Rêve...
29/08/2007 17:03 par lunastrelle
Une nouvelle errance (Ere rance ?)
Tellement de choses se sont passées
Tout cela en quelques instants, quelques jours
Avec résignation j'ai réalisé
Que protection ne rime pas avec toujours.
Je me sens mal, si mal
Je ne peux vous décrire cela
Sur le visage de mon âme si pâle
Se creusent d'anciennes rides que par le passé le bonheur combla.
Avec moi même j'ai arrêté le cours
D'eau de liberté, dans mon monde onirique
Je me suis, malgré moi, réfugiée sans retour
Pour me protéger de quelque chose de maléfique.
Toi, tu ressens la même douleur que moi
Nous avons partagé tellement de choses!
En l'espace de quelques heures blanches, vois
A présent celle que tu as connue rester porte close.
Je recule, je régresse, vers ce que je fus
Errance dans mon cocon de verre
Ere, rance ouverte à mes yeux perdus
Poussière retournant à Mère notre terre.
Toi, de quoi je parle tu comprendras
Mon encre édulcorée aux yeux des autres
Si proche de la tienne elle le sera
Par la souffrance, le vécu qui sont les nôtres.
Je ferai mon chemin de la Vie
Le sacrifier pour des inconnus
Etre conforme alors que l'on rit
A été une erreur, je ne le ferai plus.
Je suis peut être une paranoïaque
Une débile profonde, qui n'a rien compris
Qui se trompe sur toute la ligne, qui de l'ammoniac
A dû absorber comme illicite produit.
Comme je l'ai déjà dit dans un autre poème
Je ne vise personne, c'est juste que
Je me sens si malade, profondément trahie même
Si peut-être ce n'est que le fruit de mon imagination fantastique.
Seule toi me comprend, seule toi ressent
Ce que j'ai, à ce compte là je vous demande
Si il n'y a pas anguille sous roche, non?
Il est bizarre que ce phénomène nos 2 entités fende.
Je commence donc ma nouvelle errance
Sans vous, peut être que se terminera
Cette malédiction, cette ère rance
Dans laquelle ma confiance se perdra.
Il faut que je me taise et avale
C'est tout ce que je peux faire
Amitié et marginalité sont rivales
Même à leurs yeux je dois me taire.
J'ai envie de m'insulter de tous les noms
D'hurler pour qu'enfin on m'entende
Mais je ne suis qu'un mur, et au fond
Je n'existe pas, j'erre sur mes pauvres landes.
Je ne fais plus de cadeaux
Tant pis si ce que j'écris choque
Après tout, peut être qu'en exorcisant mes maux
Cela fera sur certain électro-choc.
Je ne veux plus être manipulée
Je ne suis plus celle que vous avez connue
Je suis partie, très loin vers des contrées
Que moi seule peut voir, retrouver la vertu.
je ne suis plus la fofolle qui a toujours
Le mot pour rire ou pour gueuler
Depuis que de sombres vautours
M'ont ouvert les yeux sur l'adversité.
Ere rance ou errance?
Ou les deux à la fois, magique!
Pourquoi ce jeu de mots sans importance
Est sorti de la bouche d'une hystérique?
Si je dois être seule pour exister
Si je dois être seule pour vivre
Si je dois être seule pour aimer
Alors je le serai, à travers les pages d'un livre.
Je ne peux en parler à personne
De tout ça, soit par le mépris
Soit par l'indifférence on me sonne
Seule toi a compris.
Pardon d'exprimer ma haine alors
Que ce poème est pour toi
Pardon d'être égoïste d'abord
D'être solitaire contre ces vicieuses lois.
Mais j'ai encore du venin
Et si ni par la parole, ni par l'acte
Je ne peux l'extraire, en vain
Je me tue à le faire sous forme de vide pacte.
Et ma plume, ou plutôt mon stylo
Qui continue de courir sur le papier
Je ne peux l'arrêter, belle techno
Que le bruit qu'elle, qu'il engendre sur ce torchon, ce fumier.
Ne me regardez pas comme ça
Je suis lucide
Plus que je ne l'ai jamais été, las
Est mon esprit livide.
Et voilà que je te fais pleurer
Ou tout simplement de la peine, amertume brune
Mais j'en ai marre de douter
D'écrire ou de parler pour des queues de prunes.
C'est le ras le bol total
Qui me fait jurer et crier
Je sens mon énergie vitale
Se consumer même si je n'ai fait que prier
Pour qu'un jour enfin tout s'arrête
Que ce monde pourri et stéréotypé
Revienne un peu sur ses origines oubliées
Se remette en question pour de nouveau regarder et écouter.
Elle commence ainsi, mon errance
D'abord une ouverture sur le pourquoi je souffre
Une rédemption sur ce que je fus, est, sera mon ère rance
Puis une fermeture, un repliement dans mon gouffre.
Petite fille, tu as connu ça
De nouveau tu le revis
Comme je te comprends, mon karma
Saigne de perles blanches sans vie.
Comme je me répète! Je m'en rends compte
Mais qu'importe, je n'en ai plus rien à faire
Une langue crue d'un conte
Prend la forme, en vers!
J'ai eu beau crier stop!
Ca n'a pas marché
Mon ultimatum a été franchi, et hop!
Je suis une faible, une tarée.
Au revoir, ce n'est qu'un "au revoir"
A jamais, même à toi, mon amie
Je le dis, j'ai fait un choix, le mien, mon miroir
Est devenu noir, que l'humanité soit assagie.
"Le passé est le passé ... le présent nous dévoile sa véritable nature : mortel
le futur est d'encre, c'est à nous de nous en servir pour écrire notre histoire"
Ce sont les paroles que tu m'as écrites, immortelles
Sur le papier, éphémères dans le vent, le couloir.
A propos de jeu de mots, tiens
Y avez vous pensé à celui là?
"Errant ceux", question de phonétique, bien
Errants ceux qui n'ont pas trouvé ou perdu leur voix (voie?)...
Que je m'amuse!
Que c'est pitoyable
Aha! Encore un, belle muse:
Ere en ce poème inexplicable.
Je t'aime, je t'adore
Tu as toujours été là pour m'aider
Je serai là pour toi, mais d'or
Sera mon silence à mon sujet troublé.
Lointaine et imaginaire, je me trouvais au milieu d'un champ
De fleurs irisées, ton image s'est formée dans la stratosphère
Dépassant les limites même des étoiles dans le firmament
Sur une magnifique chanson à la mélodie nostalgique
Nous nous sommes unies, ensemble, une fusionnelle passion
S'est épanouie au sein de notre maison, un lien métaphorique
S'est réveillé comme un vieux volcan entrant en éruption.
Mon plus petit frère riait aux éclats, dansant et me serrant
Des ses bras potelés contre lui, pendant que d'une seule voix
Toutes les deux nous partagions nos secrets, mystérieux sentiments
Et que nous rallumions dans notre coeur un éternel feu de joie.
Et là, allongée dans le noir sur mon lit, attendant le sommeil
J'entends une douce mélopée dehors, dansant sur mes volets
La pluie, source d'une délivrance, la venue d'une merveille
Franchissant sans laps de temps mes lèvres: je t'aimerai à jamais.
Un timide soleil se lève dans le ciel aux nuages gris
Réchauffant les plaines et les forêts endormies par cette pluie
Prémices d'un sourire sur tes lèvres n'ayant un autre prix
Que celui de l'amour, que je te porte et qui jamais ne s'enfuit.
©Lunastrelle (Eté 2006)
Encima la tierra silente, se posa una polvo blanca
Que presagía la llegada de la estaciòn que incuba
El sueño y la vida de los seres humanos en busca
De la perfección, la sensates y subiduía perpetua
En mi cara se extende
El invierno de mi alma
Que encerre mi corazón
En un tumba de hielo
¿Crees que solo la indiferencia basta a hacerme callar?
¿Eres tan estupida para creer que quiero la gloria y la admiración?
¿Por qué te habla del invierno de mi sentimientos, para "hacer bonita"?
El viento lleva mi quejido doliente a vuestro ojos histerica
El desprecio acusa mi errores sin lástima
El indiferencia me hace enferma, me siento inferior, y buena a nada!
No quiero callarme, mi solo sulución es: i escribir y aullar enseguida!
Vosotros no me dejaís escoger:
tú, lector quien en este palabras sabe con qué hablo, mí padre, vos, quien constantemente me jueza detrás de mi espaldá.
No soy idiota, aunque soy ingenuo...
Para creer que el invierno es la estación eterna y que los angeles lloran...
Y para...Creer que...En el invierno, hé protegido para vuestra amistad...
Pero este amistad ha construido sobre la recelosa y el juicìo de la persona, y de la personalidad...
***
Traduction :
Annonciatrice de l'arrivée de la saison qui couve
Le sommeil et la vie des êtres humains en quête
De la perfection, du bon sens et la connaissance perpétuelle.
Sur mon visage se propage
L'hiver de mon âme
Qui enferme mon coeur
Dans une tombe de glace.
Crois tu que seule l'indifférence suffit à me faire taire?
Es tu si stupide pour croire que je veux la gloire et l'admiration?
Pourquoi te parler de l'hiver de mes sentiments, pour "faire joli"?
Le vent emporte ma plainte douloureuse à vos yeux hystérique
Le mépris accuse mes erreurs sans pitié
L'indifférence me rend malade, je me sens inférieure, bonne à rien!
Je ne veux pas me taire, ma seule solution: écrire et hurler ensuite!
Vous ne me laissez pas le choix:
toi, lecteur qui en ces mots saura de quoi je parle, mon père, vous, qui constamment me jugez derrière mon dos.
Je ne suis pas idiote, même si je suis naïve...
Pour croire que l'hiver est la saison éternelle et que les anges pleurent...
Et pour...Croire que...En hiver, je suis protégée par votre amitié...
Mais cette amitié est construite sur la méfiance et le jugement de la personne, et de la personnalité...
©Lunastrelle (Eté 2006)
Merci à vous deux, Iris et Karim, pour cette sublime image... Elle va si bien au ton de ce texte, et aussi à la portée et au message de mes paroles...
***
Il y a des jours où l'on se dit: non...
Il y a des jours où l'on se dit: jamais...
Et il y a des jours où l'on se dit: oui...
Le temps, gravé dans la gypse primitive
Enfouie au tréfonds du latent clepsydre
Ses méandres, bosses incertaines, rives
D'un passé et d'un présent au goût de cidre.
Le temps, inscrit sur cet espace céleste
Aux astres morts immortels à nos prunelles
S'endormant quand la lumière point à l'Est
S'éveillant quand à l'Ouest elle plie ses ailes.
Le temps, une sombre abstraction relative
Possédant quatre tissus ensorceleurs
Printemps, Été, aux danses imaginatives
Automne, Hiver, aux sanglots ouatés du coeur.
Le temps, un esprit inconnu, inconstant
A l'existence irréfléchie, incertaine
Aux ficelles enchevêtrées constamment
Au Destin possédé battant dans nos veines.
Le temps, subtile énergie incontrôlable
Détenant une clé de la Vérité
Avenir à la bougie inconsumable
Passé inachevé aux cendres rosées.

Latence (1)
Ce poème, et ceux qui vont arriver, porteront sur un rêve très particulier, enfin plusieurs séries de rêves où, depuis que je suis petite, je revois sans cesse un élément...Vous le découvrirez dans ce premier poème.
****
Mes souvenirs sont imprégnés de brumes lacunaires
J'en ai rêvé tellement de fois, je l'ai si souvent vue
Toujours la même, mais toujours inconnue
Cette forêt, aux sentiers à la clarté luni-solaire.
Laissez moi vous montrer, vous emmener
Dans mes songes où, récurrente
Elle apparaît, où au fur et à mesure, vivante
Elle se métamorphose, dévoile des clairières insoupçonnées
Je tente de savoir pour quelle raison cette vision
Est si présente dans mes impénétrables chimères
Je voudrai comprendre ce qu'elle me chuchote comme mystère
Qu'elle ne me révèle que par images mêlées de confusion.
****
***
Non ordinaire (2)
~~
Une invitation tout d'abord dans ma dernière irréalité
Où j'ai erré, dans ces sentiers familiers, il y a quatre nuits déjà
La forêt était immergée dans les ténèbres, noyant les éclats
Du soleil, dans mes précédents rêves cela n'est jamais arrivé
Le lac, désormais lui appartenant depuis mon adolescence
En ce soir d'encre n'était cette fois brumeux
Mais surnaturel, scintillant de milles feux
Entouré d'un halo aux formes incarnant l'évanescence
Je m'approchai de cette nappe liquide argentée
La lune n'égayant pas ce ciel envahi d'ombres
Me fondit en elle, se crée une exosmose feutrée
Je m'éveille alors, mes yeux clignotant dans la pénombre...
~~
***
Un Ange (3)
*¤*
Un autre rêve réapparut à plusieurs reprises, analogue
En l'espace de deux ans, j'étais solitaire
Ou accompagnée par des personnes à l'identité imaginaire
Mais qui ne m'étaient pas inconnues, par la vue et le dialogue.
Je me promenais sur un chemin boisé et mon regard
Fut attiré par un lac aux contours indéfinis et à la vapeur lactescente
Je m'aventurai, le soleil nimbant cette eau miroitante
Un ange alors apparut, me murmurant d'approcher, dissipant le brouillard hagard.
Il me prenait la main, nous marchions aux alentours de ce lac infini
Je ne me souviens plus de nos paroles échangées
Mais j'étais rassurée, ses yeux étaient bleus sombre de jais
Ses cheveux longs argentés ou immaculés, ses vêtements noirs, blancs ou grisés
*¤*
***
Elle (4)
¤°¤
Il y a trois révolutions*, une fois entré en ce pays enchanteur
Une femme au visage indiscernable, aux habits virginaux vint vers moi
Elle m'était déjà apparue au tendre âge de 7 ans, habillée de cette robe de soie
Dans la maison grand-maternelle, lieu de rêve que me choisit le Tisseur**.
Ce songe là n'en était que le prolongement, la continuité
Elle me tendit la main, que je pris, et m'emmena au dehors, au clair de lune
Sur un pont enjambant une rivière côtoyant un cimetière aux modernes runes
Indéchiffrables, et où de nouveau devant nous est présent le bois à l'inconstante entité.
La voûte céleste moucheté d'astres surplombait cette forêt émeraude
Entourée de brumes argentées, je regarda et me mit à sangloter
La Dame m'étreignit doucement, "tout va s'arranger"
Me murmura t'elle, et disparut tout sentiment de culpabilité, de fraude.
¤°¤
*Révolution de la Terra autour du Soleil: ici 3 ans
**Tisseur de rêves: marchand de sable
***
Une fuite (5)
°£°
Depuis 3 ans que j'habite ici, beaucoup de songes similaires
Me montraient la forêt, mais ayant emprunté la forme de celle située
Derrière chez moi...Je m'enfuyais de ma maison, une nuée
D'étoiles mouchetaient le manteau des cieux, teinté d'une bleu roi précaire
Mon nid fut bâti à proximité d'une rivière
Je la franchissais, à pied ou à la nage, et je grimpais la pente
Précédant les bois, je m'accrochais aux racines, tremblotante
Surgissait la timide Aube, me guidant de sa lumière
Je courais alors dans la forêt, redevenue
Comme celle où j'ai tant foulé le sol dormant en paix
J'arrivais dans une grande prairie, du ciel émergeait
Le soleil....Et alors "on" m'attendait, et mon rêve s'arrêta avant que je n'ai pu...
°£°
***
Disparue (6)
**°**
Mais où est-elle? Où est-elle passée?
Je ne la vois plus, elle a disparue, qu'est t-il arrivé?
A ma forêt? Pourquoi dans mes rêves embrumés
Je n'ai pas réussi à la retrouver?
C'était une chimère comme celle où, téméraire
Je prenais la fuite, et allait sans hésiter me réfugier
En ce lieu que je commence à connaître et à apprécier
Il faisait jour, par la route j'y allais, mais je n'ai trouvé qu'un cimetière.
J'ai foulé un sol inconnu, il y avait des arbres solitaires, taquinés par une lueur cannelle
Mais cela débouchait sur un cimetière, et au bout une porte
De bois, mais je n'ai pas réussi à la revoir, forte,
J'étais, perdue je suis devenue, Elle n'arborait pas sa forme originelle....
**°**
©Lunastrelle (Eté 2006)