Encre rebelle goûtant aux étoiles...
08/09/2007 16:13 par lunastrelle
[Digue au bois, rosée]
Dérive de la foi, posée
[De fumée, aux divergences effacées]
Écumée, au turbulences entachées
[Par la chute d'un corps, une étoile]
De la lutte de l'or, la toile
[S'apeure, son éclat se murmurant...]
Se meurt, son aura s'évaporant...
[En une pluie d'argent aux nimbes d'espérance...]
Dans la nuit, dormant dans les limbes de l'inconscience...
[Soufflant sur la poussière du temps]
Souffrant, sans lumière, le vent
[Se parsemant sur la rivière]
S'apparentant à la lisière
[De l'Aurore de nos naissance...]
De l'auréole, se meurt dans l'évanescence...
Faisant fi de toute
Intruse énergie, il
Enferme mon âme
Rouillée en Cette
---------------------
Bulle bousculée Et
Envolée, sous cet
Air que tu me joues
Urticaire né de ce
---------------------
Soufre, dans mon
Ulcère enserré, un
Poignard aiguisé
Planté en mon être
Lancé, jeté par ce
Silence Impie Corps brisant une
Iris de Cœur Epée de bois
Non Epris Rives écorchées
Uni Clair de cette
Extrême Lune Argentée
Un Eternel chant De ce
Xylophone Ouaté
-------------------
Virulent, Surdité
Imployable, Enfin
Tissant Pour chérir
Aimer Une douce
Larme Royale
Incandescente
Folie belle
Illusoire
Et…
Je suis une pauvre carcasse décharnée
Se traînant un peu plus à chaque seconde
Sur le chemin quotidien des rotations...*
Nocturne
Trépas
Perdu...
Fumant
Combat
Glacé...
Je suis au tiers de mon alphabet
Alpha se terminant par Bêta
Et non par Oméga...
Cyclique
Vision
Lunaire
Ma vie, c'est donc cela
Elle est cendre de perles mortes
Elle est jardin donné à la forêt de mon amour
Elle est éclat de roses blanches...
Pauvre folle invraisemblable
Les illusions se nourrissent de mes yeux
Même paupières closes...
1 heure... 2 heures... 3 heures... 4 heures...
Compte à rebours final
Celui de ma mort
Qui approche à grands pas...
5 heures...6 heures... 7 heures... 8 heures...
J'ai 8 heures de ma vie parties en fumée
et je suis entre les lettres h et i...
Car je suis au tiers de mon parcours...**
Ma vie, donc, se résume à cela
Elle est cendres de perles mortes
Elle est parfum endormi dans les sous-bois
De mon muscle cardiaque...
Cycle laconique
Poétesse aux mots perdus dans les vagues
De ce qu’il semble être…
Un nuage…
Un nu-âge…
*********
******************
****Inconstante image****
****************************
********Mystérieux présage********
*****************************
******Protection sage******
*****************************
********Rôdeur d’ombrages********
******************************
*******Epique rage*******
******************************
********Créateur de mirages********
******************************
******Inexistante cage******
*************************
****Secret rivage****
******************
**********
mais pourquoi se déchire-t-il ?
Afin de verser des flots à la mer ?
A l’amer ?
Plumes teintées d’hémoglobine
Tournoyant dans le gris coléreux
De la Mort donnée à cette vapeur
Entraînant celle d’un œuf-cœur…
Virtualité, de ce corps sombrant
Jusqu’à s’échouer dans l’eau aux Pléiades
D’étoiles éteintes à jamais…
Emportant toute conscience d’existence…
Mais au dernier instant suprême
Les bras du sommeil le soutiennent
Afin de connaître la douleur
D’être ce qu’il va devenir :
Il pensera donc il sera…
Donc il sera brisé en éclats…
De verre éparpillés…
Donc il s’étouffera…
Se taira…
Mourra…
Renaîtra…
Dans cette infecte bulle de soie, ce magma sans cesse en putréfaction et en composition..
Qu’est notre monde…
à toi...
©Lunastrelle (Automne 2006)
I : quand le cauchemar devient réel…
Attente…Incessante…Perdue dans la forêt de mes pensées…Je regarde autour de moi…Aucun bruit, ni animaux, ni bruissements de feuilles…Que se passe-t-il ? Comment suis-je arrivée là ? Pourquoi suis-je dans le coma ? Parce qu’une partie de moi le sait, je suis dans le coma…
Des explications s’imposent, je crois, je vais vous les donner.
Revenons au début du Commencement, à l’Alpha du bouleversement dont j’ai été victime…
***
Quand est ce que tout cela a commencé ?
Un rêve…Toujours le même, que je fais depuis plusieurs mois, et qui me met étrangement mal à l’aise.
J’ai peur qu’il soit prémonitoire, même si ce dont je rêve est complètement rocambolesque.
Où rien n’est logique, où rien ne peut être réel…
Non, ce n’est qu’un rêve, qui se répète plusieurs fois, parce que c’est comme ça, il y a bien d’autres choses inexplicables plus farfelues que ça.
Non, tout va bien, si ça continue, je prendrai des somnifères le soir ce n’est pas la mer à boire.
Après tout, ce n’est qu’un rêve, au moins je dors, d’autres personnes ont bien des troubles du sommeil plus grave que les miens.
Oui mais il y a CE rêve…
***
Je me suis noyée dans ses yeux…Oui, littéralement noyée. Je ne le connais pas, mais je sais que je l’ai déjà vu quelque part, et que ses traits resteraient à jamais gravés dans ma mémoire. Comment cela est-il arrivé ? Nous étions dans une bibliothèque, celle du village de Ste Soulle, là où j’habite, et pour ma part je recherchais un livre, « La Peau de Chagrin », je crois.
Mes doigts virevoltaient sur les étagères, écartant les livres pour voir si celui que je cherchais n’était pas coincé derrière.
Lui semblait m’observer. Ou alors il venait juste d’arriver.
J’ai senti un frisson au creux du cou, je me suis retournée, et il était là, tout simplement.
J’ai baissé les yeux, le rouge me montant aux joues…Je les ai relevés, il n’était plus là. Hallucination ?
J’ai haussé les épaules après être restée 5 bonnes minutes à fixer le vide, et je suis retournée à mon occupation première.
Une voix douce s’est faite entendre alors dans ma tête :
« nous nous reverrons…»
***
Je suis chez moi, et un grondement sourd, grave, provenant de la terre, se fait entendre. Mais sans aucune secousse. Puis le tonnerre.
Silence total.
Je regarde à l’extérieur de chez moi…Le ciel est noir, aucun éclair ne perce l’horizon uniforme. Mais d’où provient ce grondement?
Je réentends la même chose, mais plus forte.
Ces grondements me donnent la nausée, je ne sais pas pourquoi…
Ils se reproduisent une troisième fois, quelque chose s’approche de moi par derrière…
Je me réveille en sursaut, trempée de sueur…Curieusement, je pense à cet homme, que j’avais entraperçu à la bibliothèque…Son regard…Je compris qu’il était désespéré. Je compris qu’il avait tenté de me dire quelque chose…Mais quoi ? Et pourquoi, quand j’ai relevé les yeux, il n’était plus là ?
Assise dans l’obscurité dans mon lit, mes fenêtres ouvertes laissant passer la fraîcheur de l’hiver, je me demande si ce que j’ai vu était une illusion de mon esprit fantasque ou alors un fantôme ayant besoin d’aide, quoique je n’aie jamais vu de fantôme de ma vie, et cette apparition n’était pas caractéristique…
Et ce rêve…
Brusquement je me mets à trembler…J’ai peur, tellement peur…Non, arrête Océane, arrête de paniquer, il n’y a rien d’anormal…
Plus facile à dire qu’à faire.
***
-Mais maman, je fais des cauchemars et je n’arrive pas à dormir…donne-moi au moins quelque chose qui pourra calmer tout ça, je commence à en avoir assez.
-Bon…On ira voir le médecin demain, si tu veux, mais pas de somnifères, en tout cas pas de Prozac, tu es trop jeune.
-Oui maman, ne t’inquiète pas…
-Et je t’interdis de fouiller dans la pharmacie.
-Mais enfin maman crois-tu vraiment que je sois le genre de fille qui se shoote aux médicaments ?
-Non…Mais on ne sait jamais.
-Merci la confiance règne.
-Dépêche-toi d’aller en cours tu vas être en retard. »
Subtil, le changement de sujet. Enfin, ce sont les discussions de famille, entre adultes et adolescents.
***
Soudain, je lève la tête. La prof m’a posé une question, et zut ! Qu’est ce que c’était déjà ? Ah, oui !
« Comment définis-tu l’Alpha et l’Oméga ? »
Je précise que nous sommes en cours de Philosophie.
Je réponds : « Il s’agit du Commencement et de la Fin »Les autres se mettent, bien entendu, à ricaner, car tout le monde sait ça. Je me racle la gorge et je dis :
« Oui, mais pas forcément le Commencement du monde, ni sa Fin. Cela peut être tout simplement le Commencement d’une Révélation, jusqu’à sa Fin, où notre esprit, durant ce laps de temps, s’ouvre peu à peu à une Vérité ou à LA Vérité, car elle est dotée de plusieurs visages, n’est ce pas ?
Tout le monde est suspendu à mes lèvres. Le professeur m’encourage à continuer. Ce que je fais :
« Tout en considérant que nous sommes tous des menteurs, notre esprit ne peut pas supporter la Vérité, sauf si elle s’insinue peu à peu en nous, cela s'appelle l'évolution…
-Océane, tu dérives du sujet principal.
-Non, madame, puisque au Commencement nous sommes ignorants, à la Fin nous mourrons, mais Renaissons sur un plan supérieur de conscience, car nous avons évolués…
-Merci Océane, de nous avoir fait partager ton avis, quelque peu spécial et intéressant. »
Les élèves chuchotent tout bas, jusqu’à ce qu’elle dise à tout le monde de se taire.
Le cours reprend.
Je me replonge dans mes pensées jusqu’à la sonnerie…
***
Mon corps s’élève lentement, dans la petite salle de gym. Je ne fais que quelques mouvements de danse, personne n’est présent. Juste moi.
Des écouteurs collés à mes oreilles, mon mp3 accroché au cou, je tourne, virevolte, au rythme de la musique. Puis je me laisse glisser au sol.
Je viens souvent ici pour me relaxer, et toujours seule. Parce que je ne veux que personne vienne me voir. Même Eliane, ma meilleure amie, je ne veux pas. Je n’ai jamais pris de cours de danse, je ne fais que gesticuler pour évacuer mon trop plein de stress. J’ai besoin donc de tranquillité pour ça.
Je me relève, je recommence mon manège, la musique de U 96 accompagnant ma cadence désordonnée.
Soudain, mon baladeur grésille, c’est désagréable ! Je l’éteins et enlève mes écouteurs.
Je regarde ces derniers, perplexe. Ils continuent de grésiller, même si j’ai coupé le son !
Stupéfaite, je les porte à mes oreilles, de nouveau. Le grésillement se fait moins intense durant un court laps de temps, et j’entends :
« Sauve-toi… »
Le grésillement s’arrête. Plus rien. J’attends 10 minutes, plantée là, sans bouger. Lentement je porte mes mains à ma tête pour les enlever. Puis une voix éclate et me fait sursauter :
« Ne te laisse surtout pas aveugler, et n’écoute pas les grondements, sauve-toi ! … »
La voix ressemble à celle de l’inconnu.
Le grésillement reprend, cette fois je n’entends que des bribes de mots :
« Aa…va t’avoir... Ils…chercher…nuit… »
Puis la musique revient brutalement, je sursaute de nouveau. Pourtant, je n’ai pas rallumé mon mp3…
***
« Tu fais quoi demain ?
-Ben euh…Rien de spécial, si, aller chez le médecin le matin, tu sais pourquoi je t’ai expliqué, puis dans la forêt pour faire ma balade quotidienne…
-Tu n’as vraiment que ça à faire ? »
Eliane me regarde d’un air de dire « elle est malade », comme à chaque fois que je lui dis que j’adore aller en forêt.
Que voulez-vous c’est une fille de la ville, pour elle, la forêt est pleine de danger et de bestioles.
« Tu ne peux pas comprendre.
-Tu voudrais le revoir, hein ?
-De quoi ?
-Ne me dis pas que t’as oublié un truc pareil !
-Ah ça… Ecoute j’ai pas envie d’en parler, je commence à croire que ce que j’ai vu est un produit de mon imagination…
-Mouais…Bon, tu viens au cinéma avec moi demain après-midi ?
-Pourquoi pas, on va voir quoi ?
-Ca te dit « La guerre des mondes » ?
-Eliane, c’est pas drôle. »
***
Je suis seule chez moi, enfin non. Mes parents dorment, ainsi que mon grand frère. Il est deux heures du matin.
Cela fait une semaine que cet incident dans la salle de gym s’est produit. Je n’arrive pas à dormir.
Je repense aussi à ma conversation avec Eliane. Je ne vous dirai pas ce que j’ai vu il y a trois ans dans la forêt, mais on a failli se disputer là dessus parce que c’est une passionnée des phénomènes anormaux et moi, même si j’y crois, je ne trouve pas que d’en parler à la légère comme ça cela se fait.
Et c’est vrai que depuis cet incident datant d’il y a trois ans j’aime aller en forêt pour écrire et rêver, même si le contraire aurait dû se produire.
Qui a parlé dans mes écouteurs ?
Un fou, un échappé d’un asile ?
Un malade qui a trafiqué mon mp3 ?
Soudain, un grondement se fait entendre. Mais aucune secousse.
Puis le tonnerre.
La sueur coule dans mon dos…Un déjà-vu ? J’ai déjà entendu ça quelque part….
Cela recommence. Cette fois si je me souviens. J’ai rêvé de ça !
Bon, Océane, ce n’est rien, ce n’est que le tonnerre, tu vas aller gentiment voir à la fenêtre…
Ce que je fais.
J’ouvre mes volets.
Evidemment, je ne vois rien, aucun éclair à l’horizon.
Un nouveau grondement se reproduit, plus fort que les précédents.
Non cette fois je n’ai pas rêvé, il se produit la même chose que dans mes rêves !
Je retourne dans mon lit, je sens que mon corps est comme ankylosé, je ne sais pas pourquoi.
Je n’ai pas pris de somnifères…
Puis les paroles entendues dans les écouteurs me reviennent en mémoire :
« N’écoute pas les grondements. »
Mais c’est trop tard. Mes membres sont paralysés. Et le grondement qui se fait de plus en plus fort ! Mais pourquoi mes parents et mon frère ne l’entendent pas ? ! Il me fait mal aux oreilles !
La cadence s’accélère.
Je ne peux pas me boucher les oreilles.
Mon cœur bat la chamade. Soudain, une déchirure se fait dans mon mur. Je me mets à hurler, mais le boucan couvre ma voix….
De sombres silhouettes en sortent, s’approchent de moi. Je ne vois que leurs yeux jaunes, ambrés. Ils me touchent.
Une chape de plombs s’abat sur moi. Je me sens tirée de mes couvertures, marcher vers ce « trou noir », sans pouvoir faire quoique ce soit. Je traîne des pieds, je peux bouger de nouveau, je me débats. Mais ils sont plus forts que moi. Je hurle :
« Papa, maman !
Maman !
Maaamaaan ! »
Je me sens aspirée…
©Lunastrelle (Ecrit au cours de l'été 2006... Correction achevée au printemps 2007)
*
*
*
La beauté véritable
*
*
*
¤°¤
Cercle
¤°¤
Sourire c'est espérer
Rire c'est vivre
Pleurer c'est revivre
Hurler c'est survivre