que j’ai atterri dans cette chambre et pas autre part sur Eluna ?

Oui, ça y est, j’y suis, j’ai réussi à aller sur cette planète !

Aucune idée, mais de toute manière, c’est ici que je devais arriver…

Soudain, j’entends des bruits de pas.

Affolée, je me précipite sous le lit rond et aux draps blancs, à plat ventre.

Une personne entre.

Je vois des bottes à semelles fines, puis le bas d’une longue tunique bleue.

C’est un homme qui est entré.

Je me recroqueville sur moi-même.

Il se déplace vers un bureau en cristal vert pâle, et de là où je suis, je le reconnais.

Ethan !

Mon cœur bat la chamade.

Maintenant je sais pourquoi je suis arrivée ici.

C’était la chambre de son ancêtre ! J’en suis sûre et certaine !

Il semble chercher quelque chose, ses yeux sont inexpressifs, et brillent d’un éclat troublant.

Puis il s’approche du lit.

Le souffle suspendu, j’attends.

Il reste planté devant un moment.

Je déglutis.

J’ai peur qu’il me trouve, je ne sais pas pourquoi, il n’y a pas de quoi pourtant !

Il s’éloigne lentement, et sort de la pièce.

Peu après qu’il soit parti, un étau m’enserre le cœur, m’étouffe.

Il m’a oubliée…

Des larmes me montent aux yeux.

Je sors de ma cachette, revoit l’objet de runes, et l’envie de le jeter à terre me prend.

Je me ravise, juste à temps.

Je vais rentrer.

Lui rendre cette pierre de clairvoyance, je n’en ai pas besoin, à quoi bon garder un souvenir d’un être qui vous a oublié ?

Je la détache de mon cou, et la pose sur le lit.

Mais pourquoi suis-je persuadée qu’il m’a oubliée ?

J’ai vu une pierre blanche autour de son cou, et il me semble l’avoir vue aussi à Aari…

Je mets la mienne dans le bibelot, dans l’écrin, une lueur m’éblouit, la pierre blanche revient dans ma main, et je me retrouve dans…La chambre de ma grand-mère…

 

 

***

 

 

J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, une fois rentrée, nourrie, et lavée.

Idiote, idiote !

Tu croyais quoi, hein ?

Qu’il allait te garder pour toujours dans son cœur ?

Qu’il allait chercher à te revoir ?

Qu’il allait regarder sous le lit pour voir si tu y étais ?

Je prends la lettre de mamie, pour la 100ème fois, pour comprendre…

Je la pose sur ma table de chevet éclairée par une lampe. Et, de rage, je renverse un verre d’eau sur la surface du meuble, inondant le socle de ma lampe, le cadre où est emprisonné ma photo de famille, et la lettre.

Je tombe à genoux, me tape sur les jambes, me tire les cheveux, me roule par terre…

Puis je me calme, me maîtrise, lentement.

Tu te fais des idées, Océane, tu es juste paranoïaque, comme d’habitude.

Ma certitude en plus me paraît complètement fausse, pourquoi vient t’elle semer le trouble dans mon esprit ?

Pourquoi ?

Assise par terre, les genoux ramenés vers moi, je tombe dans un sommeil agité…

 

 

***

 

 

Où suis-je encore ?

Je me trouve allongée dans un lit aux couleurs passées, et de lourds rideaux blancs me cachent la fenêtre.

Je me lève doucement, encore une fois je suis vêtue de cette robe blanche, que je portais déjà dans mon dernier rêve.

Car là, je sais que je fais encore un rêve, il n’y a pas de doutes.

Qu’est ce que c’est que ces songes ? C’est le deuxième en l’espace de quelques heures !

J’écarte les mousselines, je ne vois qu’un paysage morne, et vide.

Une petite boîte se retrouve à côté de moi.

Sur une table de bois blanc.

Je la prends, l’ouvre délicatement, et j’y vois de la poussière d’or.

J’ouvre la porte-fenêtre, me retrouve sur un balcon, dominant cette contrée déserte.

Sans réfléchir je sème cette poussière, le vent l’emporte au creux de ses houles, et elle va voguer, loin, loin d’ici.

Et le paysage change : la verdure revient, et un océan se forme lentement sous mes pieds.

Nature et Eau s’allient ensemble pour former une île perdue volant dans les airs.

Le soleil se couche en un magnifique kaléidoscope de couleurs parme et écarlate.

Je me retourne, et je me retrouve face à face avec…Grand-mère !

« N’aies pas peur, je suis venue te voir, en rêve.

-Mamie, mais…

-Chut, je vais t’expliquer. »

Elle est comme je l’ai vue à l’hôpital, habillée de blanc, ses cheveux gris flottants derrière elle.

Ses yeux verts pétillent de vitalité, comme si elle était en vie ! Un sourire illumine son visage parcheminé :

« Va au-delà des apparences, il y a toujours plusieurs sens derrière une phrase, il existe plusieurs univers parallèles, tous liés entre eux…

-Mais qu’est ce que tu me dis, mamie, je ne comprends pas…

-…Si un mensonge s’impose dans l’esprit, et si on ne peut le reconnaître, alors il n’y a qu’une seule chose à faire : en avoir le cœur net.

-Mais…

-Si tu es triste, c’est que tu as oublié quelque chose, tu as un inachevé…

Je la vois s’évaporer, tout comme le reste du paysage.

« Non, mamie, ne pars pas, j’ai tant besoin de toi…

-La vérité a plusieurs visages, ce n’est que l’Alpha d’un chemin que toi seule peut tracer. 

-Mamie ! »

Tout a disparu, le vertige me gagne, mes paupières se ferment…

 

 

***

 

 

J’émerge de brouillard cotonneux…Qu’est ce que je fais par terre, assise en position fœtale ?

Ah, oui, je me souviens…

Ethan.

Mais pourquoi grand-mère est-elle venue me voir en rêve ?

Et qu’est ce que c’est que ce charabia, ou ses paraboles auxquelles je ne comprends rien ?

Je me relève, pour nettoyer les dégâts, et pour faire marcher ma cervelle sur ce mystérieux songe.

Et c’est là que je me rends compte.

La lettre est complètement vierge à cause de l’eau, l’encre est complètement partie.

Sauf une écriture noire.

Je comprends ce qui s’est passé.

Ma grand-mère a écrit avec du jus de citron, et ce dernier a imbibé le papier, et par miracle l’eau ne l’a pas délavé !

Et la lumière a réagi avec le citron.

Incroyable ! Moi qui ne vois ça que dans les romans policiers !

Je lis les caractères arrondis :

 

Sa mère ne l’a pas mis au courant du passage, c’est à toi de le faire une fois là bas…Laisse quelque chose qui lui appartient qu’il t’a offert, il lui demandera des explications …

 

Et c’est exactement ce que j’ai fait !

Mais j’ai toujours mal, j’ai besoin de savoir qu’il ne m’a pas effacée de son esprit, qu’il m’aime comme moi je l’aime…

Et je saisis le sens des paroles de mamie en rêve.

Je retourne la lettre, des caractères plus petits y sont inscrits :

 

Rends toi dans la forêt, dans la vieille cabane abandonnée…


 

©Lunastrelle (Ecrit au cours de l'été 2006... Correction achevée au printemps 2007)

Aari, chapitre 17

03/03/2008 12:39 par lunastrelle

  • Aari, chapitre 17

    Aari, chapitre 17

    03/03/2008 12:39 par lunastrelle

XVII : Jeu de piste

 

 

 

Je me rue jusqu’à la chambre, ouvre le tiroir de la coiffeuse, sculptée dans du bois de chêne, et m’empare de la boîte à bijoux.
Je trouve des boucles d’oreilles, des colliers, des broches, des bracelets...
Soudain, je prends un de ces derniers.
Il est fait de roses blanches minuscules.
Au centre du fermoir, il y a un espace vide.
Je précise que la taille de la pierre est assez petite, à peine plus grosse qu’une perle de plastique.
Le coeur battant, j’insère ma pierre dans l’orifice.
Le bracelet émet une lueur.
Je comprends qu’il faut que je plonge la pièce dans le noir pour comprendre.
Je ferme les volets, calfeutre les trous avec des chiffons traînant à terre.
Au début, je ne vois rien. Puis la lueur se met à rougeoyer, vers l’armoire ancienne.
Je la déplace avec peine, elle est très lourde même vide et elle est dotée de deux miroirs.
Essoufflée, je dirige le bracelet ( que j’avais enfilé à mon poignet), vers le mur, ainsi dégagé.
Une rose (oui, je sais, que voulez-vous, je pense que c’est un symbole anodin qui nous montre le bon chemin pour les initiés !) se détache de la monotonie du mur jaunâtre, sous la lueur rouge.
Je pose la main sur son coeur.
Un passage s’ouvre alors.
Je comprends pourquoi ma grand-mère a été mise au courant du passage...


***


Je descends une volée de marches, manquant de tomber, mes tempes assourdies, et me retrouve devant un mur.
Le passage se referme derrière moi à ce moment là.
Je redirige mon poignet orné du bracelet vers ce dernier, mais la pierre se détache du bracelet, ayant accomplie sa mission.
J’allume ma lampe torche.
Je suis dans l’impasse.
Je tâte le mur, puis le sol, que je trouve granuleux, puis les autres parois.
Je tente de trouver un autre indice.
Rien.
Je retourne là-haut, mais j’ai beau pousser le mur, essayer de remettre ma pierre blanche dans l’orifice du fermoir, rien ne marche, et le passage ne bouge pas.
Animée d’un désespoir naissant, je redescends, lentement.
Ne panique pas Océane, ce n’est pas le moment !
Je pousse le mur, tape dedans, hurle après, rien n’y fait.
Au bout de 15 autres minutes je commence à sangloter.
Je m’assois au pied du mur, le corps tressautant à chaque pleur.
Je parviens à me calmer, et je sombre dans une sorte de somnolence...


***


Je me trouve dans un champ de fleurs. Ne me demandez pas comment j’ai pu arriver là, je n’en sais absolument rien !
Je reconnais ce champ, sauf que cette fois je vois tous les détails, qui étaient flous dans mon premier rêve où il apparaissait, j’étais encore à Aari…
Elles sont de toutes les couleurs, et il y en a de toutes les variétés : Chrysanthèmes, Oeillets, Myosotis, Roses, Muguet, Dahlias, Anémones, Violettes, Iris, Jasmin, Absinthe, Hyacinthes, fleurs d’Orangers, Primevères…
J’étais couchée sous un arbre, un cerisier en fleurs. Ses délicats végétaux d’un blanc immaculé se balancent tout doucement sous une brise agréable.
Je me lève alors.
Je suis vêtue d’une robe blanche, une ceinture verte noue la robe. Le ciel est d’un beau violet bleu, avec des teintes orange, et le soleil éclaire ce paysage de ses doux rayons jaunes rosés.
Je ne vois aucune limite à ce champ.
Bizarre.
Le parfum des fleurs et du cerisier est léger, fleuri, captivant, je me sens revivre !
Il est chaud, recouvre d’une pellicule invisible ma peau nue.
Un être apparaît au loin, vêtu d’une tunique blanche et bleue pastel. Ses longs cheveux blancs auréolent son visage d’elfe.
Et ses yeux brillent de joie.
Mon cœur manque un battement, mes yeux les reconnaissent.
Ethan !
Je me mets à courir, mes pieds nus foulant la terre douce et l’herbe bleutée. Lui aussi se dirige vers moi à grande vitesse.
Plus que trois pas à faire.
Je me retrouve dans ses bras, nos deux visages souriants se regardent avec tout l’amour possible, ses lèvres s’approchent des miennes, je ferme les yeux…


***


Je me réveille en sursaut, abrutie par la fatigue, engendrée par la peur.
Ce n’était qu’un rêve, oh si seulement ça pouvait être vrai !
Mais une chose est réelle, de sûr, le paysage où j’étais, c’était un des paysages d’Eluna…
C’était si beau, si paradisiaque !
Il faut que je me sorte de là pour peut-être un jour connaître cette planète et LE revoir !
Je me relève péniblement, constate que ma lampe de poche n’a presque plus d’éclat.
Heureusement que j’ai pris des piles de rechange...
Je commence à réfléchir.
Bon, sur les murs, il n’y a rien, on ne peut pas pousser, par terre il n’y a rien non plus.
Et au plafond ?
Je braque la torche sur ce dernier.
Rien.
Déçue, je la baisse.
Puis elle commence à clignoter.
Je prends une pile, ouvre le couvercle de la lampe, ôte l’ancienne, mets la nouvelle, referme le couvercle.
Je range la pile usagée dans mon sac.
Ma main heurte ma bouteille d’eau.
Une idée germe alors dans mon esprit, complètement insensée.
C’est bien de la terre qui est sous mes pieds.
Je prends ma bouteille, enlève le bouchon, et répands minutieusement la moitié du contenu sur le sol.
Au début, il ne se passe rien.
Puis l’eau forme des lignes, des courbes, s’incruste dans des trous invisibles à l’œil nu.
Mamie savait-elle que je prendrai de l’eau ou quoi ?
Un motif apparaît.
Je constate qu'il s'agit d'un labyrinthe, et je dois en trouver la sortie.
Mais l'entrée, elle est où?
Ah, devant moi.
Bon, je suis face au labyrinthe, le mur est derrière moi.
Avec mon doigt je commence à cheminer.
Après plusieurs erreurs il aboutit au pied de la marche d'escalier.
Et maintenant ?
Se pourrait-il que...
Je commence à frotter le bas de la dernière marche, de la terre s’effrite sous mes doigts, et un trou apparaît...
Sans hésiter j’y incruste la pierre blanche.
Le sol se met à trembler, un mur surgit devant moi, me barrant l’accès aux escaliers, et l’apesanteur me maintient en bas.
Je suis en train de descendre sous terre...


***


Le sol s’arrête de bouger.
Moi je reste là où je suis, retenant mon souffle.
Puis le mur qui me servait d’impasse avant que je ne trouve comment faire s’ouvre, et j’atterris dans...
Un jardin de roses souterrain...


***


Grâce à l’humidité et aux rigoles d’eau, ces roses ont pu vivre...
Mais n’ont t’elle pas besoin de lumière ?
Je reprends la lettre de mamie, la relit, je trouve la réponse :


...Il existe des fleurs qui utilisent leur lumière intérieure pour s’épanouir, des roses éternelles au cœur de pierre de cristal, ces fleurs existent dans un conte d’enfant que je t’ai raconté étant petite, je te le lègue, il est...


Oui, petite, je me souviens qu’elle m’avait raconté cette histoire, je l’ai trouvée merveilleuse.
Je me penche vers une rose, et, oui, le cœur est une pierre blanche comme la mienne !
Je commence ma recherche, mue par une idée.
Et dans un coin, cachée dans une flaque d’eau, j’entrevois une présence noire...
Je la prends délicatement, ses doux pétales d’ébène chatouillant ma peau.
Elle n’a pas de pistil...
Je prends la pierre, la met dans le cœur vide, et une renaissance se produit...
Ses pétales se décolorent en un blanc virginal, la rose se redresse de toute sa taille et, ensemble, des millions de lumières blanches baignent le jardin, donnant à l’endroit un air surnaturel, féerique.
Les parois de leur cachette se colorent d’un bleu translucide, miroitant comme si c’était de l’eau.
Les lumières que produisent les roses semblent danser, comme dans un ballet surréaliste.
Puis elles forment un halo autour de moi, elles m’éblouissent, je sens que je...Vole !
Je vois des étoiles défiler devant mes yeux, une panoplie d’astres !
Puis tout s’arrête.
Je suis à terre, les roses ont repris leur éclat normal.
La rose que j’ai fait revivre est redevenue noire, la pierre blanche est par terre.
Tout ça pour ça ?
Qu’est ce que ça a changé ?
Rien, absolument rien.
Je ne comprends pas.
Ma pierre blanche est brûlante, que se passe t’il ?
Je regarde la flaque d’eau, et je remarque qu’une chose a changé…
Une fragile pellicule de glace recouvre la surface emprisonnant la rose noire.
J’ai froid, d’un seul coup un manteau transparent de gel se forme par terre.
Je comprends alors que ma pierre blanche a capté toute la chaleur d’ici, pour une raison que je ne connais pas encore.
Un déclic se fait.
Mais oui !
Je reprends la lettre de mamie, et relit un passage. Tout concorde :

…Seulement, ces fleurs ont besoin de repos, elles doivent connaître l’hiver et le sommeil pour que la barrière magique disparaisse, montrant alors aux hommes la terre de l’espoir…

La terre de l’espoir, d’accord…Mais il n’y a rien à part ces parois humides maintenant gelées, ce passage d’où je viens, resté ouvert, et ses fleurs qui doucement s’éteignent pour trouver le sommeil !
Quelle différence ?
Ce jardin je le parcours de long en large, il est entièrement clôturé par ces roches !
Je regarde alors au plafond.
Une minuscule lueur traverse la roche.
Exactement au centre du jardin.
Elle est de couleur verte.
L’espoir a pour couleur le vert, dans le conte d’enfant que mamie me lisait…
Je m’avance au milieu, pour qu’elle éclaire ma silhouette.
Ma pierre blanche alors interagit avec elle, une lueur immaculée en sort, se réfléchit je ne sais trop comment sur une paroi en face de moi, à côté de la flaque d’eau givrée, à droite de là où je suis venue tout à l’heure.
Le sol tremble un peu, la roche se dissout, et laisse apparaître un tunnel, entièrement noir.


***


Je marche silencieusement dans cette pénombre, ce couloir qui n’en finit plus. La pierre blanche est ma seule lumière, elle brille dans le noir.
Où vais-je atterrir encore ?
Où ce tunnel me conduit-il ?
Aie !
Je me heurte à une surface dure, rugueuse.
Un autre mur de pierre.
Je me saisis de la lampe torche, que je n’ai pas osé allumer ici, si jamais un indice se révèle dans le noir.
Mais là je crois que j’en ai besoin, de la lumière.
Je la pointe sur le mur, qui est de brique.
Je pousse de toutes mes forces.
Il bouge, et s’ouvre avec un grincement.
Un mur mécanisé.
Je me retrouve encore devant un escalier de pierre. Mais qui semble monter à l’infini, je ne distingue pas la fin !
Je commence courageusement à monter les marches, courant au début, puis au bout d’un moment marchant, pour ménager mes forces.
Celui qui a construit ses escaliers est complètement fou, ou alors veut décourager l’explorateur de continuer vers son but !
Je suis essoufflée.
Une douleur se manifeste dans mes mollets, cela fait environ 15 minutes que je m’échine à monter ses stupides marches qui n’en finissent plus !
Je suis obligée de m’asseoir, un point de côté me vrillant le côté droit. Je me concentre sur ma respiration saccadée, malgré mes efforts pour la maintenir normalement.
Quand je me sens de nouveau courageuse pour continuer, je me lève, et reprends ma fastidieuse montée.
Oh ? Au loin, j’aperçois une porte !
Youpi !!!
Je me précipite vers elle, même si mon point de côté est revenu, et une fois arrivée en haut des marches, je regarde le vide dans lequel ces marches descendent.
Le plafond est indiscernable, même à la lampe torche.
Je joue avec la poignée de la porte, qui est fermée à clé.
Zut, comment je vais faire maintenant ?
Et je remarque un trou à la place de la serrure.
Je mets, machinalement, ma pierre blanche dans l’orifice.
Et comme par magie, la porte s’ouvre !
Et je me retrouve…


***


…Dans un immense sous-sol, ou laboratoire !
D’étranges machines aux allures futuristes sont entreposées là, pas un grain de poussière ne ternit leur éclat gris bleuté.
Tout est gris sinon, et immense…
Je marche à travers ce dédale de machines, qui apparemment ne sont pas d’origine terrestre.
Une intuition me souffle qu’elles ne me serviront pas à ouvrir ce mystérieux passage.
Mais pourquoi sont t-elles là alors ?
Je reprends la lettre de ma grand-mère, et voici ce que j’y lis :

...Les apparences sont trompeuses, ce n’est pas parce que tant de choses sont devant nos yeux qu’elles serviront à l’avenir pour notre quête. Ce n’est qu’un subterfuge pour tromper les indiscrets. Vois-tu Océane, c’est ce qui s’est passé avec mon voisin…

Oui, ce fameux voisin s’échinait à expliquer à ma grand-mère que les ingrédients pour faire une bonne potée de légumes étaient ça, et ça, et ça…Enfin, je ne vais pas vous raconter l’histoire, ce ne sont que des broutilles d’adultes et de cuisiniers, si elle m’a mis ça, en l’évocation du bon vieux temps, c’est pour une raison précise !
Donc j’entreprends de faire des recherches sérieuses, non du côté des machines, mais du côté banal de la pièce.
Bon, qu’y a-t-il de "banal"?
C'est le désordre, même si elles ont l'air neuves, des fils traînent par terre...
Des fils électriques ? Ils viennent d'où?
Ils ne viennent pas des machines, ni du sol, ni des murs...
Encore une piste...
Mais ça n'en finira jamais!
Je continue ma progression, avec une pensée qui ne m’a pas du tout effleuré l’esprit depuis que je suis partie de chez moi : si je me perds, que vont devenir mes parents cette fois ?
Ma mère peut-être comprendra que je n’ai pas disparu, mais comment va-t-elle le cacher à mon père et à ma famille ?
Et qu’est ce que je vais trouver comme excuse si je reviens et que j’ai disparu depuis un bon moment ?
Mon attention est tirée de ses questions morbides par…Une cage.
Je dois entrer dans la cage, c’est ça ?
Ca vaut le coup d’essayer, en tout cas.
Elle est en bois et en métal.
A peine ai-je posé mes deux pieds dedans que la porte se ferme avec brutalité.
Paniquée, je me dirige vers elle, tentant de forcer.
J’entends un drôle de bruit à l’extérieur de mon caisson, qui monte dans les aigus.
Je me mets à hurler, les parois deviennent floues, je vois mon corps disparaître.
J’ai l’impression de faire une chute.


***


Je m’effondre à terre, complètement désorientée.
Où-suis-je ?
Je suis allongée sur une moquette mauve.
Je me précipite vers mon portable, prise d’un doute.
Il est éteint, alors que je l’avais laissé allumé !
Il n’y a qu’une seule explication.
Je ne suis pas sur Terre.


 


©Lunastrelle (Ecrit au cours de l'été 2006... Correction achevée au printemps 2007)

Aari, chapitre 16

03/03/2008 12:29 par lunastrelle

  • Aari, chapitre 16

    Aari, chapitre 16

    03/03/2008 12:29 par lunastrelle

XVI : Retour aux sources

 

 

 

Je ferme mon journal, posant ma plume et ma main fatiguées.

Cette pierre blanche m’intrigue de plus en plus, et quelque chose me pousse à aller voir du côté d’une vieille demeure, à 4 ou 5 km d’ici, abandonnée…

Oui, vous l’avez compris, cette histoire est loin d’être terminée… Je ne peux pas en rester là, même si je sais que jamais on ne me croira, je ne peux m’empêcher de continuer !

Après tout, la vérité dérange, mais finit toujours par éclater !

Je prépare mon sac, avec le nécessaire.

Je sors de chez moi, avec mon sac, prévenant ma mère que j’allais dans les bois, même si ce n’est pas ma destination.

Je vais chercher mon vélo, l’enfourche avec rapidité, et je roule à vive allure.

Les joues rouges sous l’effort produit, la sueur coulant sur mon corps, moi et mon vélo arrivons, au bout d’un quart d’heure, devant une sorte de château miniature.

Le ciel est bleu, la chaleur du mois de juin est agréable, j’entends les oiseaux chanter.

L’odeur de l’été approche à grands pas, le soleil caresse ma peau bronzée, dû au soleil d’Aari…

Les murs, vieillis et érodés par l’âge, ont pris un aspect gris poussière.

La terrasse, abandonnée à la végétation et aux feuilles mortes, semble attendre mon arrivée.

Pourquoi cette pensée ?

Je hausse les épaules.

Une table et des chaises barrent l’entrée.

Je les repousse doucement, me dirige vers la porte, peinte en blanc, et force sur la poignée un peu rouillée mais non fermée à clé.

J’entre.

La poussière me prend à la gorge. Un escalier, sur ma gauche, coulissant, surplombe un grand hall.

J’ai l’impression de connaître cette demeure…

La pierre blanche que je tiens dans la paume de la main du moins, la connaît.

Je fais le tour des pièces, quelques-unes sont meublées à l’ancienne.

Puis j’entre dans la cave.

Pleins d’objets y sont entreposés.

On y trouve de tout : des ustensiles de cuisine, encore des meubles, des caisses de vêtements, de babioles, etc…

La cave est de dimension assez modeste, il n’y a pas d’étagères, tout est entreposé là, en vrac… Il n’y a même pas d’humidité, juste cette odeur de renfermé.

Bizarre, pour une cave…

Une petite porte, sur ma gauche, avec une rose incrustée dans le bois, attire mon attention.

Sans réfléchir, je pose ma main dessus.

Elle émet un rayonnement rouge, la porte s’ouvre.

 

 

***

 

 

J’arrive dans une autre pièce, aux dimensions carrées et aux fenêtres closes.

Ce ne sont pas de vraies fenêtres, vu que la cave est creusée sous terre…

De grands draps recouvrent des fauteuils…

Heureusement que j’ai pris une lampe torche !

Je commence à chercher s’il n’y a pas de trappe, ou une autre ouverture secrète.

Mes doigts glissent sur les murs de pierres, effleurent le plancher, à la recherche d’un bouton, ou d’un anneau, ou d’un mécanisme quelconque.

Je soulève les draps des fauteuils, les explore en profondeur, tâtant avec ma main sous les coussins, sous les dossiers.

Rien.

Ce n’est qu’une pièce complètement anodine.

Puis quelque chose attire mon attention

Une petite rose sculptée, située sur le mur en face de moi.

Je m’approche de plus près.

Elle est blanche, ses pétales délicatement peints sont à peine ternis par la poussière. Sa tige verte s’enroule autour d’une sorte de bâton d’ébène.

Et je remarque qu’il manque le cœur de la fleur, le pistil…

Machinalement je prends le morceau de pierre blanche que j’ai, et l’insère dans le trou.

Elle correspond parfaitement.

Un craquement se fait entendre ,et je sens que le vide s’ouvre sous mes pieds, je me mets à hurler

Mes doigts tentent de s’agripper à quelque chose, mais rien  ne s’offre à mes doigts.

J’atterris dans une eau glaciale, sous le choc je m’évanouis, je me sens couler…

Un courant souterrain transporte mon corps inconscient jusqu’à une plage, tout aussi souterraine.

Je me sens ballottée, même dans mon évanouissement.

Je me réveille, en grelottant.

La chaînette avec la pierre blanche s’est enroulée autour de ma main.

Je comprends que c’est un jeu de piste et que je ne suis pas au bout de mes surprises…

 

 

***

 

 

Je regarde autour de moi. Je suis dans une grotte souterraine, logique. L’eau ondule doucement, une sorte de phosphorescence recouvre le plafond.

Quel spectacle magnifique…

Je me relève péniblement, scrute ces profondeurs d’outre tombe…

Pas de pensées funestes, Océane, tu es sous terre, d’accord, mais ce n’est pas une raison.

Les parois de la grotte sont bien humides, par contre, et l’eau trace des sillons huileux sur la surface gris-vert de la roche.

Je commence à marcher, me dirigeant je ne sais où, guidée par mon instinct.

D’énormes stalagmites et stalactites décorent cet endroit, je prends le temps de contempler.

Par endroits le plafond forme des voûtes gothiques.

Les gouttes d’eau s’écrasant au sol ou coulant sur les parois entonnent comme une sorte de mélodie.

Dommage que je n’ai pas mon appareil photo ou une caméra !

Comment se fait-il que cette grotte n’ait pas été découverte ?

Je sens sous mes pieds la pente monter.

Et des escaliers apparaissent.

Je monte lentement les marches de pierre.

Je me retrouve devant une porte en bois.

Une autre rose incrustée me fait face.

Comme la première fois, je pose ma main dessus.

Comme la première fois, le rougeoiement revient.

Elle s’ouvre.

Je me retrouve dans une autre cave, mais celle-ci je la connais…

Il n’y en a pas cinquante pareilles.

C’était celle de ma grand-mère, morte il y a 4 ans, et depuis la maison n’a jamais été vendue ou louée à qui que ce soit, elle est restée déserte.

A vrai dire, seule ma grand-mère y a habité dans le courant des derniers siècles, pour une raison inconnue.

A l’évocation de nombreux souvenirs perdus ou effacés revenant comme une vague furieuse dans ma mémoire, je me mets à sangloter, les genoux tremblants.

Et c’est là que mon portable se met à sonner…

 

 

***

 

 

Je viens de passer mon bac.

J’y ai été sans stress, ce qui chez moi est miraculeux.

Tout m’a été facile.

Bizarre…

Oui, c’est vrai, je saute du coq à l’âne.

Revenons aux derniers événements.

 

« Allô ?

-Océane, où est-tu ?

-Eu…Chez m…Dans la maison de mamie.

-Que fais-tu là-bas ?

-J’y suis allée pour…Me souvenir.

-Bon » Soupira Mme Forna.

« Ne rentre pas trop tard.

-Ok maman. »

 

Voilà. Sinon ces 3 dernières semaines j’ai révisé. Et je me suis promis de retourner chez ma grand-mère.

Et je me suis posée des questions.

Pourquoi la maison de mamie ?

Qu’a-t-elle à voir avec cette pierre blanche extraterrestre ?

Retrouverais-je Ethan ?

 

 

*** 

 

« Océane, mange un peu plus de poulet, tu n’as presque rien avalé.

-Non merci maman ça ira.

-Tu es sûre ? Tu as maigri.

-Oui, je sais papa, mais je n’ai pas faim, c’est tout.

-Si tu sortais plus souvent aussi, peut-être que ça t’ouvrirait l’appétit . »

Je ne leur réponds même pas. Je me lève, je sors de table, et je cours dans ma chambre.

Sur mon lit aux draps bleu ciel aux oreillers orangés, je me laisse aller à mes larmes.

Les seuls témoins de cette scène sont une peluche accrochée à ma porte, une sorte de grande poupée vieille de 14 ans, aux cheveux blond et à la robe rose, les quelques posters de star que j’ai accrochés, et ma famille immortalisée sur du papier glacé, dans un cadre photo posé sur une commode de bois à côté de mon lit.

Ca finit souvent comme ça les repas de famille, surtout en ce moment.

Mais bon sang arrêtez de me poser des questions, arrêtez de vous soucier de moi, je ne supporte plus !

J’entends ma porte grincer.

La poupée se balance lentement.

Je ne bouge pas de mon lit.

Ma mère passe la tête par la porte, me regarde, et vient s’asseoir à côté de moi.

Je ne bronche pas.

« Océane, j’aimerai savoir ce que tu as enfin… »

Elle soupire, secoue ses courts cheveux bruns et enchaîne : 

« Tu penses encore à lui ? Tu l’aimes toujours ? »

Je ne réponds pas.

« Tu n’es pas enceinte au moins ?

-Bien sûr que non nous n’avons jamais…

-Ah bon ?

-Non, je…Je n’étais pas prête...

-Mais Océane, quand on aime quelqu’un…

-Non je suis désolée, on peut connaître l’amour bien qu’on n’ait pas encore couché !

-Ne soit pas vulgaire s’il te plaît.

-Je m’en contrefiche ! »

Je me mets assise, la regarde dans les yeux, et lâche :

« S’il te plaît, maman, laisse moi seule. »

Je vois les larmes commencer à perler au bord de ses prunelles céladon.

« Non, maman, ne pleure pas, je ne veux pas que tu te fasses du souci pour moi, j’ai déjà assez mal, il me faudra du temps encore pour…Oublier. S’il te plaît, je t’en conjure, maman, laisse moi seule avec moi-même, je ne te rejette pas, mais j’ai besoin d’être seule !

-D’accord, Océane. » Dit-elle d’une voix douce.

Elle ébouriffe mes cheveux allant maintenant jusqu’à mes épaules.

« Mais si tu as besoin de parler…Je suis là. Ok ?

-Ok » Dis-je, m’efforçant de faire un pauvre sourire convaincant.

Elle se lève, regarde ma chambre, s’arrête, me regarde, et dit :

« Ta grand-mère a essayé de te le dire, mais elle n’en a pas eu le temps. Moi elle m’a demandé de ne pas en parler, que c’était à toi de le découvrir toute seule.. »

Je la regarde, stupéfaite.

Ainsi elle savait !

Elle me sourit, et me dit :

« Oui, je le sais, et quand tu as disparu, j’ai quand même eu peur pour toi…Ton père n’est pas au courant. »

Je ne sais plus quoi dire à présent.

« Retrouve le, je sais que tu réussiras… »

Puis elle sort de la pièce, en prenant soin de fermer la porte.

Mes yeux sont rouges, mais je n’ai pas besoin d’une glace pour le savoir, je le sens.

D’ailleurs, je n’ai pas de glace accrochée à mon armoire de chêne contenant mes habits, située à gauche de mon lit et à droite de ma fenêtre.

Et dire que j’ai dû mentir, cacher mon périple, alors que ma grand-mère en avait parlé à ma mère..

Un grand poids de mon cœur est ôté.

Je sais qui me croira à présent, nous sommes deux à partager le savoir d’un passé que la Terre n’a jamais connu, bien qu’elle en soit le siège…

Je me sens vidée, mais j’ai besoin de faire quelque chose.

Je sais précisément ce que je vais aller faire.

Une petite balade.

 

 

***

 

 

Je me relève, complètement épuisée et le dos endolori.

Mes parents ont laissé la maison telle quelle, et n’ont même pas touché aux affaires de mamie, sauf ses vêtements et les denrées périssables, ce qui fait que la maison a juste l’air abandonné…

J’ai fouillé la maison de mamie de fond en comble, mais je n’ai rien trouvé, rien de rien, qui puisse me guider jusqu’à la prochaine étape !

Après tout, peut-être que le visiteur a abandonné, et a décidé de vivre le restant de ses jours sur cette planète, sans chercher à revenir chez lui…

Non, impossible, dans une ville comme Ste Soulle, ce genre de phénomènes ne passe pas inaperçu !

J’ai retrouvé, à ce propos, de vieux journaux de 1910 relatant une fouille vers le port, ils ont trouvé des débris et la carcasse d’un engin inconnu.

Mais ils n’ont pas cherché à en savoir plus, ils ont transformé en acier fondu ce vaisseau qui aurait pu faire avancer la technologie aérienne…

Si l’inconnu (ou inconnue) était resté(e) ici, il ou elle aurait été remarqué(e).

Je suis sûre qu’il ou elle a trouvé un moyen de rentrer chez lui ou chez elle, et vous allez me dire, c’est physiquement impossible.

Pouvez-vous me dire ce qui est logique dans ce que je suis en train de vous raconter ?

Sur les événements de ma vie ?

Sur ce qui m’est arrivé ?

Rien n’est impossible, et je l’ai appris à mes dépends.

Et même que je sois allée en S, ou que je sois comme St Thomas, que je ne croie que ce que je vois, ou alors une pure scientifique qui pense qu’il y ait une explication à tout, j’aurai abouti, après cette aventure, à la même conclusion.

J’ai toujours su que l’humain pouvait développer des dons, comme la télékinésie, la télépathie…

Il lui faut simplement évoluer encore pour les réveiller.

Un cerveau, c’est un peu comme une cellule :

Elle possède le code génétique intégral dans son génome, mais elle n’en exprime qu’une partie.

Les cellules nerveuses sont spécialisées dans les transmissions de messages neurochimiques par exemple, les mélanocytes (cellules responsables de la pigmentation de la peau), dans la production de la mélanine, qui colore notre peau et est plus ou moins importante pour chaque individu.

Nous n’utilisons que 10% de notre cerveau, le maximum a été de 15%.

Merci les cours de seconde, et merci à mon amie en S !

Et les scientifiques, la plupart, ne croient pas à la plupart de ces choses là, parce qu’ils n’arrivent pas à prouver !

Ils sont trop jeunes encore dans le monde de la science, dans l’Histoire, l’évolution de l’espèce n’est pas terminée.

Je me remets au travail, tout occupée dans mes théories fumeuses, quand ma main rencontre une surface dure.

J’ai touché une boîte en bois.

Je la sors du carton.

Je précise que je suis dans le grenier à présent.

Je déchiffre l’écriture qui est dessus :

« Océane ».

Que vient faire mon prénom ici ?

J’ouvre la boîte, intriguée, et j’y trouve une lettre.

Je la prends entre mes doigts tremblants, je la déplie, et je la lis :

 

 

Chère Océane,

 

 

Quand tu trouveras cette lettre, ce dont je ne doute pas, c’est que tu auras pris contact avec l’un des habitants d’Eluna, et que tu cherches à le revoir.

Tu dois te dire comment je suis au courant ? C’est bien simple: j’étais dans ma maison, quand une visiteuse est venue me voir. Elle portait des lunettes. Je l‘ai accueillie, et quand elle les a ôtées, j’ai eu peur. Mais elle m’a rassurée, m’a dit qu’elle était la descendante d’un navigateur qui s’était écrasé ici il y a longtemps…

Enfin, tu sais déjà tout ça. Elle est venue m’expliquer que ce pilote était un Elu de l’Espoir que son fils, et toi-même, l’étiez aussi. Elle m’a éclairci la situation, en me révélant qu’elle a eu une vision comme quoi toi et son fils alliez affronter une épreuve majeure, te mettant en danger. Mais je n’ai pas pu te le dire, je n’en ai pas eu le temps…Elle m’a aussi révélé l’emplacement du passage qu’a construit son ancêtre pour rentrer chez lui, et m’a fait jurer de garder le secret.

Si je te fais autant confiance sur le fait que tu aies trouvé la pierre, c’est la visiteuse qui m’a dit qu’elle avait vu un peu ce qui allait se passer pour toi après l’épreuve, elle savait que tu retrouverais cette pierre.

Bien sûr, c’est à toi de découvrir ce passage, je ne dis rien, tu sais pourquoi…

Je te lègue mes bijoux, tu sais ceux qui sont dans ma coiffeuse, tu adorais les porter quand tu étais petite…

 

Le reste de la lettre concernait tout ce qu’elle m’offrait, me léguait…

Je souris, habile détournement de sujet, je crois savoir pourquoi elle veut que j’aille voir ses bijoux…

Je serre la lettre contre moi, je la mets dans le coffret, que je range dans mon sac.


 


©Lunastrelle (Ecrit au cours de l'été 2006... Correction achevée au printemps 2007)

L'angoisse...

14/02/2008 13:18 par lunastrelle

  • L'angoisse...

    L'angoisse...

    14/02/2008 13:18 par lunastrelle

(.)



Concrétisée juste avant le Bac...
Etat d'esprit du moment...



(.)



©Tous droits réservés ( Fait le 08 Juin 2007)



PS: Idem que pour "la Tristesse"...

La Tristesse...

14/02/2008 13:13 par lunastrelle

  • La Tristesse...

    La Tristesse...

    14/02/2008 13:13 par lunastrelle

=}
¤



Elle ne fait pas partie des Eléments, mais je l'ai représentée tout de même... La Tristesse...




=}
¤


©Tous droits réservés (fait le 01 Juin 2007)



PS: oui il a été fait avant Reh-Te, mais je devais classer les Eléments...

Lunes de lueurs… Bleues…Toi, mon Air stčle - Ere...

14/02/2008 13:05 par lunastrelle

  • Lunes de lueurs… Bleues…Toi, mon Air stčle - Ere...

    Lunes de lueurs… Bleues…Toi, mon Air stčle - Ere...

    14/02/2008 13:05 par lunastrelle

Image par Protogeny.







Voici le fameux poème que je ne mettrai qu'en lien ici, sa conception a été si fastidieuse, si compliquée... Que ce serait trop lourd pour VIP-Blog de pouvoir refaire la même chose...
Cliquez sur le lien que je vais vous donner, et vous comprendrez...
C'est la vraie fin, avec des crashs et des lésions, de ce qui est Passé...
J'ai tourné la page, mais je n'ai pas pu la conserver intacte... Elle est fissurée...


°~



Toi, mon Air stèle - Ere...



©Lunastrelle ( Automne 2007)



Lunes de lueurs… Bleues…

14/02/2008 12:57 par lunastrelle

  • Lunes de lueurs… Bleues…

    Lunes de lueurs… Bleues…

    14/02/2008 12:57 par lunastrelle

=}
_____
*


Lune de lueurs... Bleues est ma 10ème phase d'évolution de la plume depuis que j'écris...
L
a prochaine s'amorce peuttre bientôt...
En attendant, en commencement de la conclusion de la prédente phase et de la mélancolie qui habitait mon coeur... En ces temps , voici quelques mots...




=}
_____
*





Et va... Pores Rê...





Et va...


Lueur aux étoiles
De verre accrochées au ciel
Des yeux bleus de Lune.





... Frôler la peau de cet infime feu ...




... Les vents sol-ères ne peuvent altérer ni mon âme ni ses...




...Pores, Rê...

Voiles de noir-parme
Sur ses paupres crevasses
Aux infinis voeux...



©Lunastrelle (Automne 2007)