Inquiétude...
05/08/2007 14:51 par lunastrelle
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Réalisme et mathématiques
les mathématiciens ne sont pas des réalistes: ils cherchent l'impossible et ils désirent tendre vers lui, en inventant leur propre absurdité: le calcul. De cette manière ils développent leurs facultés et leur imagination, afin de concrétiser leur désir qui grandit en eux...
Il est vrai que l'ordre de postage de mes poèmes ici ne correspond pas au moment de leur écriture... Il y en a que j'ai écrit avant d'autres, pourtant je les poste après ceux là... Et je sépare mes différents poèmes en phases, que je prénomme "préambule d'une philosophie", "écoulement de l'âme", etc... Et c'est juste dû au type d'écriture, ici de plus je ne poste que les poèmes qui sont les marqueurs d'un changement dans ma façon d'écrire... Lisez mes poèmes comme une histoire, séparés en chapitres...
Rêveusement
Lunastrelle
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Un poème d'amour, qui fait partie de mon premier roman, enfin histoire (il fait 81 pages Word en caractère 12) et j'ai tenté ma chance chez une maison d'édition... Ma foi on verra bien, quoique j'ai pas une grande espérance que ça marche... Le titre de cette histoire est "Aari", qui est le nom que j'ai donné (inventé) au lieu où se passe en majorité l'aventure...
C'est ce qui fait qu'il tient une place spéciale dans mon parcours d'écriture, Il s'agit... De la dernière goutte s'écoulant de mon âme...
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Animus Phénix (L’âme du Phénix)
Encore un battement, encore un, le dernier
Souffle, soupir, avant qu’au loin elle s’envole
Qu’elle abandonne son enveloppe et son rôle
De vivante marquée, aux mains, destins liés
Allongée dans ce sable brûlant couleur encre
Encore une fois, elle se tranche les lignes
De vie, déchirant telles les ailes d’un cygne
Ses poignets, ruisselant avant de jeter l’ancre.
Sur l’air sidéral caressant mes pieds sanglants
Sur l'eau voilée d'une pellicule d'étoiles,
Je marche à l'infini sur ce mystérieux voile
Me conduisant vers une lumière émanant
Des plumes d’un phénix brillant au firmament
De mon cœur amoureux et mon esprit tremblants
Une main soudain saisit prestement les siennes
Lui arrachant cette lame qu’elle a volé
Referme les tristes plaies qu’elle s’est infligée
Immobilise son ombre contre la sienne
Ses plumes effleurent ma peau froide et brûlante
Tour à tour, meurtrie, par cet amour que je n’ose
Avouer à celui dont le cœur, en osmose
Je voudrais qu’il soit avec le mien, imprudente
Est cette folie, de ses épines tranchantes
Elle m’écorche partout, toujours plus ardente
Elle le gifle avec fureur, il n’en a cure
« Croyais tu vraiment que j’allais te laisser faire ?
Lâche moi! Tu me fais mal, m’étouffe, me serre
Pas avant de t’avoir parlé », d’une voix dure
« Ca m’est égale!», Répond-t-elle au bord des larmes
« Moi pas ». Et de ses lèvres il capture doucement
Les lèvres de celle pour qui il souffrait tant
Quand il vit son dos marqué par cette horrible arme.
Loin, très loin, il m’emporte de ses ailes d’or
Vers ce monde bleu que j’ai tant voulu quitter
A cause de cette marque, ma destinée
Et surtout par amour pour cet être d’Aurore
A qui je ne pouvais rien révéler, la Mort
M’a paru salutaire, j’ai perdu le nord …
« Depuis ce jour, tu n’as cessé de me hanter
Maintenant, je veux te protéger et jamais
Ce monstre ne t’aura, loin je t’emmènerai
Ce monde ne s’unira à ta destinée. »
Sa lumière me réchauffe le cœur, la peur
S’en va dans le néant, ainsi que la folie
Ce n’est plus un phénix, mon esprit est surpris
Mais lui, Lui, qui m’enlace et chasse ma douleur
Qui s’empare de mes lèvres avec chaleur
Dont les yeux sont emplis d’une grande douceur.
©Lunastrelle(Eté 2006)
PS: Océane, l'héroïne de l'histoire, parle à la troisième personne et à la première personne...
Ne m'appelle plus jamais ta fille...
Un jour tu as souhaité, prononcé le vœu
Pouvoir faire un enfant, une petite fille
Ton destin l’a exaucé, a été chanceux
Au bout de deux ans tu as fondé ta famille
Dans le ventre maternel je m’épanouissais
Quand cette machine de guerre fut lancée
Et quand je fus née tu ne t’occupas jamais
Ni de ma mère ni de moi, tu as osé
M’abandonner, et tenter de ruiner nos vies
Pourquoi, pourquoi, as tu agi ainsi, pourquoi
M’avoir donné avec tout ton amour la vie
Pour me rejeter comme si j’étais un poids.
My soul are haunted by the darkness of a flower
(mon âme est hantée par l’obscurité d’une fleur)
Who grow slowly with the hatred
(Qui grandit lentement avec la haine)
Which was the cradle of the Human life
(qui est le berceau de la vie humaine)
Après le divorce, tu prétextais toujours
Ne jamais pouvoir passer ton temps avec moi
Et quand je venais te voir juste par amour
Tu te fâchais tout le temps, je restais sans voix
Quand tu ne m’ignorais pas comme un vieux jouet
Je n’ai commencé à exister à tes yeux
Que quand pour payer l’abri de tes souhaits
Il te fallut ma garde, juste pour tes yeux
Ou plutôt pour une histoire d’argent
Tu as failli gâcher mon avenir, ma vie
Quand tu fis ouvrir un procès, depuis longtemps
Tu salissais ma mère, et tu as démenti
Au juge, à tes amis, ce que j’ai raconté
Comme le jour où tu m’enfermas juste pour
Un refus de ma part à midi de manger
Ou tes propos racistes que tu crachais, lourd
Etait mon cœur d’enfant quand tu me rejetais
Aujourd’hui il est sourd et empli par la haine
Que tu m’inspire, et toujours tu me rabaissais
En me traitant d’attardée dans ton cœur de hyène
Quand j’ai existé tu m’as conduit dans le noir
De la dépression, tu me menaçais, hantais
Disais que si je ne venais pas te voir
Je n’aurais pas de cadeaux ou ma mère irait
En prison, tout ça pour l’argent qu’il te fallait
Pour payer ton chalet, et cela m’a encore
Plus fait de mal que l’indifférence sans but
Et en un jour spécial tu as signé la mort
De quelque chose en moi, quand nous avons reçu
La convocation pour ma garde chez le juge
Et ceci le jour de mon propre anniversaire !
Mi ojos miran el espejo del infancia
(mes yeux regardent le miroir de l’enfance)
Donde te veo, con tu mirada tan indiferente y intolerante
(où je te vois, avec ton regard si indifférent et intolérant)
El dolor sustitui la suavidad, ¿es normal padre ?
(la douleur remplace la douceur, est ce normal père?)
Moi, pleine de peine ne comprenait pas ça
Sous calmants j’étais, je faisais des cauchemars
Je rêvais que tu m’enlevais, et au plus bas
J’étais tombée, le cœur sanglant et pleins d’esquarres
Maintenant je me suis relevée, je suis dure
Chaque jour je te prouve que tu t’es trompé
Je suis ouverte, je rejette les injures
En essayant de ne pas te ressembler
Look the ocean
(regarde l’océan)
Of my tears
(de mes pleurs)
contemplate the abyss
(contemple l’abysse)
of my rancour
(de ma rancœur)
Je ne suis pas une orgueilleuse, une raciste
Je ne rabaisse pas les autres comme toi
Je ne suis pas une vaniteuse et machiste
Et j’accepte mes torts, tu ne le fais pas, toi
Toi que toujours je devrai appeler papa
Tu ne le mérites pas, on ne le prononce
Que si l’on se conduit comme un vrai père et pas
Comme toi, tu m’as abandonné dans les ronces
De la peur, de la peine, de la douleur, la haine
Tu m’as fait beaucoup, beaucoup de mal, you know
(tu sais)
I will never forget neither your name nor the evil
(je n’oublierai jamais ni ton nom ni le mal)
You have made against me, I will cry and scream forever vengeance...
(Que tu as fait contre moi, et je pleurerai et hurlerai toujours vengeance...)
iMira, mira tu obra !
(regarde, regarde ton œuvre !)
iDebes ser orgulloso !
(tu peux être fier!)
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Ecoulement de l'âme toujours, touchant presque à sa fin... Et déjà en avant pour de nouveaux horizons...
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Abandon
(anciennement « Noyade dans l'aquarium de ma psyché »)
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Un court poème, c'est vrai, mais c'est le premier que j'ai écrit d'un seul jet, sans réfléchir aux vers, sans chercher à faire sophistiqué.... Une sorte de poème en écriture automatique où je ne me prive pas de faire une bonne quantité de métaphores...
Il fait toujours partie de ces gouttelettes s'écoulant de l'âme...
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Dans ton monde vespéral…
Infini piège étoilé de cristal
Senteurs du royaume du Nirvana
Et je me plonge dans tes yeux si pâles
Brûlants de feu que l'Aurore éclaira
Des bulles si illusoires de peau
Montent, viennent crever à la surface
De ma bouche sous forme de sons, mots
Joyeux ou tristes, timides ou loquaces
Fenêtre ouverte sur l'Univers
De ton coeur millésime et pourtant sombre
Je bois le calice de notre Sphère
Je chuchote et me meuve dans ton ombre
Tourbillons de fleurs et de papillons
Dans les pétales écloses à nu
Mettent mon coeur envahi de visions
D'ivresse de tes bras où j'ai vécu.
©Lunastrelle (Eté 2006)