Aurore de l'éclipse du rêve... Timide éclaircie.

09/01/2008 14:33 par lunastrelle

  • Aurore de l'éclipse du rêve... Timide éclaircie.

    Aurore de l'éclipse du rêve... Timide éclaircie.

    09/01/2008 14:33 par lunastrelle

____°



Deux poètes qui m'ont chaviré le coeur comme jamais...
Un hommage, pour eux, et leur duo bouleversant: "Ténèbre et Lumière"



°____





Timide éclaircie...



Dans le bleu anthracite de la mer d'huile
J'ai pourtant vacillé, agitée de méandres
Au fond de son lit, et remonte et vient fendre
Doucement, le sable auréolant ses doux cils...



Ainsi et va, naît entre ses corolles vertes
Une petite lueur, asséchant les larmes
De ce loup blanc qui longtemps pleura une perte
Aujourd'hui, le ciel se dévoile de parme...



Ce feu poète, qui voulut sauver la Terre
Est venu rendre visite...A ceux qui jamais
N'ont perdu sa mémoire, dont l'anniversaire
Sur le calendrier de nos cœurs apparaît...



*A Loup8084, et Papemich*



©Lunastrelle (Printemps 2007)
{Dessin fait le 08 Avril 2007}

Aari, chapitre 8.

08/01/2008 23:18 par lunastrelle

  • Aari, chapitre 8.

    Aari, chapitre 8.

    08/01/2008 23:18 par lunastrelle

VIII : phase II

 

 

 

Je me réveille dans une salle aux murs rouges, au sol rouge, au plafond rouge…

Tout est rouge.

Je me lève péniblement, je suis contusionnée de partout.

A travers une toute petite fenêtre, j’aperçois le soleil déclinant et laissant place à sa majesté la nuit, avec sa lune à la couleur digne du visage de Mme Adams…

Tout va se jouer ce soir, cette nuit, cette certitude s’insinue en moi avec un froid glacial, me paralysant sur place…

Mon tatouage de chair m’élance, et me survient une question saugrenue :

« Pourquoi le tatouage est composé d’une étoile à l’intérieur d’un cercle ? »

 

 

***

 

 

Il s’approche de l’autel, une sorte de cercueil pouvant abriter un être humain, orné de sculptures représentant des ronds, des étoiles…

Pendant la cérémonie il entrera dans son esprit, et s’emparera de ce dernier. Puis leurs deux esprits plongeront au cœur de la planète, et l’esprit de l’hôte bientôt défunt fusionnera, même contre son gré, avec les roches, le sable, les atomes, les nucléons... La matière de cette planète. Il sait comment rendre le procédé possible. Il a créé, façonné ce monde regorgeant autrefois de vie ainsi.

Et il absorbera les forces vitales de l’hôte qui est encore vivant mais sans conscience, ce sera une coquille vide, un « légume »…

Et cette énergie sera pour Aari …

Il est son père et sa mère nourriciers.

Il en tremble d’excitation. Ce soir, quand la lune sera là…

 

 

***

 

 

La nuit domine son territoire. Les Kralocs étaient rentrés bredouilles, mais le Maître s’en fichait, il a eu ce qu’il voulait.

Il a simplement renvoyé ses serviteurs au « palais », tous sans exception…

La voie est libre !

2 silhouettes se faufilent jusqu’au bâtiment. L’une d’elle s’arrête et chuchote, avec un timbre féminin :

-Attends, ce n’est pas prudent de passer par-là.

-Par où veux-tu qu’on passe ?

-Derrière le palais j’ai remarqué une trappe sous le sable, pour rentrer, peut-être que pour cette demeure c’est pareil !

-Pour moi c’est un temple… »

Ils se dirigent donc à l’arrière de la bâtisse, qui est aussi hideuse et noire que devant. Des fenêtres en demi-cercle égayent un peu cette façade monotone, où les courbes et les droites se mélangent et s’assemblent, avec une harmonie bien à eux. Harmonie au goût ni de Luiden, ni d’Ethan…

Les grondements à leur paroxysme alourdissent encore plus l’atmosphère malaisée entourant les deux aventuriers. Ethan contemple ces fenêtres :

« Océane est à l’une d’elle, contemplant elle aussi peut être une dernière fois la nuit », pense t-il intérieurement.

Aussitôt la colère monte en lui, et aussi quelque chose de plus douloureux. Il réalise qu’il faut absolument réussir à détruire Aari…Sans quoi lui perdrait quelque chose de plus cher que sa propre vie…

 

 

***

 

 

Je tente d’occuper mon esprit mais je n’y arrive pas.

Je tremble, je suis pire qu’effrayée, je suis terrifiée.

Je me souviens que j’ai eu une peur semblable, quand j’avais 12 ans.

En fait j’étais en train de rentrer chez moi, toute guillerette, je riais sous la bise chaude de l’automne, la rentrée des classes s’était bien passée.

Eliane et moi étions dans la même classe, j’étais heureuse !

Puis j’ai entendu quelqu’un marcher derrière moi.

Je n’ai pas fait attention, j’ai continué ma marche jusqu’à l’abri bus.

Mais quelque chose n’allait pas.

Le type qui me suivait… Etait comme essoufflé.

Mon instinct d’enfant a pris le dessus, je voyais qu’il était louche.

J’ai commencé à courir, le bus venait au même moment.

Non, s’il vous plaît, attendez-moi, monsieur, je prends le bus, arrêtez-vous !

Je priais silencieusement ainsi.

Heureusement il s’est arrêté, j’ai couru à en perdre haleine, je suis montée dans le bus sous les yeux d’un chauffeur ébahi, et je suis allée m’asseoir.

Mon cœur cognait fort dans ma poitrine, tout comme en cet instant.

Le mec qui me suivait a tourné au coin de la rue, je n’ai pas pu voir son visage de là où je suis.

Enfin, pour revenir à la réalité, ma peur là est mille fois pire…

 

 

***

 

 

Avec angoisse j’entends des pas se rapprocher de ma geôle, et la cicatrice me brûle à nouveau, pour me rappeler mon destin…

Cette douleur cependant m’est devenue familière…

 

 

***

 

 

Luiden commence avec ses mains à enlever le sable, juste en dessous d’une fenêtre plus grande que les autres. Ethan fait de même…

« Heureusement qu’on ne l’a pas fait en pleine journée, nos mains auraient été des charpies ! » Se dit-elle.

Puis elle accélère sa cadence en voyant le visage de sa nouvelle amie se former dans sa tête…

Ses doigts grattent une surface dure.

« Bingo ! »

Elle effleure une trappe boisée, jusqu’à trouver une petite poignée, ou plutôt un anneau.

Elle tire, la trappe se soulève avec grincements et tourbillons de poussière.

Un escalier de pierre apparaît, menant au sous-sol de la bâtisse…

 

 

 

 

On ouvre la porte.

Il est là.

Il m’attend.

Je me lève, droite, sans trembler. Je m’avance. Ses yeux se baissent vers les miens, puis nous marchons dans le couloir sombre, me menant à mon sacrifice.

Je lutte contre mon envie de fuir loin d’ici…

 

 

***

 

 

« Aie ! 

-Excuse-moi Luiden, on n'y voit rien ici !

-Si seulement on avait une torche pour…Aaaaaaaaaah !

Ils tombent dans un fossé peu profond. Un drôle de bruit se fait entendre, ils sentent une poussée provenant du bas. Un tremblement les ébranle.

« Mais qu’est ce qui se passe bon sang ! » S’écrie Ethan.

« J’avais oublié qu’il existe une sorte d’ascenseur menant au premier étage du temple.

-Voilà qui arrange un peu la situation.

-Des Kralocs gardent l’entrée.

-Non, ils ont tous été renvoyés au palais, le Maître souhaite être seul lors de ce…sacrifice, qui ne se produit que tous les…

-Peu importe, il faut que ce sacrifice n’ait pas lieu. S’il n’y a aucun garde, ce qui dans l’ensemble est logique, il n’y a jamais eu de révolte, on est tous sensé avoir subi un lavage de cerveau, on gagne beaucoup de temps ! »

Le bourdonnement s’arrête, l’engin s’est stabilisé. Les deux complices se regardent, puis, d’un commun accord, se mettent à courir dans une pièce où 4 chemins d’ébène leur font face.

 

 

***

 

 

J’arrive dans une salle exiguë, où m’attendent une table et une chaise sur laquelle est posé un tissu rouge et noir.

Les murs sont d’un brun terne, couleur que j’accueille avec soulagement…

Tout ce rouge et ce noir…

« Revêts la robe symbolique, dans quelques minutes je reviendrai. »

Il referme la porte.

Pétrifié, je reste plusieurs secondes sans bouger.

Une robe, mais où ?

Puis je me rends compte qu’il s’agit du tissu que j’ai entr’aperçu tout à l’heure…

Je le soulève…

Il s’agit bel et bien d’une robe, ouverte dans le dos, de façon à montrer mon tatouage…Les manches sont longues et fendues sur le devant, d’une couleur rouge vif.

Le devant est assez simple, le col un peu décolleté en U, et le tissu prenant peu à peu une couleur noir d’encre n’est composé d’aucune fioriture, ni froufrou…Il devient transparent vers mes tibias et mollets…

Je me déshabille, vite, et j’enfile le vêtement délicatement.

Des lanières me permettent de resserrer la robe en bas de mon dos.

Elle me va parfaitement, comme si elle avait été taillée pour moi…

Ce qui me gêne le plus, c’est qu’elle met en évidence beaucoup trop de mes atouts féminins…

 

 

***

 

La porte s’ouvre, comme prévu, et le Maître me fait signe d’avancer.

J’évite de m’approcher de lui de trop près, et je baisse la tête pour ne plus le voir.

Nous nous engageons dans un nouveau couloir.

Puis nous descendons en bas, toujours plus bas…

Encore un couloir noir, entièrement noir, toujours aussi terne…

Nous arrivons dans une pièce aux dimensions titanesques, le décor évoque un énorme soleil rouge au plafond, à la peinture métamorphique, imitant parfaitement les mouvements du soleil d’Aari.

Le sol semblait être un abîme avec en son centre une boule énorme, noire, se mouvant sans cesse.

Mais ce n’était que des dalles transparentes, couvrant cette boule noirâtre.

Le noyau de la planète. Les grondements sont à l’origine des mouvements de ce dernier.

Il nous a emmenés au centre de la planète, qu’il a réussi à aménager.

Dire que sur Terre, les scientifiques arrivaient à peine à percer la croûte continentale !

Alors le manteau ou le noyau externe…N’en parlons pas.

J’ai remarqué que la chaleur est à peu près pareille au fur et à mesure que nous descendions, alors que normalement elle devrait être de plus en plus infernale. Mais, encore une fois, ce monstre, ce génie savant fou a réussi à maintenir cette chaleur à un niveau stable et supportable.

Je me surprends à plaindre Aari, qui non seulement se déshydrate, mais perd tout contrôle de son évolution…

Elle s’est transformée en machine à tuer, en vampire, et une part au fond d’elle veut que ça cesse.

Stupéfaite de mes réflexions, je me dis qu’elles ne se sont pas faites toute seule…

C’est la planète qui tente de me parler…

Océane, tu deviens complètement maboule*, la chaleur ça ne te réussit alors, mais alors pas du tout !

Puis je remarque un cercueil au centre de la pièce, avec des signes incompréhensibles gravés dessus….

« Allonge toi ».

Je me contrôle pour ne pas fuir en courant…

 

*jargon : folle




©Lunastrelle (Ecrit au cours de l'été 2006... Correction achevée au printemps 2007)

Les fleurs de l'espoir.

08/01/2008 20:39 par lunastrelle

  • Les fleurs de l'espoir.

    Les fleurs de l'espoir.

    08/01/2008 20:39 par lunastrelle

( ¤ )
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*




Elles s'entrelacent, dans les rayons d'une lumière... Et des plumes tombent autour d'elles...
Ces deux fleurs, ce sont aussi des poètes qui m'ont émue aux larmes, avec un de leurs duos poétiques...




( ¤ )
****
***
**
*




© Tous droits réservés (achevé le 08 Avril 2007)

Et c'est repartie, elle gueule encore, cette pauvre enfant!

08/01/2008 20:15 par lunastrelle

  • Et c'est repartie, elle gueule encore, cette pauvre enfant!

    Et c'est repartie, elle gueule encore, cette pauvre enfant!

    08/01/2008 20:15 par lunastrelle

Qu'avez vous donc à venir critiquer ce que vous ne connaissez pas, et à juger par des propos et épithètes vulgaires et idiots?
Qu'avez vous donc à venir pourrir le succès d'un titre, la popularité d'une personne ou son bonheur en particulier?
Qui êtes vous pour ne serait-ce juger?




~♪~♪~~♪~♪~~♪~♪~~♪~♪~~♪~♪~~♪~♪~~♪~♪~~♪~♪~~♪~♪~~♪~♪~~♪~♪~~♪~♪~




Moi je n'aime pas le rap par exemple, je ne vais pas m'amuser à aller sur des blogs de rap et incendier et insulter les auteurs!
L
a Gamine que je suis ne comprend pas très bien en fait...
C
ela vous fait-il jouir de déverser votre hargne dans un pitoyable commentaire?
Emettre des opinions, c'est tout ce que vous savez faire?



Petit rappel de ma part, à propos de la notion de donner son opinion et juger:




Donner son opinion, c'est dire ce que l'on pense d'une chose ou de quelqu'un, sans la/le connaître, sans analyser. C'est je dirai dans un cas soit de l'éloge aveugle, ou bien de la critique stupide.
Il
vient du verbe "opiner", qui veut dire acquiescer, dans le sens suivre le mouvement (comme un mouton...).
Une opinion pour moi relève de l'ignorance (et quelques fois de la connerie).


Jug
er: capacité de l'individu à analyser un contexte, approfondir ses connaissances envers une personne ou quelque chose, et après de pouvoir traiter ses pensées/idées avec rationalité et pertinence.
Juger r
elève de l'objectivité très souvent.


(.)


Alors?


(.)


Et puis sincèrement: qui sommes nous pour juger les autres?



Je
suis d'accord que nous en avons le droit, et quelques fois le pouvoir... Mais non seulement nous en abusons, mais en plus on ne juge pas la plus part du temps, on donne une opinion!


Ces deux notions sont totalement différentes...


Su
r ce mes chéris, je vous laisse méditer là dessus.


...


Ah, et pour ceux qui n'ont rien lu à mon charabia - ou rien compris - Et qui veulent m'adresser des adjectifs particulièrement salaces et épicés (mmmmm...), je vous attends avec mon saladier et mon petit faitout, je m'en régalerai avec plaisir!





Cuisinellement




Gamine la Divine

Guerrière solitaire.

08/01/2008 18:02 par lunastrelle

  • Guerrière solitaire.

    Guerrière solitaire.

    08/01/2008 18:02 par lunastrelle

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~~

°




Mon premier personnage en peinture, Guerrière faisant face à une cote (oui je sais ça n'y ressemble pas trop mais la chose blanche que l'on voit dans le ciel, c'est une comète).



°

~~

¤¤¤




©Tous droits réservés (Achevé le 17 Mars 2007)

Aurore de l'éclipse du rêve.

08/01/2008 17:27 par lunastrelle

  • Aurore de l'éclipse du rêve.

    Aurore de l'éclipse du rêve.

    08/01/2008 17:27 par lunastrelle

Image Par acidlullaby








¤¤¤



Quand les rêves se touchent du bout de leurs Aurores...



¤¤¤




Attouchements




Un soir d'absinthe où noirceur et froid se mêlaient
Assise au bord d'un lac brodé de jupons jades
Je caressais l'eau emplie de nuit et d'étoiles...


Les cheveux épris de la brise et de ses voiles
Mon regard perdu au loin de l'horizon fade
Reflets d'argent qui avec Lune s'embrasaient...


...Je ne sentais pas ton être...Quand un ballet
...De souffles aux perceptions anti-mascarade,
Frôlements dans mon cou s'animèrent sans paix ...


Frisson incontrôlable à mon échine, je
Laissai tes doigts naître Chaleur sur mon corps, tu...


Chuchotas alors dans mon cou et en son creux
« Nous nous rencontrons enfin... Ma belle éperdue... »


©Lunastrelle (Printemps 2007)

Aurore de l'éclipse du rêve.

08/01/2008 16:57 par lunastrelle

  • Aurore de l'éclipse du rêve.

    Aurore de l'éclipse du rêve.

    08/01/2008 16:57 par lunastrelle

**)




Quelques larmes en éclipse...




(**





Eclipse tristesse



Pétale de soie vite évanoui
Dans le soir calme de mon âme
Je ne le retrouve pas, enfuie
Cette vie dans mon cœur de femme...

Il a ridé l'eau de mon lac enfoui
Parsemé de feuilles couleur automne
Le Printemps se fait tard...Sans bruit...
L'Hiver se niche dans mon cœur monotone...

Lentement sonne le carillon de minuit
J'ai de nouveau froid et j'hume
Un présage qui semble s'être épanoui
Sous mon cœur recouvert de brumes...


..................


Anéantissement de la mécanique
Souffle astral la disloquant en poussière
D'un trésor amnésique...


J'ai attendu, attendu...Attendu
Attendu en vain que l'obscurité cesse
Cesse de briller à travers ce maudit ciel
Ciel noir comme mon ur ou son espace...


...Si grand...
...Si petit...
...Si abondant...
...Si vide...


Immensité infinie aux gouffres liés
Voilant chacun de leurs débris épars
D'un secret au goût de big bang implosé...

...Si grand...

Minuscule histoire à peine se déployant
Sous la lumière pulsatile d'un phare
Brûlure opaline lézardant ce noir et blanc...

...Si petit...

Féconde matière à la gorge en extase
Ecrin de fortune aux sanglots mélodiques
Lacunaires d'un futur sorti de sa stase...

...Si abondant...

Seulement cet univers aux lumineuses galaxies
Est si désert maintenant qu'ironique
Il s'est installé depuis que tu es parti...

...Si vide...





Eclos donc, bourgeon
Viens t'épanouir et mûrir
Pour enfin t'éteindre...



©Lunastrelle (Printemps 2007)
{Dessin fait le 17 Mars 2007}

Aurore de l'éclipse du rêve...

08/01/2008 16:39 par lunastrelle

  • Aurore de l'éclipse du rêve...

    Aurore de l'éclipse du rêve...

    08/01/2008 16:39 par lunastrelle

#°#

...Overdose de rêves éclipsés à l'Aurore...

#°#

 



Eau+Verre=Dose




Ether Albâtre Usurpé

Elixir virulent

A son Univers Encré

Etoiles noires

Union des Embruns Ambrés

Poussière liquide




Rêver...Dans l'absolu...Pour oublier




Vient Espoir Radieux Rendre Envie

Passion écoeurée

En ce Rubis Rouge Et Vent

Joyau terne

Ruisseau Rose Epiant Vers Elle

Regard vide

Rare Esprit Violent Et Roi

Parole muette

Et ce Vieil Ennui Ras Rôde

Contact immatériel




Ici...Aux Serres tranchantes...




Dors et Oublie Si l'Errance

Sommeil réveillé

Occulte te Suit Et Dote

Eclat d'ombre

Son Enfer D'un Obélisque

Roche moelleuse

Est qui De pièges d'Or Sourd...

Mort vitale




Mais cette Ere l'a emportée de Ses Sèves faux Sos...




Overdose paradisiaque...

 

©Lunastrelle (Hiver, début 2007)

 

Explications: c'est un poème sur la drogue... Ses effets hallucinogènes et mortels...
Chaque paragraphe reprend un mot du titre, que l'on peut lire à l'horizontale et à la verticale... Les sont en heptasyllabes. Des vers entiers peuvent être lus aussi à la verticale (violet)...
Les phrases en italique sont des Oxymores.
Dans les autres phrases, en orange, présence de mots Palindromes (qui peuvent être lus dans les deux sens...).

Aari, chapitre 7

07/01/2008 22:06 par lunastrelle

  • Aari, chapitre 7

    Aari, chapitre 7

    07/01/2008 22:06 par lunastrelle

VII : phase I

 

 

 

« Regardez, cette fois nous y sommes ! Cette bâtisse ressemble au palais ! » crie Luiden

En effet, sauf qu’à défaut d’être jaunâtre comme ce dernier elle est noir bleuté, et elle est plus arrondie à certains endroits…

« Cachons-nous dans les dunes, j’y ai mis des couvertures pour se protéger des brûlures. 

-Et moi je me rends là-bas, dans la nuit, vous exécuterez le plan. »

Je me lève, prête à partir.

Il se lève ne même temps que moi.

Il me prend dans ses bras, sans se cacher de Luiden. Télépathiquement il me dit :

« Je m’étais promis de toujours te protéger, et je te laisse partir te faire tuer… 

-Non arrête, ne dis pas ça, le rite aura lieu cette nuit, je le sais, mais s’il te plaît, je ne veux plus que tu… »

Je n’ai pas le temps de finir ma phrase, télépathiquement parlant. Il s’empare de mes lèvres, avec rage et tristesse, Je me serre contre lui, ne voulant plus quitter ses bras, remonter de l’abysse de ses yeux où j’ai plongé…Il me relâche avec regret, je me retourne pour cacher mes yeux qui sont sur le point de pleurer.

 Luiden me prend à son tour dans ses bras, ses points se serrent dans mon dos avec rage et colère.

Et moi, les larmes aux yeux, je pars droit vers la mort…

 

 

***

 

 

Il me reste 5 ou 6 km à franchir.

Je continue à marcher, mes pas trébuchant dans ce sable cramé, comme si j’étais inconsciente du danger.

4km…

Mon cœur bat à m’en briser la cage thoracique.

3km…

2km…

Je serre les poings pour ne pas flancher.

1km.

Je suis devant les portes noires…

Mais personne ne vient me chercher.

Un piège, Océane, ou alors tu t’es trompée dans tes hypothèses, ce qui nous faciliterait la tâche…

J’ouvre les portes prudemment, comme si je passais inaperçue.

Elles ne grincent même pas.

Toujours personne.

Ici, les murs sont bien réels, ils ne sont pas fait d’ombres.

Devant moi plusieurs chemins s’offrent, tous sombres. Il y en a exactement 4.

Les murs ne sont pas uniformes de couleur, leur teinte est celle du sable du désert, virant au rouge sanglant du ciel et du soleil dès que l’on se rapproche du plafond de la structure, qui est de cette couleur agressive.

Symbolisme de la planète, telle est ma pensée.

Je m’engouffre au hasard dans un couloir.

Les parois ne présentent aucun dessin, écriture, ou gravure, juste ce noir nauséeux. Mes pas claquent sur le sol tout aussi noir, et j’ai autant chaud que si j’étais dans le désert.

Ce sol est fait comme celui que j’ai foulé dans la salle à la table rose saumon.

J’arrive dans une pièce aux murs ruisselant de bleu et d’écume.

Le plafond est formé de simples voûtes se rejoignant au centre, et elles sont d’une couleur grise.

Je m’approche, je touche, stupéfaite.

C’est de l’eau.

Mes pieds d’ailleurs sont mouillés.

Les petits ruisseaux se formant à terre se rejoignent en un point au milieu de la pièce.

Mon cœur bat et comprend.

C’est là où se forme le vortex, là où la vie existe encore, un symbole une fois de plus.

L’eau est la source d’énergie alimentant la machine, et l’être humain est composé d’eau.

C’est pour cela que le Maître nourrit de force vitale la planète, car l’eau s’évapore dans la terre une fois le processus de mort enclenché pour la victime.

Dans la force vitale est comprise l’eau.

La planète se déshydrate d’instant en instant.

C’est pour cela que les humains sont sacrifiés.

Et moi ?

Moi je suis un corps jeune, la planète vieillit, en a besoin.

Tout comme un parasite.

Je ne sais cependant comment nos destins vont êtres unis…

En répandant mon sang ?

En me brûlant vive comme une sorcière ?

Soudain, alors que j’étais plongée dans ma contemplation de l’eau et de mes pensées, j’entends des hurlements, et des souffles chauds brûlent la chair de mes jambes.

Des Kralocs !

Ce sont des sortes d’ombres aussi, mais très indéfinies et dont on ne voit que les yeux et la bouche semblant abriter des flammes.

Un ricanement se fait entendre.

Je le vois.

Instantanément j’ai mal, mon dos me brûle.

« Enfin tu es arrivée, je t’attendais »

Je déglutis pour supporter la douleur, il se rapproche de moi, je ne vois pas son visage mais en rêve j’ai su de quoi il avait l’air…

« Je me demande où sont tes amis »

Il décrit avec son bras droit un large cercle, je ne sais pourquoi.

Je ne réponds pas. La douleur se fait plus intense.

« Tu sais, je finirai par avoir la réponse tôt ou tard, et tu me la donneras, je suis ton père… 

-Pas encore, et jamais ! » Parvient-je à articuler.

« Ce n’est qu’une question de temps, ne t’inquiète pas. Et puis, mes chers compagnons vont bien retrouver leur trace dans le désert, ils sont tout près…

-Je suis venue seule, ils sont planqués dans ce désert, loin d’ici ! »

Ce n’était pas tout à fait faux d’ailleurs.

« On verra bien quand je me délecterai de leur âme ».

Je frissonne.

Ethan.

« Emmenez-là dans la salle, elle y croupira en attendant qu’elle fusionne avec mon bébé ».

Il y a une sorte de tendresse pour cette planète, la nausée me gagne.

Je m’évanouis et je sens qu’on me transporte avant de sombrer dans le noir…

 

 

***

 

 

Dans le désert, des ombres sans formes surgissent des portes d’ébène de la bâtisse.

Ils les voient au loin.

« Partons vite, ce sont des Kralocs, il faut leur échapper ! Hurle Ethan.

« Attends, je connais un moyen, mais on va souffrir je te préviens ! » 

Luiden lui explique. Sans attendre, ils s’emmitouflent sous les couvertures, le plus possible, non sans avoir creusé deux trous.

Avant de refermer leurs couvertures sur eux, ils se recouvrent de sable. Dans leur abri, ils suent et sentent à travers les tissus la brûlure des grains noirs.

« Ils ne pourront sentir notre odeur, vu que ce sable stérilise tout. »Explique Luiden d’une voix étouffée par les couvertures.

Les Kralocs sont juste au-dessus d’eux.

Ils reniflent l’endroit.

Mais le désert garde son secret.

Ils partent alors en direction de la fournaise et de l’aridité, loin de leurs proies.

Nos deux amis attendent quelques bonnes minutes encore.

Jusqu’au-delà du supportable.

Ils sortent de leur cachette, soulagés.

Leur peau est quand même brûlée par endroits.

Ethan soigne Luiden, puis lui-même. Cet effort est assez considérable pour lui, il tombe à genoux une fois le processus achevé.

« Ca va ?

-Dire que sur ma planète, j’en soignais une vingtaine voir davantage sans problème…

-Ethan ? Tu me sembles épuisé.

-Très bien, ne t’inquiète pas pour moi », dit t’il avec un pauvre sourire.

Mais il ne cesse de penser à Océane…




©Lunastrelle (Ecrit au cours de l'été 2006... Correction achevée au printemps 2007)



Envolée...

02/01/2008 21:12 par lunastrelle

  • Envolée...

    Envolée...

    02/01/2008 21:12 par lunastrelle

(°)



...Des ailes pour se préserver... Des plumes pour adoucir les peines des humains...



(°)



©Tous droits réservés ( le 03 Mars 2007)