Inquiétante ombre...
02/09/2007 23:09 par lunastrelle
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Squelette recouvert de duvet silencieux
Caressant autrefois de ses franges le blizzard
Mais enfermé depuis trop longtemps dans le noir
De ce coffre de bois au trésor oublieux.
La poussière traîtresse cependant
Ne réussit pas à ternir sa couleur, océane
Des tempêtes naufrageant des navires qui se fanent
Au gré du sel et de l’eau ennemie de Satan.
Mais elle se meurt, elle voudrait
Reconquérir sa liberté injustement
Arrachée jadis par les caprices du vent
Jaloux de sa beauté et de sa teinte sombre minerai.
Cocom, cocom, cocom…
Petite plume, Entends tu ces battements?
Cocom, cocom, cocom…
Les vibrations te font voler quelques secondes au dessus du sol...
Cocom, cocom, cocom…
« Mais je ne reconnais pas ces pulsations... »
Boum boum, boum boum, boum boum,…
« Serait-ce le coeur de mon sauveur? »
Vite, elle se dépêche, à bout de souffle
Elle doit absolument retrouver l’Espoir Bleu
Matéria du pouvoir de voler, elle s’essouffle
En arrivant au sommet de la Tour des Cieux…
Ce trésor créé en une plume
Est enfermé quelque part…
Mais où ? Elle entend l’écume
D’Eole, les menaçant de ses dards…
« Oh non, mon tortionnaire le poursuit !
- LA poursuit, il s’agit d’une jeune fille.
- Elle va se faire aspirer tout comme l’espoir…
- Chut ! Tais toi ! Rien n’est encore joué…
- Mais qui est tu toi ?
- Je suis celui qui a perdu son cœur… »
Elle a tellement peur, dehors
S’approche le cupide jaloux vautour
Qui enferma la plume Espérance et jeta un sort
A celui qui la protégeait, en le privant d’amour.
Elle trébuche sur un coffre peint
Aux serrures rouillées par le temps
Et les embruns éperdus de chagrin
Versés par l’âme de ce protecteur mourant.
Avec difficultés, elle l’ouvre d’une pression
A l’intérieur, repose cette plume douce
Elle la prit dans ses mains, une vapeur en fusion
Les enveloppe et protège, le vent teigneux son souffle pousse…
« Ça y est, je suis libre, libre !
-Oui, et moi je sens que l’on me réanime…
- Mais…Où suis-je ???
- Sur la voûte planétaire…
- Maintenant, que j’accomplisse mon devoir… »
Le fragment du perdu espoir alors
S’illumine et plonge dans les deux corps
Séparés il y a longtemps de maintenant
Tout comme le cœur et l’espoir diamant.
« En retrouvant l’Espoir, tu as délivré tout sentiment
Qu’un être peut-éprouver au long de sa courte vie
L’espérance est libre, tout comme la plume
Mais elle est dominée par les houles du vent des Origines… »
« Mais l’amour lui, échappe à toute contrainte
On ne peut interdire d’aimer quelqu’un
C’est tout à fait incontrôlable… »
©Lunastrelle (Eté 2006)
Voix (voie ?) lactée
Falaise escarpée te surplombant, Galaxie
Tournoyant mélodieusement de tes astres lumineux
Baignés de nuées blanches au voile vaporeux
Je te contemple, dans ton abysse à l’ascension infinie
Une plume se perd, tombe en moi, c’était celle
De mon cœur enneigé, que tes Soleils
Ont dégelé de son mutisme de miel
Un compte à rebours cadencé mon sang scelle :
Il tambourine dans mes veines
Comme un torrent furieux en fusion
De roches brutes entourant mes vieilles lésions
Et mourrant en une mélodie reine.
Tes étoiles me noient dans le vertige
De tes notes célestes et sidérales…
Ma plume se couvre de glace, dans le froid
De ce vide qui t’entoure de son immensité
Mais une de tes comètes la capture avec majesté
Pour l’amener mourir et se réveiller en toi.
Une météorite percute ton enfant
Une planète, implorant ton secours
Ta portée* cosmique au tendre velours
Accompagne son âme dans l’Au Delà latent
Que je veux découvrir, sans recul
Ni peur, en ton centre trou noir
Je le sens, cet univers parallèle miroir
Tant d’âmes astrales y pullulent !
Mais tu as ensorcelé les vestiges
De mon âme méfiante et hivernale…
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Un, deux, trois, quatre, cinq…
Tes premières secondes de nouveau né
De ton big bang universel et interstellaire
L’accrétion de tes matériaux et de tes airs
T’a donné de nombreux enfants à adorer.
Six, sept, huit, neuf, dix…
Mon implosion en te découvrant, spirale envoûtée
Et en t’entendant, se fit, une voix
Intérieure chauffa ma gorge, et conquit ta voie
Lactée, tel est ton nom entoilé.
Que veux tu donc, nuage
A la poussière sans cesse en création ?
Que je plonge sans retour ni négation
En ton cœur de cristal mirage ?
*portée : musicale ou portée d’enfant.
©Lunastrelle.(Eté 2006)
Tournez la manivelle, et…
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Un socle mutilé tournant dans le silence
Égrenant une mélodie fanée et laconique
Façonnée de miroirs réfléchissant les fragmences
D'un être de cristal, vivant autrefois sur ce monde lunatique...
Un oiseau mélancolique chanteur d'écume
Ce fut, sur les lacs aux rides d'argent
Il aimait y faire échouer ses plumes
Les douces lueurs de la lune captivant.
Il ne volait que la nuit, l'oiseau nocturne
Les étoiles veillant sur son destin
Se cachant avant que l'astre diurne
Ne règne et ne vienne sonner sa fin.
Mais un jour
Nuit velours
Manqua pour
Garder sourd
Ce vautour
A l'amour
Sans détours.
Un socle mutilé tournant dans le silence
Égrenant une mélodie fanée et laconique
Façonnée de miroirs réfléchissant les fragmences
D'un être de cristal, vivant autrefois sur ce monde lunatique...
Il résista donc à l'appel protecteur
Du sommeil, l'attendant dans l'obscurité
Curieux, il partit sans doutes ni peur
A la rencontre du soleil embrasé.
Aube dorée
Sans pitié
Pour cet esprit
Que tu punis...
Déchirant le ciel d'une panoplie chatoyante
Cruellement elle frappa la vue
De l'oiseau, aveuglé par cette ardente
Il s'échoua sur le sol, sans repères, perdu.
Elle lui parla d'un ton glacial
Le condamnant à devenir
Impitoyablement un être de cristal
Le coeur de l'oiseau se mit à frémir.
Un socle mutilé tournant dans le silence
Égrenant une mélodie fanée et laconique
Façonnée de miroirs réfléchissant les fragmences
D'un être de cristal, vivant autrefois sur ce monde lunatique...
Instantanément
Il se transforma
Son coeur se changea
En verre, son sang
Disparut, le temps
Son corps transforma...
De son écharpe irisée
Elle attira l'attention d'un joaillier
Qui trouva l'oiseau éploré
Et décida de l'emporter.
Il le fit monter sur le socle antique
En guise de légendaire sculpture
D'une magnifique boîte à musique
Qui pour l'éternité perdure.
Le sort
Cruel
Ne fut
Content
Du lent
Ardu
Duel
Qui dort.
...
En cet oiseau sauvé
De Mort, il demanda
Au destin ennuyé
De lui sonner son glas
Un socle mutilé tournant dans le silence
Égrenant une mélodie fanée et laconique
Façonnée de miroirs réfléchissant les fragmences
D'un être de cristal, vivant autrefois sur ce monde lunatique...
Et c'est ainsi qu'un enfant
Innocent, s'empara de la boîte nacré
Joua avec, son attention flanchant
Dû au changement de la mélodie, la laissant au sol se briser.
Son mécanisme put être rénové
Mais pas l'oiseau, en mille fragments
de poussière, il avait été tué
Seul restait une plume sur le miroir tranchant.
Un socle mutilé tournant dans le silence
Égrenant une mélodie fanée et laconique
Façonnée de miroirs réfléchissant les fragmences
D'un être de cristal, vivant autrefois sur ce monde lunatique...
Cet air lancinant aux notes sanglotés, a vu le jour
Avant que la boîte ne tombe, ce n'est autre que le dernier chant
De cet oiseau, avant de mourir en éclats lourds
Sur le sol, une plume épargnée dans le silence avec le socle tournant...
Un socle mutilé tournant dans le silence
Égrenant une mélodie fanée et laconique
Façonnée de miroirs réfléchissant les fragmences
D'un être de cristal, vivant autrefois sur ce monde lunatique...
Un socle mutilé tournant dans le silence
Égrenant une mélodie fanée et laconique
Façonnée de... miroirs...réflé...chissant... les... fragmen...ces
D'un... être... de... cristal, ...vi...vant au...trefois... sur... ce... mon...de...lu...na...ti...que...
Un... so...cle... mu...ti...lé... tour...nant... dans... le... si...len...ce...
E...gre...nant... une... mé...lo...die...
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©Lunastrelle (Eté 2006)
Paradoxe
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Je trace la ligne de ma vie...
Je traque un signe dans la nuit...
Je danse dans le silence...
Je pense l'esprit en transe...
J'exorcise ma douleur prisonnière...
J'exauce sans caprice nos prières...
Je meurs dans mon infini...