Aari, chapitre 5.

20/10/2007 18:49 par lunastrelle

  • Aari, chapitre 5.

    Aari, chapitre 5.

    20/10/2007 18:49 par lunastrelle

V : Aari, destinée dévoilée


Je marche dans le noir, mes pieds sont glacés, ils sont en contact avec quelque chose de froid et de moelleux.
Qu’est ce que c’est ?
Où vais-je, sans but précis ?
Une timide lumière se fait voir, au loin, éclairant mon chemin.
C’est de la neige. Je marche dans de la neige.
J’arrive au bout de ce tunnel, me retrouve dans un paysage immaculé, le soleil est caché par le ciel gris blanchâtre.
A ma gauche, des arbres dépouillés de feuilles, recouverts par l’hiver. Leurs branches sinistres ont l’air mortes, abandonnées aux caprices du temps glacial.
A ma droite, une rivière qui m’invite à poursuivre la route avec elle.
Je voudrai bien, parce que je veux savoir-où elle me mène.
Mais je n’en ai pas le temps… Le moment n’est pas encore venu que je sache où je me trouverai.
Je me réveille, les yeux grands ouverts.
J’avais oublié la sensation de froid, et cela m’a fait du bien…Jamais, en cet instant précis, je n’ai autant aimé l’hiver…

 

***

 
 

Le troisième jour ressemble au deuxième, tous comme les 5 autres qui suivent. Nous commençons à être à court d’eau et de nourriture.
Nous marchons inlassablement, le souffle court, la sueur coulant en continu dans notre dos.
Nos chaussures nous protègent assez bien du sable, mais cela n’empêche pas à nos pieds d’attraper des rougeurs qui peuvent devenir des brûlures du premier degré.
Moi je me concentre sur ça, cela me permet d’oublier un peu ce qui est arrivé il y a maintenant 8 jours.
Ethan se contente de regarder droit devant lui.
Soudain Luiden crie :
« Une grotte là bas ! »
Nous nous mettons à courir.
Ethan ne m’a toujours pas reparlée depuis cette fameuse nuit.
De loin, j’aperçois l’entrée…
Et …Non je ne rêve pas !
De l’eau, un petit étang de 2m de long à peu près, et une sorte de plante poussant sur les bordures de celui-ci. Ses feuilles caressent la pierre, la protégeant du sable.
J’aperçois des galets ronds par terre aussi, vers les bords du mini-étang.
« Comment cela peut être possible » ? murmurais-je
« Le désert nous réserve parfois bien des surprises, il n’y a encore aucune explication à ça », me répond Luiden.
« En attendant, je propose que nous rechargions nos gourdes, et allions voir si ces plantes sont comestibles. » Nous suggère Ethan.
En effet, non seulement elles sont comestibles, mais délicieuses. Nous nous sommes réapprovisionnés en eau, juste de quoi survivre 20 jours dans le désert.
Nous rechargeons notre stock de nourriture aussi, puis  nous nous couchons, vers la fraîcheur de l’eau, sur les grandes feuilles aussi douces que du coton.
Et moi, comme tous les soirs, avant de sombrer dans le sommeil, je laisse échapper quelques larmes…

 

***

 

La douleur me vrille le dos. Je ne peux bouger.
Il est là.
Celui qui m’a touchée, qui m’a  brûlé la chair.

J’essaye de me lever, pour comprendre ce qui m’arrive.
Pourquoi j’ai mal ?

J’entends un feulement sur ma gauche.
Mon corps se raidit. La sueur coule.
Lui ricane.
J’ouvre les yeux, du coin de l’œil j’aperçois une cape noire, recouvrant une silhouette.
Je déglutis…
Ne bouge plus.
Soudain, il plonge sur moi. Je me débats. Pour m’immobiliser, il me touche le tatouage, dès que je m’arc-boute pour lui échapper.
Je hurle, un grand froid se propage en moi.
Ses yeux me fixent avec avidité.
Je vois son visage.
Distinctement, pour la première fois.
« Croyais-tu pouvoir m’échapper, Océane ? »
Non, je ne veux plus vous voir, assez, arrêtez !
Il ricane, avant que je ne sombre dans le noir :
« Je t’ai marquée, tu n’es pas seulement une Elue, mais tu vas devenir LA PLANETE, celle qui se nourrit de tout ce qui est dans cet univers. Et je serai ton père et ta mère nourriciers…. »

 

***

 

« Océane, océane ! »
Quelqu’un me secoue avec force, me lève.
Je continue de hurler, je me débats à cause de la douleur.
Il me prend à bras le corps, me force à m’asseoir. Il soulève la chemise dans mon dos, car il sait que c’est là que je souffre.
Brusquement revenue à la réalité, je tire sur cette dernière.
Mais il est trop tard.
Il a vu cette marque.
Je le regarde, son visage est pâle comme un fantôme.
Il sait ce que ça signifie.
Horrifiée, je n’ose plus faire un geste, je me contente de… Il faut que je parte !
Sans réfléchir, je me mets debout, et je cours à la sortie.
« Océane ! »
Je continue à courir, ignorant ses appels.

 

***

 

Je suis très rapide à la course. Je fuis aveuglément dans ce désert, n’ayant cure de la brûlure que le sable provoque sur mes pieds ( le jour se lève, et je n’ai pas remis mes chaussures « façonnées  mains »)
Je pensais distancer Ethan.
Je pensais me perdre à jamais dans cette fournaise.
Pour oublier la honte de ce tatouage me reliant à cet horrible monde et son Maître.
Pour oublier mes chagrins.
Pour l’oublier lui.
Mon rêve est prémonitoire.
Il me fait tomber à terre, ma tête manque de heurter le sable noir.
Il me retient de justesse, de ses bras puissants il m’encercle les poignets.
Je n’ose pas le frapper pour fuir.
« Pourquoi ne me l’as-tu pas dit ? » Dit-il d’une voix douce.
« Dit quoi ? Ce qu’il m’a fait subir ? A quel dessein je suis destinée ? A quoi bon ? Cela ne changera pas les choses désormais. Je ne le savais pas moi-même, jusqu’à cette nuit, ce rêve…Ce tatouage est une malédiction, jamais je n’ai eu autant honte !
Je débite tout ça, haletante. Je ramène mes poignets d’un coup sec vers moi, et lentement, me redirige vers le campement….

 

***

 

Luiden nous regarde arriver. Pâle, elle murmure :
« Il faut te protéger Océane, tu es en grand danger, plus que tu ne le crois.
-Je n’ai pas besoin de nounou, je peux me débrouiller seule !
-Il faut repartir tout de suite » Dit-il d’un ton catégorique.
Ce que nous faisons.
Nous levons le camp….

 

***

 

3 nuits plus tard après l’incident, nous couchons de nouveau à la belle étoile, nous nous y sommes habitués.
Je m’endors, tôt, comme je le fais depuis 3 nuits, pour oublier.

 

***

 

Je suis aveugle. Mes paupières sont fermées, et je ne peux pas les ouvrir.
J’entends des pas.
D’où proviennent t’il ?
Ils se rapprochent.
Je sens une odeur, de terre mouillée.
Qu’est ce qu… ?
Je lève les bras, mes coudes se cognent contre des parois dures.
???
Mais..
Où suis-je ?
Je commence à haleter. Mes doigts effleurent la surface, arrondie.
Puis frottent mes paupières collées.
J’ai du mal à bouger dans cet espace exiguë.
Je suis allongée dans ce qui semble être du satin.
Enfin mes yeux s’ouvrent !
Ils s’habituent à la pénombre, et…
Non, ce n’est pas possible, non…
Je ne suis tout de même pas…
Du satin, du bois autour de moi…
Mais…
AU SECOURS !
Je ne suis pas morte, sortez-moi de là, au secours !!!
Mais personne ne m’entend.
Je me rends à l’évidence : je suis dans un cercueil, et je vais mourir asphyxiée…

 

***

 

Je me réveille en sursaut, manque de hurler de nouveau, mais me retient.
J’attends deux secondes.
Mes deux coéquipiers montent la garde dans le désert, ouf, ils n’ont pas entendu…
Ils me surveillent sans cesse.
Je ne le supporte plus, ça.
Je repense à mon rêve, confirmant ce que j’ai ruminé.
Oui, j’ai réfléchi durant ces trois plus horribles jours de ma vie.
Je suis un poids pour eux maintenant. Une charge de plus sur leurs épaules.
J’ai pensé à une chose que jamais je n’aurais pensé faire.
Je me mets à écrire dans mon journal, attendant que tout le monde soit dans un profond sommeil.
C’est bientôt mon tour de garde.
Et je scrute aussi le ciel, aux teintes tombales, à la recherche d’une étoile, pour me guider sur ma pauvre route souillée…
Ma plume gratte le papier impatiemment, mais elle se libère aussi, elle en a besoin.
Des signes s’alignent, puis des lettres, enfin des mots, des phrases…Racontant mon profond désarroi, mon incertitude, ma peur, ma tristesse et…Ce que je m’apprête à faire.
Je m’arrête, l’oreille à l’écoute d’un moindre bruit.
Silence, juste entrecoupé par deux respirations régulières.
Je regarde la lune une dernière fois, pour lui dire que bientôt, j’arborerai les couleurs de la mort, comme elle.
Je pose ma plume et mon journal doucement, au pied de mon lit, de crainte de réveiller Ethan surtout.
Lentement je me lève, manque de trébucher contre la  lanière du sac de Luiden, me dirige vers le sac du jeune homme.
Je fouille lentement, de façon à déranger le moins possible ses affaires.
Je sors un couteau…
Oui, je crains que cette histoire s’achève pour moi.
Je ne pourrai plus jamais revoir mon monde, mes amis, mes parents…
Plus jamais je ne pourrai plonger dans mes rêves et m’y réfugier…
Plus jamais je ne serai comme avant, plus jamais je ne me sentirai comme avant.
Je suis condamnée au sort de cette planète.
Je suis à jamais marquée par ma destinée.
Je suis un poids plus qu’autre chose désormais.
Et surtout.
Je suis amoureuse.
Oui.
Je dégaine la lame, et retourne dans ma couche. J’attends encore quelques instants.
Je contemple cette arme blanche, la poignée est sculptée dans du jade, des marbrures zèbrent la surface.
La lame est bien effilée, je l’ai testée sur mon doigt, qui saigne un peu.
Et je passe à l’action.
Lentement, je pose la lame sur ma peau.
Et je tranche.
Au début, rien ne coule.
Et je recommence.
Je m’acharne avec frénésie, des larmes commençant à couler sur mon visage.
Le sang finit par jaillir. Encouragée par cela, je change le couteau de main et je fais de même avec l’autre poignet.
Ce n’est pas si difficile.
Lentement je m’allonge sur la couche, prise d’une soudaine faiblesse.

 

Encore un battement, encore un,  le dernier

Souffle, soupir, avant qu’au loin elle s’envole

Qu’elle abandonne son enveloppe et son rôle

De vivante marquée, aux mains, destins liés

Je reprends la dague : 

Allongée dans ce sable brûlant couleur encre

Encore une fois, elle se tranche les lignes

De vie, déchirant telles les ailes d’un cygne

Ses poignets, ruisselant avant de jeter l’ancre.

 

Je ferme les yeux, et je laisse mon esprit voguer au loin…

  

Sur l’air sidéral caressant mes pieds sanglants

Sur l'eau voilée d'une pellicule d'étoiles,

Je marche à l'infini sur ce mystérieux voile

Me conduisant vers une lumière émanant

Des plumes d’un phénix brillant au firmament

De mon cœur amoureux et mon esprit tremblants.

 

Une main saisit la mienne, me fait jeter le couteau au loin.
Furieuse, je commence à gifler la personne. De force, elle me soigne les poignets, sans cette potion, et plaque mon corps contre le sien, de façon à m’immobiliser.

 

Une main soudain saisit prestement les siennes

Lui arrachant cette lame qu’elle a volée

Referme les tristes plaies qu’elle s’est infligée

Immobilise son ombre contre la sienne.

 

Ses plumes effleurent ma peau froide et brûlante

Tour à tour, meurtrie, par cet amour que je n’ose

Avouer à celui dont le cœur, en osmose

Je voudrais qu’il soit avec le mien, imprudente

Est cette folie, de ses épines tranchantes

Elle m’écorche partout, toujours plus ardente.

« Croyais-tu que j’allais te laisser faire ? »


Elle le gifle avec fureur, il n’en a cure

« Croyais-tu vraiment que j’allais te laisser faire ?

Lâche-moi! Tu me fais mal, m’étouffe, me serre

« Pas avant de t’avoir parlé », d’une voix dure.

« Lâche-moi.
-Non Océane, pas avant de t’avoir dit ce que je voulais te dire depuis longtemps.
-Ca m’est égal.
-Moi pas. »

« Ca m’est égale ! », Répond-t-elle au bord des larmes.

 

Il lève mon visage. Je me noie dans ses yeux.
Mon cœur cogne avec force dans ma cage thoracique.
Il approche doucement son visage du mien.

Il pose ses lèvres sur les miennes.

  

« Moi pas. » Et de ses lèvres il capture doucement

Les lèvres de celle pour qui il souffrait tant

Quand il vit son dos marqué par cette horrible arme.

 

Complètement abasourdie, je me laisse faire.
Mes bras pendent inutilement, je ferme les yeux.
Un feu brûlant se réveille en moi
Ses mains me serrent contre lui avec puissance et douceur, sa bouche caresse la mienne, lui intimant de s’ouvrir…
Ce qu’elle fait…
Puis il s’arrête, lentement, et attire ma tête contre son épaule. Mes bras s’enserrent contre sa taille. Sa tête vient se loger dans le creux de mon cou.
Nous restons ainsi, savourant ce pur moment…

  

Loin, très loin, il m’emporte de ses ailes d’or

Vers ce monde bleu que j’ai tant voulu quitter

A cause de cette marque, ma destinée

Et surtout par amour pour cet être d’Aurore

A qui je ne pouvais rien révéler, la Mort

M’a paru salutaire, j’ai perdu le nord …

 

« Depuis que je t’ai vue sur Terre, dans cette clairière, je ne cesse de penser à toi … »

  

« Depuis ce jour, tu n’as cessé de me hanter »

« La clairière ?
-Oui, je suis arrivé par vaisseau sur ton monde, quelques jours après je me suis fait enlever. Je t’ai vu. »
Je me souviens à présent.
J’étais en train de réfléchir à une traduction de latin (eh oui, en troisième j’en faisais encore, jusqu’à ce que je sois obligée d’arrêter au lycée, pour pouvoir prendre histoire des arts.)
« Attends, ton vaisseau ne s’est pas crashé par hasard ?
-Si. »
Je me souviens à présent : je regardais le ciel, en tentant de trouver une bonne tournure de phrase pour une partie du texte assez tordue,  j’ai vu une grosse boule de lumière passer dans le ciel, et je l’ai suivie des yeux : elle s’est écrasée à l’autre bout de la forêt. Je n’ai pas bougé, hébétée. Puis, guidée par ma curiosité, mon corps s’est subitement mis debout, j’ai couru à perdre haleine jusqu’à cet endroit, et je me suis cachée derrière des fourrés : le vaisseau était de petite taille, et son pilote avait été éjecté.
L’endroit était éclairé par le soleil, et il m’inspirait le respect.
La végétation proliférait un peu partout, sauf au centre. Les arbres semblaient toucher la cime des cieux.
J’ai tout de suite pensé que cet endroit était magique, gardé par des fées d’un autre âge.

Je n’ai pas vu le pilote tout de suite. Mais quand il s’est relevé, j’ai eu la peur de ma vie.
Je savais qu’il ne venait pas d’ici.
Trop stupéfaite pour bouger, je le regardais, sans rien dire, me tapissant un peu plus derrière ma maigre protection émeraude.
Puis il s’est retourné, et c’est là qu’il a du me voir…
Même si je pensais à ce moment là le contraire.
Pour la première fois je me suis noyée dans ses yeux, comme 3 ans plus tard à la bibliothèque.
J’ai attendu qu’il tourne le dos pour m’enfuir.
Je ne me suis pas retournée.
Mais il m’a vue aussi partir.
C’était dans une clairière.
J’avais 14 ans.
Voilà ce qui s’est passé il y a 3 ans, voilà ce dont je ne voulais pas parler à Eliane, qui me taquinait avec ça. Et je revenais tous les jours en cette forêt, pour me promener, je n’évitais même pas l’endroit où je l’ai aperçu, c’était devenu mon repaire même si je savais que l’inverse aurait dû se produire, pour une personne normalement constituée.
« J’ai été aussi surpris que toi, et tout de suite j’ai été captivé par ton aura, par toi…
-Et moi par tes yeux. Mais tu as quel âge ?
-7 Runnis. Nous vivons environ 50 Runnis, à peine plus longtemps que vous.
-Donc tu as 21 années terrestres, et moi j’ai 5.5 Runnis.
-C’est ça. Et j’avais 6 Runnis quand je suis arrivé sur ton monde et que je me suis fait enlever.
-A la bibliothèque je ne t’ai pas reconnu, sauf ton regard, que j’avais l’impression d’avoir déjà vu…
-Et moi, pendant 3 ans, j’ai tenté de communiquer avec toi, j’ai eu une vision comme quoi tu allais te faire enlever, et que tu étais une Elue, comme moi. Cette vision a été très brève, mais j’en ai su assez. C’était ma première depuis que je suis arrivé sur cette planète. Cela aurait été plus facile d’une part que tu ne sois pas faite prisonnière, j’aurais pu continuer à communiquer avec toi, très brièvement, parce que comme tu as pu le constater mes interventions ont été très courtes, la planète affaiblit mes pouvoirs, les absorbe… J’aurais pu te dire comment faire pour tous nous libérer… Et je ne voulais pas, d’autre part, qu’ils te touchent, qu’ils te fassent du mal ! »
Il resserre son étreinte avec force. Je commence à être effrayée de toute l’ampleur de cette histoire, de mon aventure…
Pour augmenter mon angoisse, les grondements de la planète attirent mon attention, et là, vraiment, je sais ce que c’est, la Peur…
« Mais maintenant que tu es là, nous allons trouver une solution. Sur la planète normalement, il y a un générateur, qui permet d’ouvrir un passage sur toutes les planètes de l’univers. C’est ce monstre qui l’a créé, et la planète, c’est lui aussi qui l’a créée...Le générateur ne se trouve pas au palais, mais à son opposé, car j’ai déjà vu le Maître partir loin vers cette direction… Donc je suppose que c’est là que nous devons aller.
-Mais il faut arriver avant lui, et il ne nous a toujours pas pourchassés…On n’a pas encore été obligé de fuir, comme s’il savait que nous…
-Oh bon sang Océane mais tu as raison ! Si ça se trouve Il nous attend déjà là-bas ! »
Luiden gémit dans son sommeil. Nous nous séparons, comme à regret, la rassurons et la bouchons*. Elle avait, dans son sommeil agité, repoussé ses couvertures. Puis nous nous relevons, il me reprend dans ses bras, j’étais glacée :
-Océane, je te jure, que ce monstre ne t’aura pas, je te jure que ton destin ne fusionnera pas avec celui de la planète, et je te protègerai... »

  

« Maintenant, je veux te protéger et jamais

Ce monstre ne t’aura, loin je t’emmènerai

Ce monde ne s’unira à ta destinée. »


« Ensemble nous détruirons tout cela. »
Mais après, nous reverrons-nous ? Il va repartir sur sa planète…
Il me regarde tristement, et me dit :
-Ne pense pas à ça, pas maintenant, nous réfléchirons après, quand tout cela sera terminé. »
Si ça se termine…
Je regarde son visage, il me regarde aussi.
Nous nous embrassons de nouveau, doucement…
Quoi qu’il en soit, Océane, profite de ces instants là, jusqu’à la dernière seconde…

 

 Sa lumière me réchauffe le cœur, la peur

S’en va dans le néant, ainsi que la folie

Ce n’est plus un phénix, mon esprit est surpris

Mais lui, Lui, qui m’enlace et chasse ma douleur

Qui s’empare de mes lèvres avec chaleur.

Dont les yeux sont emplis d’une grande douceur.


©Lunastrelle (Ecrit au cours de l'été 2006... Correction achevée au printemps 2007)

Mignonne question ^^!

29/09/2007 14:06 par lunastrelle

  • Mignonne question ^^!

    Mignonne question ^^!

    29/09/2007 14:06 par lunastrelle


°
)


"Tu peux m'attraper l'amour?"


V
oilà ce que nous a sorti mon frère de 3 ans (c'est à dire il y a deux ans!), en parlant d'un jeu où il cherchait à attraper un coeur pour pas mourir, vous savez des points de vies mdr!!!!
J'ai trouça trop chou et cela m'a fait sourire.
C'
était si innocent... Moi en tout cas j'ai ri, et il m'a regardé avec un air interloqué, vu qu'il me posait la question avec unrieux mémorable...
Et je considère que c'est sa citation, il a de l'avenir dans la sagesse mdr!


°
)

Aurore de l'éclipse du rêve...

29/09/2007 13:34 par lunastrelle

  • Aurore de l'éclipse du rêve...

    Aurore de l'éclipse du rêve...

    29/09/2007 13:34 par lunastrelle

~~°
)




J'ai bien peur que l'image ne soit pas assez grande, mais Vip-blog a des quotats de publications d'image... Je ne peux pas dépasser...
J
'espère que ça ne chera en rien le poème, qui est un multi-calligramme...
L'aurore est à son apoe presque, à ce moment là...
L'éclipse ne devrait pas tarder...



~~°
)



Chaque pétale est une phrase, formant un poème...La lecture de ce poème est de la façon suivante : on commence par les pétales du bas, de gauche à droite. Puis les pétales au dessus, de gauche à droite...La troisième rangée, de gauche à droite...
Puis la 4 ème rangée, de gauche à droite...
La première rangée comporte 3 pétales, la deuxième 2 pétales, la troisième 3, la quatrième 3 pétales aussi...Pour distinguer les rangées j'ai utilisé un code de couleurs^^.

Le sang qui coulera des pétales sera composé d'adjectifs qualificatifs de la rose...

Les épines comporteront une lettre, de haut en bas pour chaque tige....Cela formera deux mots, qui sera un nom composé.

Enfin chaque feuille comportera un acrostiche...


Rangées 1 et 3 : pétales rouges.
Rangées 2 et 4 : pétales blanches bordées de noir...


Pour soucis de visibilité poème remis intégralement en dessous :






...Marquée, rougie...


...Papier buvard...


...Sanglant pâli...


...Et ça repart...






Et une rose s'épanouit, frêle
Ses pétales caressant les pierres
De sa petite prison de lierres
Elle murmure alors, étend ses ailes...


Et l'étoile déversa sa poussière
Ecorchant tendrement la fleur nacrée
Devenue pourpre aux teintes passionnées
Nuancées de myriades de lumières...



Et ses épines griffèrent les murs
Eclatant en cascades blanchies d'ombres
Cet air pur, emprisonna l'ère sombre...





Mot composé à chercher :
âme-or (amor)


Les adjectifs qualificatifs des gouttes de sang: belle, reine, ephémère.


Acrostiche (dans l'ordre):






L
a Lune enceinte et dorée
I nvoque son amant l'astre
B eauté du Jour endormi
E grenant le chant-nuie
R iant sous les étoiles
T issant des rêves ...
E ternels...

....

A urore désirée
U topie réalisée...

N éant
O mbreux
M agique

D éfinitivement
E nfermé ...

L umineux Destin
A
ime moi...

R aconte moi
O
conteur
S on histoire
E t dis le...



©Lunastrelle (Hiver début 2007)

Aari, chapitre 4.

29/09/2007 13:12 par lunastrelle

  • Aari, chapitre 4.

    Aari, chapitre 4.

    29/09/2007 13:12 par lunastrelle

Je ne préciserai plus dorénavant pour l'image, vous savez.





*****************************





IV : lourd secret

 

 

 

Cela fait une bonne demi-heure que nous courons, je n’en peux plus. Mais je tiens bon.

Du haut de ses 1m60, mon corps soutient ce rythme effréné, à travers les dunes noires et les tourbillons de poussière nous brûlant la chair.

Enfin, il s’arrête, regarde aux alentours. Je fais de même.

Plus personne ne nous poursuit.

Nous sommes tirés d’affaire. Enfin pour le moment.

Rien, rien que ce sable, ce soleil rouge implacable, à l’apogée de sa course.

Nous nous mettons donc à marcher, pour trouver un abri, pour survivre…

Nous ne parlons pas, économisant notre souffle et nos forces, pour les évènements à venir et pour la longue route que nous devons suivre. La jeune femme dans les bras de mon coéquipier est toujours inconsciente.

Une éternité passe, et toujours rien. Je commence à désespérer. Allons nous mourir stupidement dans cet enfer vivant, allons-nous échouer au début de notre épreuve, comme des novices ou des égarés ?

Soudain, au loin, j’aperçois quelque chose qui dépasse des méandres.

« Regarde là bas ! Je crois qu’il y a un abri, ou une grotte ! » Vivre ma gorge desséchée.

Nous nous dirigeons titubants vers cette source de salut.

« Il faut se dépêcher, il nous reste peu de temps avant que le Maître parte à notre recherche, avec ses Kralocs.

-Kralocs ?

-Des canidés spécialisés dans la recherche de « chair fraîche » »

Je frissonne. L’équivalent de nos chiens de chasse chez nous.

Sauf qu’ici nous somme leur gibier.

Je m’accroupis devant le morceau de pierre, puis, de mes mains douloureuses, j’enlève le sable. Il pose la jeune femme à terre, fait de même.

Au bout de quelques minutes, nous dégageons l’entrée d’un temple. Tombeau peut-être.

Je m’introduis dans le trou, il me passe la jeune femme, que je pose délicatement à terre, puis lui-même passe. Il atterrit juste à côté de moi, et faillit tomber.

Ses mains se rattrapent à mes épaules.

Je sursaute.

Nous nous regardons un moment.

Puis doucement il enlève ses mains, et regarde notre cachette.

Dans le noir, mes joues se colorent un bref instant de pourpre.

Puis nous rebouchons l’entrée, du mieux qu’on peut.

« Bientôt une tempête de sable se lèvera, ils ne nous retrouveront pas, pendant un bon moment. »

Je couvre la jeune fille de ma cape.

Mon coéquipier, à l’aide d’une gourde qu’il avait remplie avant de venir m’aider, la ranime. Elle se réveille, hébétée, il lui fait boire de l’eau.

J’explore la pièce, qui me semble être en vérité une habitation enfouie sous le désert. Elle m’a l’air récente. Peut-être, avec de la chance…

Bingo !

Je trouve des couvertures et des oreillers, disposés comme un lit, sauf qu’il n’y a pas de matelas. Je dis :

« Installons la ici, ce sera plus confortable que par terre.

-Non, ce n’est pas la peine, je vais mieux, merci beaucoup », me répond-t-elle, d’une voix faible.

« Je ne crois pas que ça soit une bonne idée que vous vous leviez mainte…

Je n’ai pas le temps de finir ma phrase. La tête me tourne.

Je sens que je tombe…

 

 

***

 

 

« Réveillez-vous, vous êtes en sécurité 

Je gémis, ouvre les yeux, mes paupières clignent dans l’obscurité à peine éclairée par une torche, accroché au mur juste au-dessus de moi. Je regarde la personne qui m’a parlée, sa voix est douce et grave.

Il s’agit de la jeune femme.

« Qu’est ce qui s’est passé… ?

- Océane, euh, je peux vous appeler par votre prénom ?

-Ou…Oui. Vous pouvez me tutoyer aussi. » Dit-je la voix pâteuse

« D’accord. Tu t’es évanouie, suite à une insolation.

-Ce n’est pas difficile, vu le beau soleil qu’on a dehors… »

Nous nous mettons à rire. Je peux vous dire que cela me fait un bien fou, cela fait si longtemps que je n’ai  pas connu de sourire…

Je regarde mes mains…..

De nouveau guéries.

« Tiens, bois un peu. »

Je m’empare de la gourde qu’elle me tend, je laisse le liquide frais couler dans ma gorge, mais j’en prends très peu. Il faut en garder pour les jours à venir.

« Ethan est parti voir s’il y avait de quoi nous sustenter, il a découvert un passage menant à une petite grotte souterraine, mais qui ne conduit nulle part malheureusement. »

Ainsi, c’est comme ça qu’il s’appelle…

Toujours actif, toujours à la recherche d’une solution, me dit-je, rêveuse.

« Je propose que nous l’accompagnions.

-Je regrette, mais il m’a dit de te surveiller personnellement. D’ailleurs, il veut te parler.

-A propos de quoi ?

-Aucune idée. Je sais qu’il t’a trouvée anormalement brûlante dans le dos…

Je pâlis.

« Il n’a pas regardé plus en détails. »

Mais je ne suis pas rassurée.

 

 

***

 

 

Il revient, au bout de quelques heures. Il nous rapporte des cruches d’eau, des vêtements (pour le désert je pense), de la nourriture…Je me force à sourire :

« ah, tiens, on a découvert un trésor !

-Mieux que ça, des antiquités », me répond-t-il avec un sourire.

« A table tout le monde » ! Annonce gaiement la jeune femme.

Avec plaisir, nous nous attaquons à la nourriture.

« Mais depuis le temps qu’elle est là, elle n’est pas périmée ? »

Je me pose la même question.

« Non, elle est toujours comestible, car non seulement ce genre de nourriture se conserve longtemps, mais en plus, à cause de la température et de la sècheresse, le degré de conservation est accru. De plus, il me semble que cette bâtisse a été abandonnée il y a peu de temps… »

Nous ne nous posons plus de questions.

Pendant les heures qui suivent, nous mangeons, rions, comparons cette nourriture à la gaïta qu’on nous servait au camp…

« Ouf ! Moi, je vais aller me coucher, pas vous ? » Dit Luiden (c’est ainsi qu’elle s’appelle)

« Je crois que je vais faire pareil que toi. » Lui répondais-je.

« Moi de même. » Achève-t-il, en me regardant.

Ce regard…

Je ne m’y ferai jamais.

Nous nous assouplissons sur les couches improvisées, faites avec des couvertures et oreillers trouvés un peu partout dans l’habitation, où nous avons élu domicile.         

Je regarde un peu autour de moi, mais je ne vois rien, à part des murs de pierres, un coffre vide vers une sortie menant à la grotte, je pense.

Je me décide enfin à fermer les yeux, pour essayer de dormir.

 

 

***

 

 

Au moment où je sombre dans le sommeil, une main me secoue doucement l’épaule :

« Je voudrai te parler »

Je me lève, et, ensemble, nous partons, silencieusement, pour ne pas réveiller Luiden.

Je sais très bien où il m’emmène.

Dans la grotte où, par miracle, a survécu un petit lac souterrain…

J’entends une douce musique, et je me rends compte que se sont des sons que produisent les gouttes en tombant. Le plafond gris-noir est humide, mais je sais que cela ne va pas durer longtemps.

Le lac miroite, ses eaux bleu marine m’invitant à m’y plonger pour toujours, afin de tout oublier, et de ne plus entendre ces grondements.

Ethan prend la parole.

« Océane, je vois que tu me caches quelque chose.

-Ah bon, mais quoi ?

-Je voudrai que tu me le dises.

Je contemple de nouveau le lac, je regarde le doux clapotis de l’eau, seule source de vie pure sur cette planète, mais pourtant éphémère…

Je me retourne. Lui regarde non l’eau, de ses yeux abyssaux.

Mais moi.

Pourquoi suis-je troublée en le regardant ?

Pensée fugitive, que je refoule très vite, car j’ai peur qu’il la lise dans mes pensées tourmentées. Je chuchote :

« Je ne vois pas de quoi tu parles. Pourquoi te cacherais-je quelque chose, si ce n’est mon passé que je n’ai pas encore retrouvé ?

-Il y a autre chose. Tout à l’heure, tu es tombée quand Il t’a regardé, je l’ai vu. Et je t’ai trouvée anormalement brûlante dans le dos…

-Ce n’est qu’un coup de fatigue, je t’assure. Et le fait que mon dos soit brûlant c’est qu’il a été plus exposé au soleil que le reste de mon corps. »

Sans le vouloir je lui ai parlé avec brutalité.

« Très bien »

Son ton est sec. Je ne suis pas du tout habituée à ce qu’il parle comme ça.

Mais je ne dis rien.

Je le fixe, mon visage est stoïque.

« Si tu n’y vois pas d’inconvénient, je vais dormir. »

Il ne me répond pas. Il regarde le lac.

Raide, je monte, je marche à travers la bâtisse enfouie, manque de trébucher sur le fameux coffre, et je me dirige vers ma couche.

Je m’allonge.

J’attends.

Des sanglots s’échappent de ma poitrine, que j’étouffe sous les oreillers et les couvertures…

 

 

***

 

 

Deux jours plus tard, nous quittons notre abri précaire. Armés contre le soleil, vêtus pour se protéger et du sable, et du soleil, nous marchons dans ce paysage qui ne change pas…

Nous dérivons ainsi, comme des naufragés dans un océan, pendant des heures et des heures, jusqu’au coucher du soleil. Cette fois, nous ne trouvons pas d’abri, nous sommes obligés de coucher à la belle étoile.

Nous avions prévu cela.

Heureusement, la nuit, le sable dégage une chaleur supportable, même assez bénéfique, car les nuits sont glaciales.

Alors que pour nos déserts sur Terre, le sable est aussi glacial que l’air la nuit, et on peut marcher pieds nus sans se brûler la journée.

Mais ce n’est pas une chose à faire, à cause du soleil de plomb et des différents insectes et arachnides qui traînent sous ces dunes jaunes.

Mais ici, aucun insecte ne vit dans le sable, il est beaucoup trop torride.

Il ne m’a pas adressé la parole de toute la journée.

S’il savait…Mais il ne doit jamais savoir.

Luiden m’a parlé avec enthousiasme de ses souvenirs, peu nombreux malheureusement…

Des feuilles d’automne égarées dans le pelage glacial et immaculé de la neige…

Son ton est triste quand elle parle de ses enfants…Elle ne se souvient plus comment ils sont, ni de leurs prénoms, c’est quelque chose qu’elle et moi nous trouvons inhumain, horrible…

Moi j’ai la gorge serrée. Je lui raconte à mon tour d’où je viens, comment est ma planète, si belle, si bleue par le passé, mais qui peu à peu s’éteint sous la pollution que nous engendrons et les guerres que nous nous livrons, dans tous les sens du terme…

Lui, je le sais, je le sens, nous écoute.

 

 

***

 

 

Un souvenir me chatouille l’esprit, depuis que je me suis levée.

Oubliant momentanément Ethan, je me concentre dessus pour m’occuper…

Je suis assise à la fenêtre, celle d’une cuisine, aux murs roses et bleus. A ma gauche se trouve une cuisinière modernisée, blanche, à ma droite, une table, où sont disposés un bouquet de fleurs dans un vase jaune canari et une corbeille de fruits. En face de moi et de la fenêtre se trouve la porte donnant sur le corridor.

Il s’agit de ma cuisine.

Je regarde dehors, le printemps est revenu, je crois, mon pommier est en fleur.

Ma fenêtre donne sur un petit verger que nous possédons.

Des fleurs roses dont j’ai oublié le nom colorent l’herbe vert monotone.

Un mouvement attire mon regard, il s’agit de ma mère, rentrant dans la cuisine, souriante, ses yeux vert pétillant, tenant à la main du persil et des courgettes. Elle me taquine :

« Alors, Océane, tu attends ton prince charmant ? »

Le charme se rompt, une voix venue de loin me parle :

« Océane, nous nous arrêtons ici, Océane ?

-Heu... Oui, excuse-moi Luiden, je… J’étais plongée dans mes… Souvenirs. »

Pour celui-là, j’avais 9 ans.

 

 

***

 

 

Nous dressons notre campement, nous mangeons, et allons nous coucher sans plus attendre.

Moi je regarde les étoiles.

Moi qui ai toujours eu de quoi sous la main pour écrire ce qui me passe par la tête, ce soir j’en suis dépourvue.

Donc je me concentre à me remémorer mes souvenirs encore dans la brume.

Mais le papier et la plume me manquent…

Que faire…

J’entends un frottement vers moi. Je fais semblant d’être plongée dans un profond sommeil.

Quelqu’un dépose délicatement quelque chose vers moi.

Je ne bronche pas.

« Je les ai retrouvés dans le palais. Je me suis dit que tu voudrais les récupérer »

Je ne bouge toujours pas, son ton est las. Je l’entends repartir vers sa couche.

J’attends encore.

Puis je me lève doucement, pour voir ce qu’il a déposé.

Un journal intime et un stylo…

Mais c’était ce que j’avais le jour de mon enlèvement !

Stupéfaite, je regarde ces épaves échouées dans mes mains.

Tout doucement, dans le silence, je murmure un : merci

Et pardonne-moi…



 

©Lunastrelle (Ecrit au cours de l'été 2006... Correction achevée au printemps 2007)

 

Gethsemane

22/09/2007 14:13 par lunastrelle

(
.

J'aime bien ce groupe de metal, et cette chanson m'a interpee parce j'ai crois reconntre un morceau de partition de Mozart (modifié un tantinet je vous l'accorde)!
Par contre je ne sais plus le titre de ce morceau... Mais on dirait!
Ecoutez attentivement...

.
)



Gethsemane



Toll no bell for me Father
But let this cup of suffering pass from me
Send me no shepherd to heal my world
But the Angel - the dream foretold
Prayed more than thrice for You to see
The wolf of loneliness in me
Not my own will but Yours be done...

{Refrain:}
You wake up where's the tomb?
Will Easter come, enter my room?
The Lord weeps with me
But my tears fall for you

Another Beauty
Loved by a Beast
Another tale of infinite dreams
Your eyes they were my paradise
Your smile made my sun rise

Forgive me for I don't know what I gain
Alone in this garden of pain
Enchantment has but one truth:
I weep to have what I fear to lose

{au Refrain}

"I knew you never before
I see you never more
But the love the pain the hope O beautiful one
Have made you mine 'till all my years are done"

Without you
The poetry within me is dead.




Gethsémani (Sanctuaire Gothique)



Ne sonne pas de cloche pour moi, Père
Mais laisse ce calice de souffrance s'écouler de moi
Ne m'envoie pas de berger pour guérir mon monde
Mais l'Ange ? le rêve prémonitoire
J'ai prié plus de trois fois pour que Tu voies

Le loup de solitude en moi
... ce n'est pas ma propre volonté mais la Tienne qui sera accomplie...


Tu te réveilles où est la tombe ?
Pâques viendra-t-elle, entrera-t-elle dans ma chambre ?
Le Seigneur pleure avec moi
Mais mes larmes tombent pour toi

Une autre Belle (beauté)
Aimée par une Bête
Un autre conte de rêves infinis
Tes yeux étaient mon paradis
Ton sourire a fait se lever mon soleil

Pardonne-moi de ne pas savoir ce que je gagne
Seul dans ce jardin de douleur
L'enchantement (le charme) n'a qu'une seule vérité :
Je pleure pour avoir ce que j'ai peur de perdre

Tu te réveilles où est la tombe...

Je ne t'avais jamais connue avant
Je ne te reverrai plus jamais
Mais l'amour la douleur l'espoir O ma belle
T'ont faite mienne jusqu'à ce que toutes mes années soient passées

Sans toi
La poésie en moi est morte


©Nightwish (Oceanborn; 1998)

Amsterdam

22/09/2007 13:35 par lunastrelle

* *
*



Ecoutez les paroles...
Lisez les...
C'est tellement riche, c'est tellement beau...
Regardez le vivre... Vivre sa chanson...
C'est magnifique, je n'ai aucun commentaire à faire...
Mise à part que je la dédie à tous ceux qui... Ne savent plus écouter de la bonne musique, qui hurlent "J'veux te baiser!" au rythme des disques rayés du son Rap et R&B...



* *
*


Amsterdam





Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs
Mais dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanes

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
A croquer la fortune
A décroisser la lune
A bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le cœur des frites
Que leurs grosses mains invitent
A revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotant

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchi
D'un accordéon rance
Ils se tordent le cou
Pour mieux s'entendre rire
Jusqu'à ce que tout à coup
L'accordéon expire
Alors le geste grave
Alors le regard fier
Ils ramènent leur batave
Jusqu'en pleine lumière

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d'Amsterdam
De Hambourg ou d'ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or
Et quand ils ont bien bu
Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les femmes infidèles
Dans le port d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam.


© Jacques Brel

Remarque.

21/09/2007 23:01 par lunastrelle

  • Remarque.

    Remarque.

    21/09/2007 23:01 par lunastrelle

♦♦♦


Article vide, merci d'avoir joué le jeu pour certains, maintenant je ne suis plus référencée sur des sites de publicités pour blogs... Du moins, j'ai réussi à retirer mon blog de quasiment toutes, les autres tomberont simplement dans l'oubli...



♦♦♦


Rêveusement


Lunastrelle

Je n'ai que mon âme... Réponse suite...

20/09/2007 22:49 par lunastrelle

  • Je n'ai que mon âme... Réponse suite...

    Je n'ai que mon âme... Réponse suite...

    20/09/2007 22:49 par lunastrelle

Réponse à Cynisme Noir, suite...


La suite de ce que j'étais en train de te dire... En espérant cette fois que ça marche!



J
e ne veux plus me laisser marcher sous les pieds sous prétexte que je suis différente des autres... Et je me suis promis de vivre en harmonie grâce à cette différence...

Et je me le suis promis, juré, que ça, je ne le louperai pas!


Parce que j'y ai droit aussi!

Parce que j'ai un droit de vie, parce que j'ai la liberté de penser et de faire des choses...


Tant pis si ça emmerde certains, il n'y a que les jaloux qui au fond admirent vraiment ceux qui sont leurs cibles...

 

 

°
(
)



Rêveusement


Lunastrelle

Je n'ai que mon âme... Réponse...

20/09/2007 22:42 par lunastrelle

  • Je n'ai que mon âme... Réponse...

    Je n'ai que mon âme... Réponse...

    20/09/2007 22:42 par lunastrelle

Réponse à Cynisme noir...

 

°

(
)

 

Je n'ai que mon âme,
Pour te parler de moi...


Connais-tu ces paroles? Celles que murmure doucement Natasha St Piers... Dans un cas géral, je n'ai que mon âme pour parler de moi... Pour me battre et pour affronter les gens... Et lier des amitiés...



J
e n'ai que ça...


 Mais c'est pas mal... Cette âme j'ai mis longtemps à la construire, jours aps jours, peines après peines, joies après joies, souffrances après souffrances... Solitude après solitude...


J'ai compris que je n'avais pas le choix... Si je voulais rester ce que je suis...


Une enfant...



C'est très important... De l'être, de le rester un tant soit peu... Parce que quelque part, c'est ce qui construit notre personnali et nous aide à avoir une capaci de jugement plus forte...
Un enfant voit ce que les adultes ne voient plus... Ils ne se cachent que quand ils savent qu'ils sont en danger...
J'expose ma vulnérabilité pour l'endurcir et me cacher, un peu comme eux...

Je veux pouvoir continuer à rêver...


Il faut de tout pour faire un monde, comme il faut de tout pour faire une personnalité... Une âme...


Et je le concrétise chaque jour, je m'en rends compte à chaque seconde...
La suite dans le prochain article... Je sais pas pourquoi ça bugue je n'arrive pas à publier l'article en entier!








Colère d'une gamine divinement en furie...

20/09/2007 21:20 par lunastrelle

  • Colère d'une gamine divinement en furie...

    Colère d'une gamine divinement en furie...

    20/09/2007 21:20 par lunastrelle

( )
'



... Vous avez osé toucher à mon frère ...
Vous avez osé le saisir par le collet pour le jeter à terre, comme une vulgaire poupée de chiffons...
Vous osez l'accuser de dégâts matériels qu'ont provoqué d'autres enfants sous témoignages et sous aveus... Et vous continuez d'accuser mon frère malgré que vous ayez la vérité sous vos yeux...
...V
ous vous rendez pas compte de votre geste... De toute façon ça se payera...
Qu
and je verrai votre cadavre se faire bouffer par les vautours...
Quand les flics viendront à votre porte...
Parce que sachez qu'on a tenu parole...
V
ous avez agressé mon fre alors qu'il n'avait rien fait... Sous témoins vous soutenez des choses qu'il n'a jamais eu l'intention de faire...
Vou
s le détestez... Vous noustestez...
V
ous avez aucune couille au cul, parce que vous vous cachiez pendant que vous agressiez verbalement ma mère en colère...
Comme tous nos chers voisins de ce lotissement de rêve, vous valez votre pesant d'or...
Espèce de lâche...
C'est pas vot' faute mais... Qu'on s'attaque à un gamin, jamais...
Vous êtes méchants... Vous z'avez tapé mon petit frère, et puis vous z'avez manqde respect à ma mère... Méchant bonhomme!
... Vous allez payer votre geste ...



( )
'



Vengeressement



Gamine la Divine