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Fa, mille-cent infini... notes d'humanité...
Femme battante, qui par le soyeux pinceau
Trace chaque douleur qu'elle n'exprime
Laisse moi te chanter, en quelques rimes
L'or que tu gardes, en ton coeur et tes maux...
Par les formes et les teintes de tes exclamations
Sur le tableau immaculé et vierge...
Je sais ce que tu vaux...
Femme fragile, qui garde en elle...
Une souffrance pas encore éteinte
Qui a perdu un souffle... Douce et frêle
Laisse porter ma voix jusqu'à l'étreinte...
Par les mots que tu graves et exorcises
Sur le papier blanc de virginité...
Je sens ta beauté...
Femme clouée par le destin, possédant la force
De rire, de s'amuser, comme une enfant...
Laisse moi t'embrasser, et voir sous l'écorce
La lumière qui illumine les yeux d'eux, soie d'argent...
Par les gestes que tu donnes
A ceux qui savent voir en toi...
Je connais ton amour...
Homme de coeur, que je ne connais point...
Qui je sais exprime aussi ses éclats...
Inconnu encore, laisse moi te dire au moins
Quelques syllabes, aux couleurs de la vie grenat...
Par le sourire d'une photo
Creusant des fossettes sur nos joues...
Je regarde ton étoile...
Homme gardien, veillant sur sa belle...
Par la présence de son âme chaleureuse
Laisse moi t'envoyer d'immortels
Sourires, sur tes paupières rêveuses...
Par le combat que tu mènes...
Contre l'extérieur si froid à votre sensibilité...
Je vis ton courage...
Enfants de soleil, vous qui esquissez...
Sur les âmes de ceux qui vous aiment...
Un rire qui se veut épanoui de fées...
Laissez moi broder vos mains de bohème...
Par les jeux que vous faites vivre
A chaque recoin de la maison fleurie...
Je goûte à votre bonheur...
Par ces quelques vers échoués au hasard
D'un moment... Evaporé en pensées...
Je vous dédie ce poème sur le tard
D'un soir, qui se fait caresse pour vous bercer...
Hommage à Mimi, Rachel, Fleur, Jean François, Christian, Yoann et Gwendal...
Je me devais d'écrire pour eux, sachez que ces personnes ont tellement souffert... A cause de la cruauté que leur a réservé la vie...
Par respect pour eux, et pour leur intimité, je n'en dirai pas plus...
©Lunastrelle (Automne 2007)